Atmani
| Naissance | |
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| DécÚs | |
| Nom de naissance |
Mâhamed AĂŻt Athmene Ath Wada |
| Surnom |
Dda Hamiche |
| Activité | |
| Période d'activité |
depuis 1970 |
| Instrument | |
|---|---|
| Genre artistique |
Atmani (en kabyle : Athmani, en tifinagh : ⎰â”â”⎰â”â”), nom de scĂšne de Mâhamed AĂŻt Athmene Ath Wada, nĂ© le Ă Zaknoun (Ath Bouaakache), village perchĂ© sur les monts du Djurdjura, daĂŻra de Ouacif dans la wilaya de Tizi-Ouzou, mort le 30 octobre 2026 Ă Ouacif, est un chanteur, auteur-compositeur-interprĂšte algĂ©rien dâexpression kabyle[1].
Atmani sâinscrit dans la lignĂ©e des grands noms de la chanson dâexpression kabyle que sont Slimane Azem, Cheikh El Hasnaoui, Cherif Kheddam, Kamel Hamadi, Akli Yahyaten, etc. Son Ćuvre est riche d'une discographie de plus de 16 albums dont lâinspiration est marquĂ©e par lâampleur de lâauthenticitĂ© historique qui a façonnĂ© la Kabylie durant la guerre dâindĂ©pendance et les Ă©vĂ©nements douloureux qui ont endeuillĂ© la rĂ©gion depuis 1962. Et se plaĂźt Ă dire, souvent Ă ses amis quâil puisait son inspiration des montagnes du Djurdjura « Adhrar ».
Biographie
[modifier | modifier le code]Enfance
[modifier | modifier le code]Fils unique et orphelin de pĂšre dĂšs lâĂąge de cinq ans, il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© par sa mĂšre, sa grand-mĂšre et son oncle maternel AhcĂšne At Akil quâils le prennent en charge on lui assurant son Ă©ducation. Son enfance a Ă©tĂ© marquĂ©e par le contexte de la guerre dâindĂ©pendance quâil a vĂ©cue dans sa chair dans son village natal oĂč lâarmĂ©e française (7e BCA) malmenait la population de Zaknoun (suspectĂ©e de collusion avec les combattants de lâALN) quand elle Ă©vacuait quotidiennement tous les habitants du village pour fouiller les maisons au peigne fin[2],[1].
AprĂšs le cycle de lâenseignement primaire, il sâinscrit en 1961 dans un centre de formation de la jeunesse algĂ©rienne (CFJA) Ă Ouacif pour se prĂ©parer Ă rejoindre un centre de formation professionnelle, mais les alĂ©as de la guerre lui font quitter ce centre Ă quelques jours de lâindĂ©pendance.
CarriĂšre
[modifier | modifier le code]Débuts
[modifier | modifier le code]Il a commencĂ© dĂšs son adolescence Ă jouer de la clarinette et de lâharmonica avant de sâacheter sa premiĂšre guitare. TombĂ© malade en 1965, il vivra de soucis de santĂ©, hospitalisĂ© ensuite au sanatorium de Sidi Belloua sur les hauteurs de Tizi-Ouzou oĂč il recevra des soins pendant presque deux longues annĂ©es. Durant son sĂ©jour dans cet hĂŽpital il se dĂ©couvre un don : le don de lâĂ©criture et de la poĂ©sie. InspirĂ©, il occupe son temps en composant ses deux premiĂšres chansons qui sâintitulent[2],[1] :
- Tebghidiyi i yi bghighkem (tu mâintĂ©resse et tu mâen veux)
- Ă Rebbi sled a kehkugh (Ă mon Dieu! Je me confie Ă toi)
RĂ©tabli complĂštement en 1968, il retrouve le chemin des studios de la Chaine 2 et lâĂ©mission « Ichenayen u zekka » (chanteurs de demain) que dirigeait Cherif Kheddam. Il prĂ©sente sa chanson fĂ©tiche Tebghidiyi i yi bghighkem, la premiĂšre de sa carriĂšre qui le propulse au succĂšs.
Au cours de la mĂȘme annĂ©e il fit une rencontre de qualitĂ© avec son ami le grand interprĂšte, auteur et compositeur Kamel Hamadi qui lui Ă©crit 4 chansons ayant pour titre :
- Ethrebayed El Mahna (les soucis mâont forgĂ©)
- Yâa latif (Ă mon Dieu)
- Dounit amlahmoun (la vie et ses problĂšmes)
- Yebghi i laaqel (je divague)
- Segmits tszrigh (depuis que je lâai vue)
Ces titres ont été aussitÎt produits en disque 45 tours aux éditions La Voix du Globe.
AprĂšs cette pĂ©riode de plein succĂšs, il sâinstalle avec son beau pĂšre Ă Blida, la ville des roses, citĂ© artistique par excellence, celle qui a enfantĂ© nombre artistes de renom. ĂpaulĂ© par plusieurs amis qui lui seront toujours fidĂšles, Mohamed Belhanafi, Mohamed Benmouhoub dit Mouhouche, Boualem Awadhi, AĂŻt Boumehdi avec lesquels il fit ses dĂ©buts auparavant. Il se produit Ă lâoccasion de nombreux galas publics en plus des soirĂ©es familiales et autres cĂ©rĂ©monies traditionnelles.
