Aller au contenu

EurObserv'ER

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
EurObserv'ER
Histoire
Fondation
1999
Cadre
Zone d'activité
Type
Consortium voué à l'étude des énergies renouvelables
SiĂšge
Pays
 FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Organisation
Site web

EurObserv’ER est un consortium spĂ©cialisĂ© dans le suivi du dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables dans l'Union europĂ©enne. Créé en 1999 par Observ’ER, l’Observatoire des Ă©nergies renouvelables en France, il est composĂ© de cinq autres partenaires : le centre de recherche nĂ©erlandais ECN, l'institut polonais IEO , l'acadĂ©mie allemande RENAC , et l'Ă©cole allemande FS et l'institut slovĂšne IJS.

Le consortium publie des baromĂštres qui mesurent l’état de dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables (EnR) et leurs impacts dans chaque État membre, Ă  l’aide d’une gamme d’indicateurs Ă©nergĂ©tiques et socioĂ©conomiques. Les Ă©tudes EurObserv’ER couvrent l’ensemble des secteurs et technologies des EnR : le photovoltaĂŻque, l’éolien, la biomasse, l’hydraulique, le solaire thermique et concentrĂ©, les Ă©nergies marines, la gĂ©othermie, les biocarburants, les biogaz et les dĂ©chets urbains[1]. Un rapport annuel de l’état des EnR en Europe rĂ©sume les baromĂštres en y incluant un volet emplois et chiffre d’affaires ainsi que des Ă©tudes de cas[2].

EurObserv’ER diffuse gratuitement des informations destinĂ©es au grand public ainsi qu’à de nombreux acteurs tels que les dĂ©cideurs politiques, les industriels et les journalistes. Le projet EurObserv’ER est cofinancĂ© par le Programme Énergie Intelligente Europe, l’Ademe et la Caisse des DĂ©pĂŽts.

EurObserv’ER cherche Ă  diffuser des informations synthĂ©tiques et rĂ©actives sur les EnR concernant les tendances Ă©nergĂ©tiques, industrielles et politiques observĂ©es dans chacun des États Membres de l’UE. De cette maniĂšre, il fournit un instrument de mesure qui donne une estimation de l’état de chaque filiĂšre, avant que les statistiques officielles ne soient publiĂ©es[3].

En contrĂŽlant la progression des États membres vers leurs objectifs Ă  2020 pour la part d’énergies renouvelables dans la consommation brute d’énergie finale, EurObserv’ER accompagne les politiques de l’Union EuropĂ©enne visant Ă  dĂ©velopper la production d’énergie d’origine renouvelable[4].

Le projet actuel devra Ă©largir le champ d’indicateurs et d’analyses en intĂ©grant la Croatie dans les Ă©tudes et en rĂ©alisant un Ă©tat des lieux des investissements dans les EnR, via la crĂ©ation de nouveaux indicateurs et l’analyse de cas de montages financiers innovants. En effet, la crise Ă©conomique ayant gravement rĂ©duit les dĂ©penses publiques affectĂ©es au dĂ©veloppement des EnR, l’équipe d’EurObserv’ER a souhaitĂ© mettre en place un instrument capable d’informer et d’attirer les investisseurs privĂ©s sur les opportunitĂ©s offertes par les EnR[5].

Publications

[modifier | modifier le code]

Depuis 1999, le baromĂštre EurObserv’ER est un outil indĂ©pendant qui rĂ©alise des indicateurs capables de diffuser des informations fiables et synthĂ©tiques concernant le niveau de dĂ©veloppement des EnR. Ces baromĂštres ne fournissent pas seulement des chiffres sur les marchĂ©s mais Ă©galement des analyses et des descriptions de l’actualitĂ© et des tendances de chaque filiĂšre[6]. De plus, ses mĂ©thodologies de collecte des donnĂ©es et de calcul, similaires pour l’ensemble des pays europĂ©ens, permettent une comparaison entre les diffĂ©rents États Membres.

