Arrestation de Philippe Pétain
L'arrestation de Philippe Pétain est un événement de la Seconde Guerre mondiale au cours duquel Philippe Pétain se constitue prisonnier auprÚs des autorités françaises au poste-frontiÚre de Vallorbe, à la frontiÚre franco-suisse, le .
Quelques jours auparavant, devant l'avancĂ©e des troupes alliĂ©es, il avait Ă©tĂ© Ă©vacuĂ© par les Allemands du chĂąteau de Sigmaringen, dans le sud-ouest de l'Allemagne, oĂč il se trouvait depuis . N'ayant pu obtenir d'ĂȘtre renvoyĂ© en France, il est finalement conduit en Suisse oĂč il ne fait que transiter car souhaitant pouvoir « rĂ©pondre de ses actes ». Il se prĂ©sente au poste-frontiĂšre français de Vallorbe oĂč l'attend le gĂ©nĂ©ral KĆnig. Mis en Ă©tat d'arrestation, PĂ©tain est amenĂ© jusqu'au fort de Montrouge Ă Arcueil, oĂč il reste internĂ© jusqu'Ă son procĂšs devant la Haute Cour de justice, en et . Il est jugĂ© pour intelligence avec l'ennemi et haute trahison, puis frappĂ© d'indignitĂ© nationale, condamnĂ© Ă la confiscation de ses biens et Ă la peine de mort, peine commuĂ©e en prison Ă vie par le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, qui prĂ©side alors le gouvernement provisoire.
Départ de Sigmaringen
[modifier | modifier le code]Depuis , PĂ©tain, emmenĂ© contre son grĂ© par les Allemands dans leur retraite[1], se trouve Ă Sigmaringen, une ville de la province de Hohenzollern (aujourd'hui dans le Bade-Wurtemberg), dans le sud-ouest de l'Allemagne, oĂč s'Ă©taient rĂ©fugiĂ©s des dignitaires du rĂ©gime de Vichy, un millier de collaborateurs et quelques centaines de membres de la Milice française, constituant une enclave française dans la ville allemande. Ă Sigmaringen, PĂ©tain refuse d'exercer ses fonctions et de participer aux activitĂ©s de la Commission gouvernementale prĂ©sidĂ©e par Fernand de Brinon. Il se cloĂźtre dans ses appartements du chĂąteau princier, tout en prĂ©parant sa future dĂ©fense.
Le , il Ă©crit Ă Hitler « chef de l'Ătat grand allemand »[2] pour lui demander de pouvoir retourner en France pour justifier de son action. Il y indique avoir appris que les « autoritĂ©s françaises » allaient instruire un procĂšs contre lui[2] et qu'il souhaitait ĂȘtre en mesure « d'accomplir son devoir » et « c'est en France seulement qu'il peut rĂ©pondre de ses actes »[2]. Il n'obtiendra pas de rĂ©ponse.
Devant l'avance des AlliĂ©s â le 1er corps d'armĂ©e français du gĂ©nĂ©ral BĂ©thouart est Ă Donaueschingen, Ă 60 km de Sigmaringen et le gĂ©nĂ©ral de Lattre lui a ordonnĂ© de prendre la ville au plus vite[3] â des SS et des membres de la Gestapo, sur ordre de Hitler, Ă©vacuent le Ă l'aube, PĂ©tain, son Ă©pouse et plusieurs de ses proches collaborateurs en direction de Wangen, Ă l'est du lac de Constance. PĂ©tain pense ĂȘtre alors emmenĂ© vers ce qu'il croit ĂȘtre l'ultime bastion de dĂ©fense du TroisiĂšme Reich, la « forteresse des Alpes ». Mais ils remontent ensuite une trentaine de kilomĂštres au nord-est, vers le chĂąteau de Zeil (de) Ă Leutkirch im AllgĂ€u, sur des routes congestionnĂ©es par le flot de soldats battant en retraite et sous les attaques aĂ©riennes alliĂ©es[2]. Le chĂąteau est bondĂ©, il abrite dĂ©jĂ de nombreux rĂ©fugiĂ©s dont plusieurs communautĂ©s religieuses et un orphelinat de Berlin. On trouve seulement trois chambres, pour le couple PĂ©tain, l'amiral BlĂ©haut et le gĂ©nĂ©ral Debeney, grand mutilĂ© de guerre, le reste des accompagnateurs doit s'entasser dans une autre piĂšce, dormant sur des matelas Ă mĂȘme le sol[2]. Le lendemain , la ville est bombardĂ©e par les avions alliĂ©s[2] et le soir, les Allemands informent PĂ©tain qu'ils doivent repartir en direction de BrĂ©gence. Mais celui-ci, soutenu par Debeney et BlĂ©haut, refuse de quitter sa chambre[2] et il est alors dĂ©cidĂ© Ă y attendre l'arrivĂ©e des AlliĂ©s[2]. Mais les Allemands ont ordre que le marĂ©chal ne tombe pas entre leurs mains. ExaspĂ©rĂ© par l'attitude du marĂ©chal mais pressĂ© par la situation, un responsable allemand lui propose alors de le conduire Ă la frontiĂšre suisse[4] ce que PĂ©tain accepte. Les Allemands contactent la lĂ©gation suisse en Allemagne, installĂ©e dans le sud de la BaviĂšre[2], Ă une soixantaine de kilomĂštres de lĂ . Un des membres de la lĂ©gation se rend Ă la frontiĂšre pour tĂ©lĂ©phoner au Conseil fĂ©dĂ©ral qui donne son accord Ă la venue du marĂ©chal français en Suisse[2]. Le lendemain, les Allemands reviennent voir PĂ©tain, accompagnĂ© d'un chargĂ© d'affaires helvĂ©tique en possession d'un permis de transit par la Suisse Ă destination de la France[4]. PĂ©tain accepte de quitter Zeil et de les suivre. Lui, son Ă©pouse et une suite d'une dizaine de personnes prennent la route vers la Suisse mais ne pouvant franchir de nuit la frontiĂšre[2], ils s'arrĂȘtent dans un hĂŽtel Ă une dizaine de kilomĂštres de celle-ci[4].