Reconnaissance
[modifier | modifier le code]Un important Ă©vĂ©nement artistique va marquer le dĂ©but de son parcours. Il sâagit de son entrĂ©e de la grande porte Ă Alger, lorsque Ă lâinitiative de son ami Mohamed Belhanafi, il se produit sur les scĂšnes des trois grandes salles dâAlger : El Mouggar, Ibn Kheldoun et Atlas qui les reçoivent guichet fermĂ© en 1971, câĂ©tait durant les fĂȘtes de AĂŻd al-Adha. Cette tournĂ©e Ă©tait organisĂ©e sous le thĂšme « Chants kabyles » au cours de laquelle se sont produits dâautres interprĂštes. Ce sont Mouloud Habib, Dalil Omar, Medjahed Hamid et Mohamed Belhanafi qui assurent et lâanimation.
En 1981, marquĂ© par les Ă©vĂ©nements du Printemps berbĂšre, il prend pleinement conscience de la condition identitaire et nationale et sâexprima Ă sa maniĂšre en composant lâalbum Ayarraw Imazighen dont le titre Lasnam dĂ©diĂ©e aux 72 victimes - (de son village natal de Zaknoun) du tremblement de terre dâoctobre 1980 qui dĂ©vastĂ© la ville dâEl Asnam.
En 1985, il intĂšgre ses enfants Lakhdar et Nourdine, ĂągĂ©s alors de 14 et 13 ans, dans lâalbum A Tamurt Imazighen et qui fut un grand succĂšs avant que ces derniers ne renoncent plus tard Ă la chanson. Dans cet album, et sur une idĂ©e de Ali Zamoum, il a composĂ© la cĂ©lĂšbre chanson patriotique Azul ay idurar n tmurt nagh (Bonjour aux montagnes de mon pays).
Durant la DĂ©cennie noire il sâexila en France comme la plupart des artistes algĂ©riens ciblĂ©s par le terrorisme et il vit aujourdâhui entre la France et lâAlgĂ©rie.
Hommage
[modifier | modifier le code]Pour lâensemble de sa carriĂšre et pour son importante Ćuvre produite, la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou lui organise au sein de la Maison de la Culture Mouloud Maameri un grand hommage le 29 et et ce, en sa prĂ©sence. Au programme figurait une exposition de ses photos, sa discographie et articles de presse de lâensemble de son parcours. Un spectacle artistique oĂč plusieurs tĂ©moignages sur lâĆuvre de la personnalitĂ© de lâartiste ont Ă©tĂ© prononcĂ©es par dâĂ©minentes personnalitĂ©s Ă lâimage de Kamel Hamadi, Kheloui LounĂšs, Rabah Ouferhat, Abdelkader Bendameche, Ouahab AĂŻt Menguelet, Taleb Tahar et AĂŻt Boumehdi.
Vie privée
[modifier | modifier le code]MariĂ© Ă lâĂąge de 24 ans, il est pĂšre de sept enfants et grand-pĂšre de plusieurs petits-enfants.
Mort
[modifier | modifier le code]Discographie
[modifier | modifier le code]- Tebghidiyi i yi bghighkem (Tu mâintĂ©resse et tu mâen veux)
- Troh temziw (Ma jeunesse est partie).
- Mliyi (Dis-moi)
- Susignas (Le ciel)
- A medenselted (à gens écoutez)
- Awin yeghder yedhes (Ă toi que le soleil mâa abandonnĂ©)
- Kfan lehdor (Assez parler)
- Awitsrun (Celui qui pleure)
- Igguma (Il peut pas)
- Therwi (Sâest troublĂ©)
- Win i ghaben (Aux absents)
- lwmazigh (Au mazigh)
- AtsĂšne a rebbi (Voici Ă mon Dieu)
- SlighiwiAdhrer (Jâai Ă©coutĂ© la montagne)
- Thrabayid el mahna (Les soucis mâont forgĂ©)
- Hadragh mitsbouine (Jâai assistĂ© lorsquâon lâaccompagnĂ©)
- Adounit amlehmoum (La vie et ses problĂšmes)
- Ya latif tekfa niya (à mon Dieu la naïveté est partie)
- Ifouk essah (La vĂ©ritĂ© nâexiste plus)
- Taoues (Ă Taos)
- Yalmouth (La mort)
- Ayahviv oulikinigh (Ă ami que veux tu que je te dise)
- Si Mohand u M'hand (Si Mohand u Mâhand)
- Ya latif yalatif (Ă mon Dieu Ă mon Dieu)
- Nouara (Nouara)
- Attin Azizzen (à ma chérie)
- Atamurt Imazighen (Ă pays Imazighen)
- Thmurtnagh (Ă pays Imazighen)
- Ayen Aka (Pourquoi câest comme ça)
- Yenghayiezoukh (Ma fiertĂ© mâĂ©touffe)
- Oulitkhedmed (Tu peux rien faire)
- Yefghi y laaqel (Je divague)
- Segmits tszrigh (Depuis que je lâai vue)
- Arebbi asled aiehkough (Ă mon Dieu je me confie Ă toi)
- Lesnam (Hommage aux victimes du séisme de Chlef en 1980)
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 Abdelkader Bendameche, Les Grandes figures de lâart musical algĂ©rien. Tome 4, pages : 243-245. ENAG ĂDITIONS - 2019
- 1 2 Achour Cheurfi, Dictionnaire des musiciens et interprÚtes algériens Page : 17. ANEP - 1997
- â Le chanteur compositeur Atmani tire sa rĂ©vĂ©rence, site lematindalgerie.com, 31 octobre 2026.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Mort récente
- Naissance dans la wilaya de Tizi Ouzou
- Naissance en Algérie française
- Naissance en septembre 1945
- DécÚs en octobre 2026
- DécÚs dans la wilaya de Tizi Ouzou
- DécÚs à 81 ans
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- Musique berbĂšre