LâĂ©nergie nuclĂ©aire confrontĂ©e Ă un tsunami de litiges
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Les retombĂ©es juridiques de lâaccident survenu en mars 2011 Ă la centrale nuclĂ©aire de Fukushima Daiichi se poursuivent, Ă mesure de lâavancĂ©e de plusieurs dizaines de procĂšs actuellement traitĂ©s par le systĂšme judiciaire japonais. Les dĂ©cisions auxquelles aboutiront les tribunaux pourraient avoir un impact profond sur la politique Ă©nergĂ©tique du gouvernement et sa conception de la prĂ©vention des risques.
Ces procĂšs peuvent se rĂ©partir en deux grandes catĂ©gories. La premiĂšre regroupe toutes les actions intentĂ©es en vue de dĂ©signer un responsable, notamment un grand procĂšs en pĂ©nal et beaucoup de poursuites civiles provenant de victimes qui cherchent Ă obtenir des indemnitĂ©s de lâĂtat et de la Compagnie dâĂ©lectricitĂ© de Tokyo (Tepco), le propriĂ©taire et exploitant de la centrale. Dans le second groupe se rangent les actions en justice visant Ă bloquer ou arrĂȘter dĂ©finitivement les opĂ©rations dâautres centrales que Fukushima Daiichi (dont les rĂ©acteurs ont Ă©tĂ© fermĂ©s), sous prĂ©texte quâelles menacent gravement la sĂ©curitĂ©. Dans la suite de ce texte, nous nous livrons Ă un bref examen de ces affaires et de leurs consĂ©quences.
Un danger prévisible ?
Si lâon en croit lâavocat Managi IzutarĂŽ, qui est en charge du plus grand recours collectif contre Tepco et lâĂtat, une trentaine de procĂšs de ce genre passent actuellement devant les tribunaux de toutes les rĂ©gions du Japon. La majoritĂ© des plaignants sont des Ă©vacuĂ©s de Fukushima qui ont portĂ© plainte Ă partir du lieu oĂč ils sont allĂ©s se rĂ©fugier aprĂšs lâaccident.
Dans le mĂȘme temps, lâex-PDG et deux anciens vice-prĂ©sidents de Tepco doivent rĂ©pondre en pĂ©nal, devant le tribunal du district de Tokyo, Ă des accusations de nĂ©gligence professionnelle ayant entraĂźnĂ© la mort et des blessures. Ă lâorigine, le parquet de Tokyo avait refusĂ© dâengager les poursuites, mais la situation a basculĂ© quand cette dĂ©cision a Ă©tĂ© annulĂ©e par une commission de rĂ©vision composĂ©e de citoyens ordinaires.
Dans toutes ces affaires, les questions essentielles auxquelles la justice doit rĂ©pondre sont les suivantes : Tepco et lâĂtat Ă©taient-ils en mesure de prĂ©voir les risques encourus par la centrale de Fukushima en cas de tsunami dâune ampleur Ă©quivalente Ă celui dĂ©clenchĂ© par le grand tremblement de terre de lâest du Japon ? Et sâils avaient pris des mesures de prĂ©vention des risques, ces derniĂšres auraient-elles pu effectivement servir Ă Ă©viter la catastrophe ? Lâ« Ătat », en lâoccurrence, nâest autre que la dĂ©funte Agence de la sĂ»retĂ© nuclĂ©aire et industrielle (ASNI), lâorganisme de contrĂŽle chargĂ© de lâinspection et de lâautorisation des installations nuclĂ©aires jusqu'en septembre 2012, avant d'ĂȘtre remplacĂ© par la Commission de rĂ©glementation de l'Ă©nergie nuclĂ©aire.
La construction de la centrale nuclĂ©aire de Fukushima Daiichi a commencĂ© en 1967, quand lâambitieux programme de dĂ©veloppement de lâĂ©nergie nuclĂ©aire adoptĂ© par le gouvernement a pris son plein Ă©lan. La sismologie et la simulation des tsunami ont considĂ©rablement progressĂ© entre temps, mais Ă lâĂ©poque, lâestimation retenue pour la hauteur potentielle maximale dâun tsunami sur le site de Fukushima Daiichi dĂ©passait Ă peine trois mĂštres. Autrement dit, au moment de la construction des installations, ni Tepco ni les pouvoirs publics nâĂ©taient en mesure de prĂ©voir que des vagues de 10 Ă 15 mĂštres de haut allaient un jour dĂ©ferler sur la centrale.
