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Certificat vert

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Un certificat vert est un titre (jouant en quelque sorte un rÎle de prime) remis pour la production d'électricité dite « verte », dans certains pays comme la France et la Belgique, remplacé depuis les années 2010 par les garanties d'origine de l'électricité.

Ces certificats font partie d'une stratĂ©gie financiĂšre et fiscale globale initiĂ©e par les autoritĂ©s europĂ©ennes depuis les annĂ©es 2000 en France, et testĂ©e plus tĂŽt aux États-Unis, pour inciter Ă  la production d'Ă©nergie renouvelable dite « verte » (ou « propre », « sĂ»re », « renouvelable »).

Ils sont associĂ©s Ă  d'autres dispositifs, de quotas d'Ă©mission de gaz Ă  effet de serre, de certificat d'Ă©conomies d'Ă©nergie (parfois dits « certificats blancs » d’économie d’énergie), visant Ă  encourager les Ă©conomies d'Ă©nergie et donc Ă  moins polluer. La directive europĂ©enne de 2001 laisse le soin aux États-membres de dĂ©finir leur contenu et modalitĂ©s de certificats verts, et permet Ă©galement Ă  ces Ă©tats d'aider Ă  l'investissement, d'offrir des exonĂ©rations ou rĂ©ductions fiscales, des remboursements d’impĂŽt ou des rĂ©gimes de soutien direct des prix. Chaque Ă©tat doit prendre des mesures « appropriĂ©es pour promouvoir l’accroissement de la consommation d’énergie produite Ă  partir de sources d’énergies renouvelables ».

Ces certificats, reconnus par l'Europe, sont négociables comme des titres sur les marchés nationaux d'abord, mais aussi international.

En France, le a marqué la fin de la viabilité des Certificats verts pour prouver l'origine de l'électricité produite à partir de sources renouvelables. Depuis cette date, seul le systÚme des garanties d'origine peut remplir ce rÎle[1].

En Belgique, le systĂšme de certificats verts n'est plus disponible en Wallonie et en Flandre pour les nouvelles installations depuis 2014. Les particuliers ayant installĂ© des panneaux avant 2014 peuvent toutefois encore bĂ©nĂ©ficier de ce systĂšme jusqu’au terme de leur pĂ©riode d’octroi initiale, jusqu’en 2024 au maximum[2]. À Bruxelles, les propriĂ©taires de nouvelles installations peuvent toujours bĂ©nĂ©ficier de certificats verts[3]. Les certificats verts constituent l'instrument de soutien public Ă  la production d'Ă©nergie renouvelable depuis 2002. Le certificat vert est distinct de la garantie d'origine (souvent appelĂ©e certificat vert en France), instrument europĂ©en de traçabilitĂ© de l'Ă©lectricitĂ©, tous deux Ă©mis pour un mĂȘme mĂ©gawatt-heure.

C'est en Europe l'un des quatre grands moyens d'incitation Ă  la production d'Ă©nergies renouvelables[4]. Les États membres les promeuvent et organisent diffĂ©remment :

  • En France (qui vise 21 % de renouvelables en 2020) et en Italie, c'est un marchĂ© ouvert et volontaire qui est proposĂ©.
  • Au Royaume-Uni, Danemark, SuĂšde et en Belgique (diffĂ©remment pour la Wallonie, la Flandre et Bruxelles-Capitale), c'est un systĂšme obligatoire de « certificats verts », basĂ©s sur des quotas (de production, fourniture ou consommation) d’électricitĂ© d'origine certifiĂ©e renouvelables.

Ces certificats visent donc Ă  diminuer par des moyens indirects - et dans certains pays non contraignants - les Ă©missions globales de polluants et de gaz Ă  effet de serre. Ils le font en traçant l’énergie « verte » qui aura Ă©tĂ© injectĂ©e dans le rĂ©seau d'Ă©lectricitĂ©, pour en prouver l’origine renouvelable et en permettre une valorisation financiĂšre ou en termes d'image.