EurObserv’ER met en relief l’impact des EnR et de leur dĂ©veloppement sur les Ă©conomies europĂ©ennes, la croissance et l’emploi. Ainsi, les indicateurs socio-Ă©conomiques, construits Ă  la fois au niveau europĂ©en et national, relĂšve les atouts des EnR pour parvenir Ă  la crĂ©ation d’une Ă©conomie de la connaissance, plus compĂ©titive et plus dynamique.

Le rapport État des Ă©nergies renouvelables en Europe donne Ă©galement des repĂšres concernant la part des EnR dans la consommation finale d’énergie dans chaque État Membre.

Tous les baromĂštres seront bientĂŽt disponibles dans cinq langues : l’anglais, le français, l’allemand, le polonais et le roumain. Certains seront aussi tĂ©lĂ©chargeables en italien et en espagnol.

Membres du consortium

[modifier | modifier le code]

Coordinateur

[modifier | modifier le code]

Observ’ER

[modifier | modifier le code]

ConstituĂ©e dĂšs 1980, cette structure est composĂ©e d’économistes et d’experts en politique de l’énergie qui Ă©laborent des Ă©tudes sur les EnR, reconnues au niveau national et au niveau europĂ©en. Sa mission est de quantifier et de qualifier les progrĂšs des Ă©nergies renouvelables. Il joue aussi un rĂŽle de conseiller auprĂšs des pouvoirs publics et des dĂ©cideurs et prend part aux grands dĂ©bats Ă©nergĂ©tiques contemporains.

Observ’ER publie Le journal des Ă©nergies renouvelables, un magazine bimensuel sur l’actualitĂ© des EnR ainsi que deux hors sĂ©ries sur les filiĂšres du photovoltaĂŻque et de l’éolien[7]. L’association continue Ă  assurer sa fonction de leader du consortium qu’elle occupe depuis la premiĂšre Ă©dition du baromĂštre.

La branche française d'Observ’ER a une activitĂ© de certification. Elle dĂ©livre les certificats europĂ©ens EECS (European Energy Certificate System (en)) qui garantissent l'origine de l’électricitĂ© renouvelable[8].

Partenaires

[modifier | modifier le code]

ECN, Pays-Bas

[modifier | modifier le code]

Le Centre de recherche de l’énergie des Pays-Bas (ECN - The Energy research Centre of the Netherlands) est un acteur qui fait office d’intermĂ©diaire entre la recherche fondamentale menĂ©e par les universitaires et ses applications et retombĂ©s dans le marchĂ© de l’énergie. Avec ses six cents employĂ©s (en 2006), il s’agit du plus important centre de recherche du pays dans le domaine de l’énergie[9].

L'ECN fournit au gouvernement les connaissances et informations nĂ©cessaires Ă  la mise en place et Ă  l’évaluation de politiques de l’énergie. L’organisation participe ainsi au respect des objectifs europĂ©ens et nationaux dans les domaines de l’énergie, de l’environnement et de l’innovation technologique. L'ECN travaille Ă©galement avec des industriels pour le dĂ©veloppement de produits, process et technologies qui jouent un rĂŽle dans la transition vers un systĂšme Ă©nergĂ©tique durable.

L'ECN est actif dans les domaines de recherche suivants : l’énergie solaire, l’éolien, les biocarburants, l’hydrogĂšne, les systĂšmes d’intĂ©gration, la biomasse, les biocarburants, l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, l’étude des politiques ainsi que l’ingĂ©nierie Ă©lectrique.

IEO, Pologne

[modifier | modifier le code]

L'institut IEO[10] (Instytut Energetyki Odnawialnej en polonais, Institut pour l’énergie renouvelable en français) est un cabinet d’expertise-conseil indĂ©pendant créé en 2001 et appartenant Ă  des experts, anciens employĂ©s ou partenaires de l’EC Baltic Renewable Energy Centre – EC BREC (Ă©tabli par la Commission EuropĂ©enne en 1994). Sa mission est de concilier la recherche classique, la promotion technologique et les politiques de dĂ©veloppement d’activitĂ©s avec les besoins des investisseurs privĂ©s et des autoritĂ©s locales polonaises[11].