Toutefois, la pensĂ©e des scientifiques a Ă©voluĂ© Ă mesure quâils collectaient et analysaient des donnĂ©es sur lâactivitĂ© sismique et les tsunami au Japon et aux alentours. Dans un rapport publiĂ© en juillet 2002, une commission publique de sismologues estimait Ă 20 % les probabilitĂ©s quâun tremblement de terre de magnitude 8 dĂ©clenche un redoutable tsunami au large du littoral nord-est du Japon au cours des trois dĂ©cennies suivantes. En consĂ©quence, lâASNI a demandĂ© Ă Tepco dâeffectuer une simulation de tsunami pour Fukushima Daiichi et dâautres centrales, mais Tepco a refusĂ© et lâASNI nâa pas insistĂ©.
Tepco a fini par obtempĂ©rer en 2008, et la conclusion de sa simulation Ă©tait quâun tsunami consĂ©cutif Ă un fort sĂ©isme atteindrait une hauteur de 15,7 mĂštres, suffisante pour inonder la centrale de Fukushima Daiichi. Pourtant, Tepco nâa rien fait pour rĂ©duire le risque (par exemple en renforçant les digues de lâinstallation, ou en prenant dâautres mesures pour protĂ©ger les gĂ©nĂ©rateurs de secours), et il a attendu le dĂ©but de lâannĂ©e 2011, soit quelques semaines avant la catastrophe, pour informer lâASNI des conclusions de lâĂ©tude.
Complaisance et opacité
Suite Ă lâaccident de Fukushima, lâASNI sâest vu reprocher son manque dâindĂ©pendance. Lâagence Ă©tant sous lâautoritĂ© du ministĂšre de lâĂconomie, du Commerce et de lâIndustrie, un ardent dĂ©fenseur de lâĂ©nergie nuclĂ©aire, elle avait, au dire des fonctionnaires, des pouvoirs limitĂ©s en matiĂšre de rĂ©gulation. Outre cela, la nature Ă la fois fermĂ©e et consanguine de lâenvironnement Ă©tait propice Ă la formation de liens malsains entre lâASNI et lâindustrie de lâĂ©nergie Ă©lectrique. Tant et si bien que lâASNI avait pris lâhabitude dâaccueillir les compagnies et de leur apporter son soutien plutĂŽt que de les superviser. Quant Ă Tepco, il Ă©tait si profondĂ©ment imprĂ©gnĂ© par la culture du dĂ©ni quâil lui Ă©tait coutumier de cacher les informations qui risquaient de donner des munitions aux militants antinuclĂ©aires ou de crĂ©er de lâinquiĂ©tude au sein des populations locales. Lâentreprise sâĂ©tait ainsi persuadĂ©e, au mĂ©pris de tous les avertissements, que le risque dâun tsunami gĂ©ant Ă©tait purement hypothĂ©tique.
Jusquâici, les tribunaux de district nâont rendu de dĂ©cisions que dans trois grands recours collectifs, et dans chacune de ces affaires ils ont donnĂ© raison aux plaignants qui soutenaient que, Ă partir de la publication du rapport de 2002 sur les risques sismiques, lâĂtat et Tepco auraient pu anticiper le danger dâun tsunami de grande ampleur. Deux des tribunaux de district, ceux de Maebashi et de Fukushima, en sont arrivĂ©s Ă la conclusion que les accusĂ©s avaient fait montre de nĂ©gligence dans leur incapacitĂ© Ă empĂȘcher la fonte des rĂ©acteurs. En revanche, le tribunal du district de Chiba a rejetĂ© les plaintes contre lâĂtat au prĂ©texte quâil nâĂ©tait pas exclu que le gouvernement, malgrĂ© lâattention quâil prĂȘtait Ă lâĂ©poque Ă la sĂ»retĂ© sismique, nâait pas pu Ă©laborer Ă temps les mesures efficaces qui auraient permis de protĂ©ger Fukushima Daiichi contre le tsunami de mars 2011. Sachant que le gouvernement et Tepco sâapprĂȘtent Ă faire appel des dĂ©cisions des instances infĂ©rieures, les procĂšs risquent de durer des annĂ©es.
Dans un pays sujet aux catastrophes naturelles, les verdicts finaux pourraient avoir des rĂ©percussions importantes. En dĂ©pit des progrĂšs scientifiques des derniĂšres dĂ©cennies, notre aptitude Ă prĂ©voir les grands tremblements de terre, tsunami et Ă©ruptions volcaniques reste trĂšs limitĂ©e. Comment pouvons-nous ĂȘtre sĂ»rs que la conception et le fonctionnement des centrales nuclĂ©aires existantes reflĂštent les Ă©valuations scientifiques les plus rĂ©centes des risques Ă long terme ? Les pouvoirs publics et lâindustrie ont-ils la responsabilitĂ© de nous prĂ©server des Ă©vĂ©nements catastrophiques, aussi faible que soit leur probabilité ?