Selon Observ’ER[5] un Ă©lectron « renouvelable », une fois injectĂ© sur le rĂ©seau, se perd parmi les Ă©lectrons « ordinaires ». Le seul moyen de le retrouver est de prouver qu’il est consommĂ©. Pour cela, le consommateur peut passer un contrat direct d’achat de courant vert avec un producteur voisin, ou (le plus souvent) acheter des certificats verts qui prouveront alors sa consommation d’électricitĂ© « renouvelable » (produite dans sa rĂ©gion ou ailleurs).

Mécanisme

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Des certificats sont dĂ©livrĂ©s Ă  un producteur d'Ă©nergie, comme preuve que l'Ă©lectricitĂ© qu'il produit utilise une installation certifiĂ©e comme « verte » et une source d'Ă©nergie renouvelable. En Europe, les certificats verts sont dĂ©livrĂ©s dans le pays (comme en France) ou par le Renewable Energy Certificate System (« RECS ») qui participe au systĂšme obligatoire de quotas « verts » lĂ  oĂč il existe. En France, un marchĂ© de « certificats verts » s'est dĂ©veloppĂ©.

En Europe, une directive de 2001[6] précise que sont considérées comme renouvelables (notion ensuite souvent confondues avec "verte") l'énergie

En Wallonie et Ă  Bruxelles, les fournisseurs sont tenus de prĂ©senter annuellement un certain nombre de certificats verts sous peine de recevoir une amende de 100 € par MWh "vert" manquant. Acheter des certificats verts leur permet donc d'Ă©viter ces amendes, tout en incitant Ă  l'investissement dans les Ă©nergies vertes.

Garantie d'origine

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Fonctionnement

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La garantie d'origine (GO) est un document numĂ©rique officiel qui dĂ©termine l'origine gĂ©ographique et technologique de l'Ă©lectricitĂ© utilisĂ©e par un consommateur, permettant sa traçabilitĂ©. Elle prend en compte la source d'Ă©nergie, les dates et lieux de production, et (pour les installations hydroĂ©lectriques) la capacitĂ©. Elle offre la transparence au consommateur et lui permet de participer Ă  la transition Ă©nergĂ©tique en soutenant le dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables et en rĂ©duisant son empreinte carbone[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Son principe est que le producteur d'Ă©lectricitĂ© se voit remettre une GO par mĂ©gawatt-heure « vert » produit : (1 MWh = 1 GO). S'il vend ses GO Ă  un consommateur, il reçoit un « complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration ». Ce mĂ©canisme est ainsi incitatif. Toute personne souhaitant acheter de l'Ă©lectricitĂ© « verte » sur le rĂ©seau achĂšte autant de garanties d'origine que de mĂ©gawatts-heures qu'elle consomme. Elle pourra ainsi certifier que le volume achetĂ© correspond au mĂȘme volume d'Ă©lectricitĂ© « verte » produite et injectĂ©e dans le rĂ©seau.

Le systĂšme Ă©tant europĂ©en, les garanties peuvent ĂȘtre importĂ©es d'autres pays. En Belgique, un contrat d'Ă©lectricitĂ© verte n'est donc pas toujours synonyme d'aide au dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables nationales[7],[8]. Certains fournisseurs proposent directement une Ă©nergie verte et originaire de Belgique, notamment les coopĂ©ratives Energie 2030, Wase Wind, Cociter et Ecopower, tandis que d'autres sont des plate-forme entre consommateurs et producteurs, tels Bolt Energie ou June[9].

Selon Greenpeace la GO est considĂ©rĂ©e comme de l'Ă©coblanchiment, puisque l'achat de l'Ă©lectricitĂ© peut ĂȘtre dĂ©corrĂ©lĂ© l'achat de la GO. Le fournisseur doit ĂȘtre lui-mĂȘme producteur d'Ă©nergie renouvelable, les granulĂ©s de bois et le nuclĂ©aire ne sont pas valorisĂ©s, tandis que le gaz obtient une « note neutre »[source secondaire nĂ©cessaire][10],[9].