Les connaissances et l’expĂ©rience des experts d’IEO sont mis Ă  profit pour dĂ©velopper des projets en rapport avec la promotion des EnR et leur implantation en Pologne. L'Institut IEO s’occupe en particulier de conseiller le gouvernement et l’UE lors de la prĂ©paration de rĂ©glementations et de politiques ainsi que l’élaboration de stratĂ©gies concernant l’utilisation des EnR.

RENAC, Allemagne

[modifier | modifier le code]

L'AcadĂ©mie RENAC[12] (Renewables Academy AG) est un partenaire d’EurObserv’ER depuis . L’acadĂ©mie des renouvelables AG (RENAC), installĂ©e Ă  Berlin, est un acteur important dans le domaine de l’éducation et de la formation sur les Ă©nergies renouvelables et l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique. Depuis sa fondation en , prĂšs de deux mille participants ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de cette expertise dans le domaine des technologies, de la finance, du management et du dĂ©veloppement de marchĂ©.

La croissance rapide des Ă©nergies renouvelables et des marchĂ©s de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique a donnĂ© lieu Ă  un fort accroissement de la demande d’expertise et de qualification, aussi bien dans l’industrie et les institutions financiĂšres que dans les corps politiques. En pourvoyant ses formations et ses autres services aux professionnels, RENAC veut propager le savoir-faire nĂ©cessaire Ă  la croissance des Ă©nergies renouvelables. L’acadĂ©mie propose des cours qui couvrent l’intĂ©gralitĂ© de la chaine de valeur des technologies renouvelables et qui visent directement les ingĂ©nieurs et techniciens mais aussi les managers, les Ă©conomistes, les financiers et les politiques[13].

IJS, Slovénie

[modifier | modifier le code]

L’Institut Jozef Stefan (IJS) est l’un des principaux acteurs technologiques de SlovĂ©nie. Son rĂŽle est de complĂ©ter les actions des universitĂ©s en faisant le lien entre la recherche thĂ©orique et ses applications rĂ©elles. Cette structure compte environ 710 salariĂ©s dont 15 sont rattachĂ©s au Centre d’EfficacitĂ© ÉnergĂ©tique (EEC), le dĂ©partement qui travaille sur le projet des baromĂštres d’EurObserv’ER.

Le Centre de l’efficience Ă©nergĂ©tique de l'Institut Jozef Stefan [Energy Efficiency Centre (JSI/EEC)] est engagĂ© dans la recherche, le dĂ©veloppement et le conseil dans les domaines de la politique Ă©nergĂ©tique, de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, des Ă©nergies renouvelables et de la protection de l’environnement. Leurs commanditaires sont les ministĂšres de l’Environnement, de l’Économie, de l’Éducation, de la Recherche ainsi que de nombreuses entreprises. Son rĂ©seau de contacts s’étend sur plusieurs des nouveaux pays membres de l’Union europĂ©enne dont la Croatie et la RĂ©publique tchĂšque[14].

FS, Allemagne

[modifier | modifier le code]

La Frankfurt School (FS) of Finance & Management est l’une des principales Ă©coles de commerce d’Allemagne. C’est aussi un institut de conseil avec plus de 50 ans d’expĂ©rience dans les domaines du conseil, de la crĂ©ation et mise en place de projets ainsi que dans la formation. La Frankfurt School est une organisation Ă  but non lucratif qui compte prĂšs de 400 employĂ©s. Elle a pour mission d’amĂ©liorer les pratiques commerciales nationales et internationales.

Le dĂ©partement d’IAS (International Advisory Services ; le secteur des services de conseil Ă  l’international) est engagĂ© dans l’amĂ©lioration de la qualitĂ© des marchĂ©s financiers en vue de faciliter l’accĂšs aux services financiers des petites entreprises et des populations les moins fortunĂ©es. L'IAS est composĂ© de sept centres de compĂ©tences dont l’un est spĂ©cialisĂ© dans le financement des Ă©nergies soutenables. Dans cette optique, il travaille avec des institutions financiĂšres pour la mise au point de plans de financement pour l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et le dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables.