Un tsunami de poursuites judiciaires
Lâavocat Managi IzutarĂŽ estime Ă plus de 10 000 le nombre de plaignants impliquĂ©s dans les recours collectifs en cours contre Tepco et lâĂtat. Il reprĂ©sente Ă lui seul 4 200 victimes dans lâun de ces procĂšs, qui est jusquâici le plus grand. Selon Me Managi, une fois connu le danger que reprĂ©sentait un tsunami, maintenir Fukushima Daiichi en activitĂ© revenait à « autoriser une compagnie aĂ©rienne Ă faire voler un avion dangereux ».
Dans le jugement quâil a rendu en octobre dernier dans le procĂšs plaidĂ© par Me Managi, le tribunal du district de Fukushima a convenu que Tepco et lâĂtat avaient tous deux fait montre de nĂ©gligence, et il a ordonnĂ© que des dommages et intĂ©rĂȘts soient versĂ©s Ă une majoritĂ© des plaignants. Mais les victimes et leurs avocats ont estimĂ© que le montant et le champ dâapplication des indemnitĂ©s Ă©taient inadĂ©quats et ont choisi de faire appel. Tepco et lâĂtat ont eux aussi fait appel de la dĂ©cision.
Lâaffaire est dĂ©sormais confiĂ©e Ă la cour dâappel de Sendai. « En dernier lieu, nous demandons que la prĂ©fecture de Fukushima soit restaurĂ©e dans son Ă©tat dâavant lâaccident nuclĂ©aire », explique Me Managi. « Dans le mĂȘme temps, nous nous battons pour mettre un terme Ă lâusage de lâĂ©nergie nuclĂ©aire. »
Me Managi insiste sur lâimportance quâil y a Ă mobiliser un grand nombre de victimes. « Si vous nâarrivez pas Ă rassembler un large groupe de plaignants, leur affaire nâaura pas suffisamment de retentissement pour le juge », dit l'avocat. « Le nombre de personnes impliquĂ©es dans un litige et lâintensitĂ© des sentiments du public sont des facteurs dĂ©cisifs. Je pense que la vraie bataille se livre en dehors du tribunal. »
En regroupant les victimes dans le cadre de vastes recours collectifs, Me Managi et dâautres avocats utilisent une stratĂ©gie qui a dĂ©jĂ fait ses preuves, puisquâelle a contribuĂ© Ă retourner le courant contre les grands pollueurs industriels dans les annĂ©es 1960 et 1970, quand les victimes des maladies de Minamata (empoisonnement au mercure) et itai-itai (empoisonnement au cadmium) se sont regroupĂ©es pour obtenir rĂ©paration en justice. Lâavenir nous dira si le mouvement actuel aura un impact comparable.
Lâavocat Managi IzutarĂŽ reprĂ©sente 4 200 anciens habitants de Fukushima dans un recours collectif contre lâĂtat et Tepco. (Photo : Shizume Saiji)
Le combat contre lâĂ©nergie nuclĂ©aire, une centrale aprĂšs lâautre
Sur un front différent mais connexe, des groupes de citoyens et autres plaignants sont résolument engagés dans une série de procÚs visant à obtenir la fermeture des centrales nucléaires japonaises.
Les premiĂšres tentatives en vue dâentraver le dĂ©veloppement de lâĂ©nergie nuclĂ©aire par lâaction en justice remontent aux annĂ©es 1970. ParticuliĂšrement marquante parmi ces premiĂšres affaires a Ă©tĂ© le procĂšs intentĂ© par des citoyens qui contestaient la lĂ©galitĂ© de la licence accordĂ©e Ă la Compagnie Ă©lectrique de Shikoku pour la construction et lâexploitation de la centrale nuclĂ©aire Ikata, dans la prĂ©fecture dâEhime. En lâoccurrence, les avocats mettaient en cause les fondements mĂȘmes de la sĂ»retĂ© de lâinstallation, compte tenu de sa proximitĂ© avec la zone faillĂ©e de la Ligne tectonique mĂ©diane. Cette affaire est remontĂ©e jusquâĂ la cour suprĂȘme, qui a finalement dĂ©boutĂ© les plaignants en 1992.