Traçabilité

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La traçabilité des garanties d'origine est obligatoire, tout consommateur achÚte de l'électricité dont la provenance est identifiée. Ainsi, en n'obtenant pas de garantie d'origine, il consomme de l'électricité en provenance d'un mix résiduel. Ce mix est calculé à partir de l'électricité produite sur une zone d'équilibre (ex. : la France) augmenté de l'impact des import/export aux frontiÚres et dont on soustrait les garanties d'origine qui sont attribuées aux consommateurs d'électricité verte.

Tous les fournisseurs d'électricité sont dans l'obligation d'informer leurs clients du mix qui leur est fourni[11].

Réglementation européenne

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Les États-membres europĂ©ens doivent, selon une directive de 2001[12], crĂ©er un systĂšme de garantie de l'origine de l'Ă©lectricitĂ© produite Ă  partir de sources d'Ă©nergie renouvelables, mutuellement reconnues par les États membres. Son objet est prĂ©cisĂ© dans l'introduction de la directive : « faciliter les Ă©changes d’électricitĂ© produite Ă  partir de sources d’énergie renouvelables et (
) accroĂźtre la transparence pour le choix du consommateur entre l’électricitĂ© produite Ă  partir de sources d’énergie non renouvelables et l’électricitĂ© produite Ă  partir de sources d’énergie renouvelables ». Par ailleurs, « il convient de bien distinguer les garanties d’origine des certificats verts Ă©changeables »[13].

Les garanties d'origine ont pour objectif d'orienter les investissements vers les énergies renouvelables afin d'accélérer leur développement et de réduire le besoin de subventions financées par des taxes[réf. nécessaire].

La rĂ©glementation des garanties d'origine est issue de l'article 15 de la directive europĂ©enne 2009/28/CE du relative Ă  la promotion de l'utilisation de l'Ă©nergie produite Ă  partir de sources renouvelables. Cet article laisse aux États membres la responsabilitĂ© d'organiser la dĂ©livrance des garanties d'origine, en dĂ©finissant seulement les principes gĂ©nĂ©raux, en particulier : « Les États membres peuvent prĂ©voir qu’aucune aide n’est accordĂ©e Ă  un producteur lorsqu’il reçoit une garantie d’origine pour la mĂȘme production d’énergie Ă  partir de sources renouvelables »[14].

Réglementation en France

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Cette directive européenne a été transposée en droit français dans le code de l'énergie, notamment par les articles L314[15], R314 et R333 modifiés par le décret no 2016-944 du .

Ces dispositions prévoient :

  • la dĂ©signation par l'autoritĂ© administrative d'un organisme pour assurer la dĂ©livrance, le transfert et l'annulation des garanties d’origine de l’électricitĂ© produite Ă  partir de sources renouvelables ou par cogĂ©nĂ©ration. Cet organisme Ă©tablit et tient Ă  jour un registre Ă©lectronique des garanties d'origine, lesquelles doivent ĂȘtre partiellement accessibles au public ;
  • la dĂ©finition des obligations et pouvoirs de l'entitĂ© chargĂ©e de la dĂ©livrance, du transfert et de l'utilisation des garanties d'origine, ainsi que les conditions d'utilisation et les modalitĂ©s de fonctionnement du mĂ©canisme des garanties d'origine ;
  • « l'Ă©lectricitĂ© produite Ă  partir de sources renouvelables ou de cogĂ©nĂ©ration et pour laquelle une garantie d'origine a Ă©tĂ© Ă©mise par le producteur ne peut ouvrir droit au bĂ©nĂ©fice de l'obligation d'achat ou du complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration » ;
  • la reconnaissance et le traitement des garanties d'origine provenant d'autres pays membres de l'Union europĂ©enne, lorsqu'elles sont conformes Ă  la Directive europĂ©enne n°2009/28/CE, et leur Ă©galitĂ© de traitement avec les garanties d'origine issues du territoire national (Article L314-15).