Transit en Suisse
[modifier | modifier le code]PĂ©tain et ses accompagnateurs arrivent au poste-frontiĂšre de Sainte-Marguerite (Sankt Margrethen) le lendemain, [4], jour du 89e anniversaire du marĂ©chal, Ă 10 heures du matin[2]. Ils y sont trĂšs bien accueillis, avec fleurs et chocolats[4]. Les formalitĂ©s douaniĂšres durent environ une heure[2] et les autoritĂ©s suisses font signer au marĂ©chal un document l'assignant Ă rĂ©sidence jusqu'Ă ce que les autoritĂ©s françaises acceptent son retour[4]. Passent alors la frontiĂšre, dans quatre voitures, PĂ©tain et son Ă©pouse, le gĂ©nĂ©ral Debeney, l'amiral BlĂ©haut et huit officiers et membres du personnel dont les gardes du corps du marĂ©chal et son valet de chambre[2]. Les douaniers suisses notent que le marĂ©chal dĂ©tenait un million de francs français en liquide, qu'il s'engage Ă remporter avec lui en quittant le territoire suisse[2]. Le convoi se dirige vers Weesen, Ă l'extrĂ©mitĂ© occidentale du lac de Walenstadt, oĂč le groupe est logĂ© Ă l'hĂŽtel. Walter Stucki, ancien ambassadeur suisse Ă Vichy et dĂ©sormais chargĂ© des affaires Ă©trangĂšres au dĂ©partement politique fĂ©dĂ©ral, vient lui rendre visite le lendemain[2]. AprĂšs cet entretien, il donne des ordres pour que PĂ©tain et sa suite puissent se rendre Ă Vallorbe[Note 1] de maniĂšre la plus directe et la plus discrĂšte possible, afin de lui Ă©viter les journalistes[2].
Le lendemain, , Ă 9 heures du matin, le convoi reprend la route, avec une escorte suisse[2], et traverse Lenzbourg, Aarau, Kappel, Bienne et ZihlbrĂŒcke. Le long de la route, les habitants manifestent leur sympathie[2]. Le convoi arrive Ă 16 h 45 Ă Vallorbe[2] oĂč PĂ©tain peut se reposer un moment dans la gare. Il demande Ă son escorte suisse de se renseigner pour savoir ce qui se passe du cĂŽtĂ© français. Celle-ci lui rapporte alors que la route entre le poste-frontiĂšre et Les HĂŽpitaux-Neufs, oĂč un train l'attend, est gardĂ©e par 150 soldats armĂ©s, car les autoritĂ©s françaises craignent que le marĂ©chal se fasse huer voire tirer dessus par des FFI[2].
Un fonctionnaire français vient Ă Vallorbe s'entretenir avec Mme PĂ©tain. N'Ă©tant pas, elle, sous le coup d'un mandat d'arrestation, il voulait avoir confirmation qu'elle souhaitait bien suivre son mari et ĂȘtre internĂ©e avec lui[2].