Utilisateurs

[modifier | modifier le code]

Le baromĂštre EurObserv’ER est devenu une rĂ©fĂ©rence en Europe, totalisant pour l’annĂ©e 2012 plus de 92.000 tĂ©lĂ©chargements[15][rĂ©f. à confirmer] De nombreux acteurs utilisent ces indicateurs :

  • les dĂ©cideurs politiques peuvent obtenir des arguments chiffrĂ©s pour appuyer leurs dĂ©cisions et avoir un retour quant Ă  leur impact ;
  • le personnel des institutions de l’Union EuropĂ©enne qui a besoin de ces indicateurs pour contrĂŽler les efforts de chaque État Membre sans attendre la publication des statistiques officielles ;
  • les industriels ont accĂšs Ă  des informations concernant les politiques et l’état de santĂ© du secteur et peuvent ainsi mieux Ă©valuer le potentiel de croissance des filiĂšres renouvelables et les opportunitĂ©s d’investissement ;
  • les financiers et autres investisseurs qui obtiennent ainsi des indications sur les mesures de soutien aux filiĂšres et le dynamisme des acteurs ;
  • les journalistes, qui Ă©crivent de plus en plus d’articles sur le changement climatique et les Ă©nergies renouvelables, peuvent y trouver les derniers chiffres et actualitĂ©s des diffĂ©rentes filiĂšres ;
  • les agences de recherche de l’énergie les utilisent pour appuyer leurs analyses Ă©conomiques ;
  • les Chambres de commerce, qui doivent informer les entreprises de la situation des filiĂšres renouvelables dans les États membres, peuvent aussi y avoir recours ;
  • les associations pour les Ă©nergies renouvelables se servent des informations du baromĂštre dans leurs projets et leurs communications ;
  • les universitaires y ont parfois recours pour illustrer leurs cours sur les EnR.

Références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ « Le baromĂštre EurObserv'ER », sur ekopolis.fr (consultĂ© le ).
  2. ↑ « Http : //ww.w.areneidf.org/fr/État-des-energies-renouvelables-en-Europe-Edition-2011 »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Que faire ?).
  3. ↑ « Etat des Ă©nergies renouvelables en Europe par EurObserv’ER », sur ddline.fr via Wikiwix (consultĂ© le ).
  4. ↑ http://www7.nancy.inra.fr/lef/observatoire_du_lef/actualites_donnees/eurobserv_er_2010
  5. ↑ « Www.eaci-projects.eu/iee/ », sur eaci-projects.eu via Wikiwix.
  6. ↑ « DĂ©finition de EurObserv'ER (baromĂštre) », sur Actu-Environnement (consultĂ© le ).
  7. ↑ « OBSERV'ER », sur abcvert.fr via Wikiwix (consultĂ© le ).
  8. ↑ ElectricitĂ© verte - Certificats EECS energies-renouvelables.org, consultĂ© en mai 2017
  9. ↑ « ECN Energy research Centre of the Netherlands », sur eurec.be via Wikiwix (consultĂ© le ).
  10. ↑ (en) « Site de l'Institut polonais de l’énergie renouvelable (IEO) », sur ieo.pl (consultĂ© le )
  11. ↑ (de) « E-Highway2050 », sur susplan.eu via Wikiwix (consultĂ© le ).
  12. ↑ (en) « Site de la Renewables Academy (RenAc) », sur renac.de (consultĂ© le ).
  13. ↑ (en) « Alternative Energy Company - / AltEnergyMag »(Archive.org ‱ Wikiwix ‱ Que faire ?), sur altenergymag.com (consultĂ© le ).
  14. ↑ (en) « You will love it and feel it », sur slovenia.si via Wikiwix (consultĂ© le ).
  15. ↑ « Observ'ER », sur eurobserv-er.org via Wikiwix.

Lien externe

[modifier | modifier le code]