Avant le [16], la traçabilitĂ© de l'Ă©lectricitĂ© « verte » pouvait Ă©galement ĂȘtre assurĂ©e par le systĂšme des Certificats verts.

Depuis le , en France, la sociĂ©tĂ© Powernext est mandatĂ©e par l’État pour assurer la dĂ©livrance, le transfert et l'utilisation des garanties d'origine au Registre national des garanties d'origine[17].

La loi no 2017-227 du [18] introduit le principe d’une mise aux enchĂšres au bĂ©nĂ©fice de l’État des garanties d’origine issues de la production d’électricitĂ© d’origine renouvelable par les installations bĂ©nĂ©ficiant d’un contrat d’obligation d’achat ou de complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration ainsi que pour les installations pratiquant l'autoconsommation. Un dĂ©cret du [19]  met en place les modalitĂ©s de ces enchĂšres[20]. Mais les producteurs bĂ©nĂ©ficiant d’un contrat d’obligation d’achat ou de complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration devront renoncer Ă  ce contrat pour pouvoir bĂ©nĂ©ficier de la garantie d'origine. La Commission de rĂ©gulation de l’énergie estime dans une dĂ©libĂ©ration de que ces enchĂšres pourraient ajouter 36 TWh de garanties d'origine. Elle se fĂ©licite que les recettes issues de ces enchĂšres soient rĂ©trocĂ©dĂ©es Ă  l’État et affectĂ©es au financement des Ă©nergies renouvelables, mais s'inquiĂšte de la complexitĂ© de ce systĂšme et de ses coĂ»ts de gestion[21].

L'Agence de l'environnement et de la maĂźtrise de l'Ă©nergie (Ademe) prĂ©pare le lancement en d'un label destinĂ© Ă  certifier les contrats les plus vertueux pour l'environnement. Selon l'Ademe, la promesse faite aux consommateurs par les fournisseurs d'Ă©lectricitĂ© verte nourrit « une image trompeuse ». Les fournisseurs europĂ©ens « verts » achĂštent leur Ă©lectricitĂ© Ă  des producteurs ou sur le marchĂ©, puis compensent l'Ă©quivalent en achetant des certificats de garantie d'origine d'une Ă©lectricitĂ© produite Ă  partir de ressources renouvelables en Europe. Mais les prix de ces garanties d'origines sont trĂšs bas, entre 30 et 50 c€/MWh, donc contribuent peu Ă  inciter financiĂšrement Ă  produire des Ă©nergies renouvelables. Le label de l'Ademe attribuerait une Ă©toile aux contrats qui garantissent l'achat conjoint d'Ă©lectricitĂ© et de certificats de garanties d'origine Ă  des producteurs français et deux Ă©toiles Ă  ceux qui pourront garantir 25 % d'Ă©lectricitĂ© produite Ă  partir de centrales renouvelables construites aprĂšs 2015 en France et sans aucun mĂ©canisme de soutien public, ainsi que ceux qui justifieront de 25 % d'Ă©lectricitĂ© produite Ă  partir de centrales Ă  dĂ©tenues majoritairement par des collectivitĂ©s ou des particuliers[22].

Organisation

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La politique concernant les énergies est en partie du ressort des régions, ainsi la politique des certificats verts varie selon les pays et les régions ou l'on se trouve.

D'une maniÚre générale, les producteurs reçoivent un certificat vert chaque fois qu'ils produisent un MWh de maniÚre « verte ».

La France a choisi la voie d'un marché des certificats verts privé, libre, non soutenu par la réglementation.