Position de De Gaulle et opinion publique française
[modifier | modifier le code]DĂšs l'arrivĂ©e de PĂ©tain en Suisse, l'ambassadeur de la ConfĂ©dĂ©ration Ă Paris, Karl Burkhardt, s'Ă©tait prĂ©sentĂ© devant le gĂ©nĂ©ral de Gaulle pour l'informer officiellement de la prĂ©sence du marĂ©chal sur le territoire de la ConfĂ©dĂ©ration et de son souhait de revenir en France. Burkhardt dĂ©sirait aussi savoir ce que les autoritĂ©s françaises comptaient faire[5]. De Gaulle indiqua que le gouvernement français n'Ă©tait nullement pressĂ©[4], il proposa mĂȘme au reprĂ©sentant suisse de fournir personnel et documentation Ă PĂ©tain pour qu'il puisse rĂ©diger, depuis la Suisse, la justification de son attitude depuis [4], proposition que PĂ©tain refusa y voyant une manĆuvre de De Gaulle[4]. L'attitude du gĂ©nĂ©ral sur le devenir du marĂ©chal n'Ă©tait pas nouvelle. Claude Mauriac, qui fut son secrĂ©taire particulier, rapporta qu'interrogĂ© en sur ce qu'il ferait de PĂ©tain, de Gaulle rĂ©pondit « Et que voulez-vous que j'en fasse ? Je lui assignerai une rĂ©sidence quelque part dans le Midi et il attendra que la mort vienne l'y prendre »[4].
L'institut de sondage l'IFOP, qui venait de reprendre son activité à la Libération, posa en la question suivante : « Faut-il infliger une peine au Maréchal Pétain ? »[2] : 32 % des personnes sondées répondirent oui, 58 % non et 10 % étaient indécises[2] ; 22 % des personnes sondées excusaient Pétain en raison d'« incapacité mentale »[2], 18 % souhaitaient « respecter son ùge » ou « respecter l'homme »[2], 5 % évoquaient des « services rendus en et pendant l'Occupation »[2].
Ce positionnement de la population française évoluera substantiellement alors que la guerre s'achÚve et que la réalité de l'implication de Pétain dans la machine collaborationniste de Vichy est constatée. Ainsi, en , un nouveau sondage chiffre à 28 % la population des Français favorables à la peine de mort, tandis que les opposants à toute peine ne sont plus que 22 % et en , à l'ouverture de son procÚs, un sondage recueille 76 % d'opinions favorables à la condamnation dont 37 % à la peine de mort. Le taux des opposants à toute peine est tombé à 15 %.
Retour en France
[modifier | modifier le code]Le gĂ©nĂ©ral de Gaulle avait mandatĂ© le gĂ©nĂ©ral KĆnig, alors gouverneur militaire de Paris, pour arrĂȘter PĂ©tain dĂšs qu'il se prĂ©senterait Ă la frontiĂšre française[6] et le transfĂ©rer Ă Paris. KĆnig s'Ă©tait alors immĂ©diatement rendu Ă la frontiĂšre franco-suisse. Le convoi transportant le marĂ©chal se prĂ©sente au poste-frontiĂšre le soir mĂȘme de son arrivĂ©e Ă Vallorbe, Ă 19 heures[2]. CĂŽtĂ© français, Koenig avec plus d'une centaine d'hommes, militaires et policiers armĂ©s, l'attendent[6]. Une fois les formalitĂ©s de douane effectuĂ©es[6], le convoi passe en France. PĂ©tain descend de son vĂ©hicule, salue avec son chapeau les militaires et officiels prĂ©sents, semblant un peu dĂ©contenancĂ© de leur absence de rĂ©ponse. Il tend alors la main au gĂ©nĂ©ral Koenig, qui hĂ©site une demi-seconde puis se met au garde Ă vous pour Ă©viter de devoir la lui serrer[6] (Mme PĂ©tain rapportera l'extrĂȘme pĂąleur de KĆnig[2]). En effet, Koenig avait Ă©tĂ© condamnĂ© Ă mort, par contumace, par le gouvernement de Vichy, le , par le tribunal militaire d'Oran. Koenig prĂ©sente alors au marĂ©chal son mandat d'arrestation pour « attentat contre la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure de l'Ătat[2] » et « intelligence avec l'ennemi[2] » que PĂ©tain signe[2]. Puis il est amenĂ© avec son Ă©pouse en voiture et sous escorte (les autres membres de sa suite montent eux dans des cars de police)[7] vers la gare des HĂŽpitaux-Neufs - Jougne, distante de seulement quelques kilomĂštres (le tunnel qui assurait la liaison entre cette gare et la gare suisse de Vallorbe avait Ă©tĂ© en partie dĂ©truit par les Français, en , au dĂ©but de la guerre). Un train spĂ©cial les y attend pour les ramener Ă Paris. Le gĂ©nĂ©ral Koenig offre sa voiture-salon au marĂ©chal pour lequel Ă©tait initialement prĂ©vue une simple couchette[6]. Le train quitte la gare des HĂŽpitaux-Neufs Ă 21 h 30[2]. MalgrĂ© la protection dont il bĂ©nĂ©ficie[2], il est bloquĂ© un temps en gare de Pontarlier oĂč les communistes ont organisĂ© une manifestation hostile Ă PĂ©tain, des insultes fusent (« à mort PĂ©tain » ou « PĂ©tain au poteau »[2]), des cailloux sont lancĂ©s, certains manifestants rĂ©ussissant Ă venir frapper les vitres de la voiture[2] oĂč se trouvent le marĂ©chal et son Ă©pouse. Le train rejoindra ensuite de nuit et sans encombre la rĂ©gion parisienne. Il arrive le lendemain matin Ă 6 h 30[2] en gare d'Igny, dans le sud-ouest de Paris. Le couple PĂ©tain est alors convoyĂ© par la route au fort de Montrouge, dans la proche banlieue sud de Paris, tandis que le reste de sa suite est incarcĂ©rĂ© Ă la prison de Fresnes.
