Aller au contenu

Samuel Charters

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Samuel Charters
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
DécÚs
(à 85 ans)
Arsta, SuĂšde
Nom de naissance
Samuel Barclay Charters
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint

Samuel Charters est un historien de la musique et réalisateur artistique américain, né à Pittsburgh le et mort à Arsta (SuÚde) le .

Jeunesse et formation

[modifier | modifier le code]

Samuel Charters grandit Ă  Sacramento. Son pĂšre est ingĂ©nieur ferroviaire. Durant son enfance il apprĂ©cie le jazz, la musique classique, puis le blues qu'il dĂ©couvre grĂące Ă  un enregistrement de Bessie Smith[1]. Il apprend la clarinette, puis joue de la guitare dans des formations folk[2]. En 1950, il se rend Ă  La Nouvelle-OrlĂ©ans pour Ă©tudier avec le clarinettiste George Lewis[3]. Charters sert dans l'armĂ©e pendant la guerre de CorĂ©e. À son retour, il effectue des recherches sur la tradition musicale de La Nouvelle-OrlĂ©ans. Il obtient un diplĂŽme en Ă©conomie de l'universitĂ© de Californie Ă  Berkeley[1].

Les ouvrages de Samuel Charters ont contribuĂ© au regain d'intĂ©rĂȘt que connaissent le folk et le blues durant les annĂ©es 1960[2]. En 1959, il publie The Country Blues (en), consacrĂ© Ă  un genre musical peu Ă©tudiĂ©, le blues traditionnel pratiquĂ© dans le sud du pays avant la Seconde Guerre mondiale. L'album qui l'accompagne comprend 14 chansons enregistrĂ©es au cours des annĂ©es 1920 et 1930 par des pionniers comme Robert Johnson et Sleepy John Estes. Il permet Ă  des musiciens amĂ©ricains et britanniques, dont Bob Dylan, The Allman Brothers, Cream ou encore les Rolling Stones, de dĂ©couvrir le rĂ©pertoire country blues, qu'ils reprendront par la suite. La dĂ©marche de Charters influence notamment Dick Waterman (en) et John Fahey, qui partent Ă  la recherche de musiciens d'avant-guerre. Selon l'historien de la musique Ted Gioia, Charters a aidĂ© Ă  diffuser et lĂ©gitimer le blues traditionnel[1].

Charters consacre d'autres ouvrages au blues et au jazz. Il publie également des romans et de la poésie et traduit plusieurs livres d'auteurs suédois, dont Tomas Tranströmer. Avec sa femme Ann Charters il publie Brother Souls: John Clellon Holmes, Jack Kerouac and the Beat Generation, ainsi qu'une biographie de Vladimir Maïakovski[1].

Réalisateur artistique

[modifier | modifier le code]

InspirĂ© par Fred Ramsey (en), Charters commence en 1955 Ă  enregistrer des musiciens de blues et de jazz. À partir de ses bandes, Folkways Records Ă©dite notamment Music of New Orleans, une anthologie en cinq volumes. Charters rĂ©alise Ă©galement des disques de blues, consacrĂ©s entre autres Ă  Blind Willie Johnson et Gus Cannon. Il est engagĂ© en 1963 par Prestige comme responsable Artists and Repertoire[3]. Charters rĂ©alise l'anthologie Chicago/The Blues/Today! pour Vanguard Records. Elle permet notamment de rĂ©vĂ©ler des musiciens comme Johnny Shines et J.B. Hutto[2]. Dans les annĂ©es 1970, il travaille pour le label suĂ©dois Sonet Records (en)[3].

Vie privée

[modifier | modifier le code]

Sa femme Ann Charters enseigne la littérature à l'université du Connecticut. Elle publie plusieurs ouvrages, consacrés notamment au mouvement Beat. Elle est également pianiste et photographe. Le couple s'installe en SuÚde en 1970[1].

Références

[modifier | modifier le code]
  1. 1 2 3 4 5 (en) Larry Rohter, « Samuel Charters, Foundational Scholar of the Blues, Dies at 85 », The New York Times,
  2. 1 2 3 (en) Tony Russell, « Samuel Charters obituary », The Guardian, The Guardian, .
  3. 1 2 3 (en) Edward Komara et Peter Lee, The Blues Encyclopedia, Routledge, , 1200 p. (ISBN 978-1-135-95832-9, lire en ligne), p. 194-195

Liens externes

[modifier | modifier le code]