Ceci implique que :

  • N'importe quel fournisseur d'Ă©lectricitĂ© peut obtenir des certificats verts, en produisant lui-mĂȘme de l'Ă©lectricitĂ© "verte" et renouvelable, ou en achetant Ă  d'autres des certificats verts sur le marchĂ©, contribuant ainsi indirectement Ă  dĂ©velopper les filiĂšres renouvelables, propres et sĂ»res.
  • Tout producteur d'Ă©lectricitĂ© "verte" peut nĂ©gocier ses certificats sur le marchĂ© (mĂȘme s’il bĂ©nĂ©ficie de mĂ©canismes de soutien tels que les tarifs garantis d'achat par EDF).
  • Les contrats d'achat par EDF ont un certain temps (sur la base d'un dĂ©cret du ) contenu un alinĂ©a prĂ©cisant que l'acheteur de l'Ă©nergie devenait automatiquement dĂ©tenteur des "droits" attachĂ©s Ă  cette Ă©nergie produite (par exemple : les certificats verts). Cet alinĂ©a a Ă©tĂ© annulĂ© par le Conseil d'État[23] au motif que les droits auxquels il faisait rĂ©fĂ©rence n’étaient pas dĂ©finis par le lĂ©gislateur, et par consĂ©quent que cette clause excĂ©dait les compĂ©tences rĂ©glementaires.

Les « certificats verts », en France, sont Ă©mis par l'association Observ’ER qui regroupe des grands producteurs d'Ă©lectricitĂ© (EDF, Gaselys, ...) ainsi que des petits producteurs, des traders de certificats d’énergie renouvelable, des collectivitĂ©s locales. Elle est membre de RECS International. Observ’ER adhĂšre Ă  l'AIB et tous ses membres adhĂšrent Ă  l'association RECS International. Les Ă©missions, transferts et retraits de certificats verts sont payants. Observ’ER Ă©met un certificat par MWh d’électricitĂ© verte produite. Observ’ER, en tant qu'Ă©metteur de certificats, n'a pas le droit de participer au marchĂ© des certificats RECS, mais le registre de ses membres permet Ă  ces-derniers de se rencontrer. Elle est reconnue par les autoritĂ©s ou agences compĂ©tentes dans le domaine (MinistĂšres, ADEME, etc.), mais n'est pas financiĂšrement directement soutenue par elles.

Suivi, contrÎle, évaluation

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En , la Commission produit une premiĂšre Ă©valuation des rĂ©gimes de soutien[24] relative Ă  l’aide en faveur de l’électricitĂ© produite Ă  partir de sources d’énergie renouvelables. Elle y reconnait les systĂšmes d’incitation suivants :

  • Tarifs spĂ©cifiques et garanties de rachat de l'Ă©lectricitĂ© "verte" produite dans le pays et achetĂ©e par les distributeurs (garantis pour des pĂ©riodes d'environ sept ans, mis en place dans la plupart des États-membres).
  • certificats verts (en place en 2005 en SuĂšde, au Royaume-Uni, en Italie, en Belgique et Pologne). En Belgique, EDORA, fĂ©dĂ©ration de producteurs d’énergies renouvelables créée en 2003 et active Ă  Bruxelles et en Wallonie, Ă©value et optimise le mĂ©canisme des certificats verts[25].
  • L'E-SER (Ă©lectricitĂ© produite Ă  partir de sources d’énergie renouvelables) est vendue au prix du marchĂ©. Le surcoĂ»t liĂ© aux conditions Ă©cologiques de production est compensĂ© par une obligation faite Ă  tous les consommateurs d’acheter un nombre minimal de certificats verts aux producteurs d'E-SER (quota de leur consommation/production d’électricitĂ© totale) ;
  • SystĂšmes d'adjudication (en Irlande et France en 2005), via des appels d'offres pour la fourniture d'E-SER qui sera vendue au prix du marchĂ©. Le surcoĂ»t est rĂ©percutĂ© sur le consommateur final sous la forme d’une taxe spĂ©ciale ;
  • Incitations fiscales (uniquement Ă  Malte et en Finlande en 2005)

En , la Commission Européenne a envisagé une charte à destination des consommateurs d'énergie européens, leur reconnaissant des droits, mais aussi des devoirs. Un cadre plus transparent est souhaité pour faciliter le choix d'un fournisseur d'énergie par le consommateur[26].