Internement au fort de Montrouge
[modifier | modifier le code]Pétain y est interné dÚs son arrivée dans la matinée, accueilli par le capitaine Joseph Simon, un résistant gaulliste, nommé au poste de directeur du fort trois jours plus tÎt par le ministÚre de la Guerre[Note 2]. Il rapportera que la premiÚre chose que lui a dite Pétain est : « on m'a jeté des cailloux quand j'étais dans le train ». Koenig lui confie le prisonnier, serrant la main du capitaine, mais refusant de nouveau celle du maréchal[2].
Dans les trois jours prĂ©cĂ©dents, trois piĂšces avaient Ă©tĂ© rapidement et sommairement amĂ©nagĂ©es au rez-de-chaussĂ©e d'un des bĂątiments du fort pour accueillir le couple, des barreaux installĂ©s aux fenĂȘtres et les serrures changĂ©es[2]. La chambre du couple PĂ©tain mesurait trois mĂštres sur deux mĂštres cinquante, meublĂ©e seulement par deux lits, une armoire et une table de chevet en bois blanc[2]. Une autre piĂšce fut transformĂ©e en parloir pour les avocats et la troisiĂšme, la plus vaste, amĂ©nagĂ©e pour accueillir la Commission d'instruction de la Haute Cour de Justice[2].
PĂ©tain fut le seul prisonnier du fort (fort qui sert dans les mois suivant la LibĂ©ration de lieu d'exĂ©cution oĂč sont fusillĂ©s les principaux collaborateurs français avec le rĂ©gime nazi). La plupart des gardiens affectĂ©s Ă la prison sont d'anciens rĂ©sistants[2]. On leur adjoint trois escadrons pour protĂ©ger le fort, les autoritĂ©s craignant un coup de main des communistes contre PĂ©tain.
Celui-ci y reste jusqu'Ă l'ouverture de son procĂšs le devant la Haute Cour de justice, qui siĂšge au palais de justice de Paris.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- â Vallorbe n'est pas le point de passage de la frontiĂšre franco-suisse le plus proche de Weesen oĂč se sont arrĂȘtĂ©s PĂ©tain et sa suite. Ainsi BĂąle et Fahy, deux postes frontaliers importants, n'ont pas Ă©tĂ© retenus.
- â Joseph Simon sera Ă©galement responsable de la garde de PĂ©tain aprĂšs son procĂšs, au fort du Portalet dans les PyrĂ©nĂ©es puis au fort de Pierre-LevĂ©e Ă l'Ăźle d'Yeu jusqu'Ă la mort de celui-ci en . Il consignera quotidiennement les faits et gestes du marĂ©chal et en tirera un ouvrage paru en , PĂ©tain, mon prisonnier.
Références
[modifier | modifier le code]- â Herbert R. Lottman (trad. BĂ©atrice Vierne), PĂ©tain, Paris, Seuil, , 732 p. (ISBN 978-2-02-006763-8), p. 519â524.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 Lottman 1984, chap. 45 : « Le prisonnier â L'arrestation â Montrouge ».
- â Henry Rousso, PĂ©tain et la fin de la collaboration : Sigmaringen, -, Bruxelles, Complexe, diff. Paris, Presses universitaires de France, coll. « Historiques » (no 13), , 441 p. (ISBN 2-87027-138-7, lire en ligne
), p. 158. - 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Dominique Lormier, Koenig, l'homme de Bir Hakeim, Paris, Ăditions du Toucan, coll. « EnquĂȘtes et Histoire », , 358 p. (ISBN 978-2-8100-0490-4), p. 198â200.
- â Alain Decaux, Morts pour Vichy, Paris, Perrin, coll. « Tempus », , 393 p. (ISBN 978-2-262-04362-9, lire en ligne).
- 1 2 3 4 5 Lormier 2012, chap. XI « Le Rassembleur », p. 304â306.
- â AndrĂ© Brissaud, PĂ©tain Ă Sigmaringen
(-) : De Vichy à la Haute Cour, Paris, Librairie académique Perrin, , 603 p. (ISBN 978-2-307-10726-2, BNF 32933641, lire en ligne
), p. 469.