Freins, limites et critiques

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Le développement des certificats verts semble avoir localement au moins trouvé quelques limites :

  • lenteurs et difficultĂ©s techniques et administratives des procĂ©dures de raccordement des installations de production d'Ă©lectricitĂ© "verte" au rĂ©seau Ă©lectrique ;
  • manque de transparence et de mĂ©canismes de contrĂŽle de l’équilibre ;
  • dĂ©veloppement insuffisant du tiers-investissement ;
  • freins au dĂ©veloppement de l'Ă©olien et du solaire dans certains contextes.

En 2008, Levratto & Abbes se demandent si ces certificats verts en France profitent à l'environnement ou plutÎt aux fournisseurs d'électricité[27]

Certification d'origine

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D'autres systÚmes garantissant la nature de l'électricité introduite dans le réseau émergent, en particulier grùce aux nouvelles technologies comme la blockchain.

Depuis 2018, le Groupe WPO certifie les mĂ©gawatts-heures (MWh) d’électricitĂ© renouvelable produits sur ses parcs Ă©oliens et solaires. Les certificats (GoCerts), produits au fil de l'eau pour chaque Mwh, sont Ă©mis en mĂȘme temps que des tokens d'usage et blockchainĂ©s pour ĂȘtre traçables et infalsifiables[28].

Quelques grands acteurs du secteur

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  • EREF (European Renewable Energy Federation),
  • EWEA (European Wind Energy Association),
  • EUBIA (European Biomass Industry Association),
  • ESHA (European Small Hydro Association).

Les panneaux photovoltaĂŻques

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En Belgique, la gestion des certificats verts (CV) est une compétence régionale[29] :

  • En RĂ©gion wallonne, le rĂ©gime d’octroi des certificats verts pour les installations photovoltaĂŻques de puissance ≀ 10 kW a changĂ© quatre fois au fil du temps[30]. Pour le rĂ©gime applicable du 01/09/2012 au 31/03/2013, le taux d'octroi de CV Ă©volue de maniĂšre dĂ©gressive en fonction de l'Ăąge de l'installation, sur une pĂ©riode de 10 ans (la premiĂšre annĂ©e d'installation, 8 CV/MWh et la dixiĂšme annĂ©e d'installation, 2 CV/MWh)[31].
  • Dans la rĂ©gion de Bruxelles-capitale, l'octroi est de 1 CV/217 kg de CO2 Ă©conomisĂ© par rapport Ă  des unitĂ©s de rĂ©fĂ©rence. Pour le photovoltaĂŻque, le taux de base est de 1,82 CV/MWh produit. Des coefficients multiplicateurs existent afin de supporter une technologie[32].

Articles connexes

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Liens externes

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Bibliographie

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Notes et références

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  1. ↑ Ordonnance n° 2011-1105 du 14 septembre 2011 portant transposition des directives 2009/28/CE et 2009/30/CE du Parlement europĂ©en et du Conseil du 23 avril 2009 dans le domaine des Ă©nergies renouvelables et des biocarburants (lire en ligne).
  2. ↑ « Quel prix de rachat des certificats verts en Wallonie ? », (consultĂ© le ).
  3. ↑ « Certificats verts Ă  Bruxelles : quelle est la situation en 2022 ? », (consultĂ© le ).
  4. ↑ Directive CE n° 2001/77 du 27 septembre 2001, JOCE 27 octobre, n° L 283, relative Ă  la promotion de l’électricitĂ© produite Ă  partir de sources d’énergie renouvelables sur le marchĂ© intĂ©rieur de l’électricitĂ©
  5. ↑ Observ’ER
  6. ↑ La directive n° 2001/77 du 27 septembre 2001 fixe notamment des objectifs de consommation d’électricitĂ© produite Ă  partir de sources d’énergie renouvelables pour chacun des États membres, Ă  atteindre en 2010.
  7. ↑ « Électricité : l’illusion des contrats « 100% vert » », Le Soir Plus, (consultĂ© le ).
  8. ↑ « Qui fournit vraiment de l'Ă©lectricitĂ© 100 % verte? », L’Écho, (consultĂ© le ).
  9. 1 2 « Fournisseurs d'énergie verte : Greenpeace dévoile son nouveau classement », sur RTBF Info, (consulté le )
  10. ↑ (fr-BE) « FAQ », sur Mon Ă©lectricitĂ© verte, Greenpeace (consultĂ© le ).
  11. ↑ « CommuniquĂ© de presse » [PDF], sur powernext.com.
  12. ↑ Article 5 de la directive n° 2001/77.
  13. ↑ Directive n° 2001/77 : introduction, paragraphe 11.
  14. ↑ « Directive 2009/28/CE », sur EUR-Lex.
  15. ↑ Article L314-14, sur LĂ©gifrance (consultĂ© le ).
  16. ↑ « Ordonnance n° 2011-1105 du 14 septembre 2011 portant transposition des directives 2009/28/CE et 2009/30/CE du Parlement europĂ©en et du Conseil du 23 avril 2009 dans le domaine des Ă©nergies renouvelables et des biocarburants », sur LĂ©gifrance (consultĂ© le ).
  17. ↑ « ArrĂȘtĂ© du 19 dĂ©cembre 2012 dĂ©signant l'organisme chargĂ© de la dĂ©livrance, du transfert et de l'annulation des garanties d'origine de l'Ă©lectricitĂ© produite Ă  partir de sources d'Ă©nergie renouvelables ou par cogĂ©nĂ©ration », sur LĂ©gifrance (consultĂ© le ).
  18. ↑ Loi n° 2017-227 du 24 fĂ©vrier 2017, LĂ©gifrance, 25 fĂ©vrier 2017.
  19. ↑ DĂ©cret n° 2018-243 du 5 avril 2018 organisant la mise aux enchĂšres des garanties d'origine de l'Ă©lectricitĂ© produite Ă  partir de sources renouvelables, LĂ©gifrance, 5 avril 2018.
  20. ↑ « Les enchĂšres de garanties d’origine en France sont prĂ©vues pour 2019 », sur Origo, (consultĂ© le ).
  21. ↑ DĂ©libĂ©ration de la CRE du 7 dĂ©cembre 2017 portant avis sur le projet de dĂ©cret organisant la mise aux enchĂšres des garanties d’origine de l’électricitĂ© produite Ă  partir de sources renouvelables, CRE, 7 dĂ©cembre 2017.
  22. ↑ Électricité : comment l'Ademe fait le tri dans la jungle des offres vertes, Les Échos, 13 novembre 2020.
  23. ↑ ArrĂȘt du Conseil d'État, 21 mai 2003 (CE, 21 mai 2003, n° 235836, ÉlectricitĂ© autonome français et a.).
  24. ↑ Communication de la Commission europĂ©enne, 7 dĂ©cembre 2005 (COM(2005)627 final, JOUE 28 fĂ©vr., n° C 49)
  25. ↑ FĂ©dĂ©ration de l’ÉlectricitĂ© D’Origine Renouvelable et Alternative (Belgique)
  26. ↑ Une charte europĂ©enne des droits des consommateurs d’énergie (04-07-2010)
  27. ↑ Levratto, N., & Abbes, N. (2008). À qui profitent les certificats verts en France: Ă  l'environnement ou aux fournisseurs d'Ă©lectricitĂ©?. Revue de l’organisation responsable, 3(2), 4-18.
  28. ↑ WPO GoCerts certify electricity production from renewable sources, ICO Holder,
  29. ↑ Pour la Wallonie, voir, par exemple, « SystĂšme d'octroi de certificats verts », sur energie.wallonie.be basĂ© sur l'AGW du 30 novembre 2006.
  30. ↑ Pour un historique des certificats verts en Belgique, voir notamment Fabienne Collard, "A quoi servent les certificats verts ?", Politique, revue de dĂ©bats, Bruxelles, n°82, novembre-dĂ©cembre 2013.
  31. ↑ [PDF] « DĂ©termination du rĂ©gime d’octroi des certificats verts », sur CWaPE.be,
  32. ↑ (fr-BE) « Brugel - MĂ©canisme des certificats verts », sur BRUGEL (consultĂ© le )