Les problĂšmes de sĂ©curitĂ© occupent une place prĂ©pondĂ©rante dans les quelque 30 procĂšs actuellement en cours devant les tribunaux du Japon (au mois de janvier 2018). La majoritĂ© font rĂ©fĂ©rence au risque potentiel de fort tremblement de terre, dâĂ©ruption volcanique ou de tsunami, tandis que dâautres rĂ©clament la suspension des opĂ©rations en raison de lâinadĂ©quation des plans dâĂ©vacuation. Un petit nombre de ces affaires remontent Ă lâĂ©poque dâavant Fukushima, mais le plus gros des plaintes ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es Ă la suite de lâaccident.
En dĂ©cembre dernier, la cour dâappel de Hiroshima a Ă©mis une injonction de mise Ă lâarrĂȘt du rĂ©acteur numĂ©ro 3 de la centrale nuclĂ©aire dâIkata, mentionnĂ©e plus haut. La dĂ©cision de la cour faisait rĂ©fĂ©rence au danger que courait cette installation, implantĂ©e sur lâĂźle de Shikoku, en cas dâĂ©ruption massive du mont Aso, situĂ© dans le KyĂ»shĂ», de lâautre cĂŽtĂ© de la mer. Bien que lâhistoire nâait pas gardĂ© trace dâune Ă©ruption dâune telle ampleur, la cour a convenu que le risque Ă©tait suffisant pour justifier que le site soit dĂ©clarĂ© inappropriĂ© pour une centrale nuclĂ©aire. Cette dĂ©cision nâa pas Ă©tĂ© du goĂ»t de lâAutoritĂ© de rĂ©gulation du nuclĂ©aire, qui avait autorisĂ© la remise en exploitation sous des normes de sĂ©curitĂ© nouvelles, postĂ©rieures Ă lâaccident de Fukushima.
Aujourdâhui, la quasi-totalitĂ© des centrales japonaises en Ă©tat de fonctionner se trouvent prises dans une forme ou une autre de litige. Il y a notamment une affaire oĂč ce sont les autoritĂ©s locales qui sont Ă lâorigine dâune action en justice â celle que la ville de Hakodate, Ă HokkaidĂŽ, a entamĂ© pour bloquer la construction et lâexploitation de la centrale nuclĂ©aire dâĂma, situĂ©e de lâautre cĂŽtĂ© du dĂ©troit de Tsugaru, dans la prĂ©fecture dâAomori.
Statut des réacteurs nucléaires japonais en état de fonctionner

| Nom de la centrale | Nombre de rĂ©acteurs | Ătat (fĂ©vrier 2018) | |
|---|---|---|---|
| 1 | Tomari | 3 | ArrĂȘt |
| 2 | HigashidĂŽri | 1 | ArrĂȘt |
| 3 | Onagawa | 3 | ArrĂȘt |
| 4 | Fukushima Daini | 4 | ArrĂȘt |
| 5 | TĂŽkai | 1 | ArrĂȘt |
| 6 | Kashiwazaki-Kariwa | 7 | ArrĂȘt |
| 7 | Hamaoka | 3 | ArrĂȘt |
| 8 | Shika | 2 | ArrĂȘt |
| 9 | Tsuruga | 1 | ArrĂȘt |
| 10 | Mihama | 1 | ArrĂȘt |
| 11 | Ăi | 2 | ArrĂȘt |
| 12 | Takahama | 4 | 2 en activitĂ©, 2 en arrĂȘt |
| 13 | Shimane | 1 | ArrĂȘt |
| 14 | Ikata | 3 | ArrĂȘt |
| 15 | Genkai | 3 | ArrĂȘt |
| 16 | Sendai | 2 | 1 en activitĂ©, 1 en arrĂȘt |
Note : les six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ont été mis hors service de 2011 à 2014).
Des avocats en mission
Me Kawai Hiroyuki et Me Kaido YĂ»ichi nâont pas attendu lâaccident de Fukushima pour devenir des figures de proue du combat contre lâĂ©nergie nuclĂ©aire. Au lendemain de la catastrophe, ils ont fondĂ© le RĂ©seau national des avocats dans les procĂšs contre les centrales nuclĂ©aires, un groupe de juristes qui intente des actions en justice contre les installations nuclĂ©aires pour le compte de citoyens et autres plaignants japonais.
Les deux avocats reprĂ©sentent aussi les actionnaires de Tepco, qui rĂ©clament aux anciens dirigeants de la compagnie 5 500 milliards de yens de dommages et intĂ©rĂȘts, un montant jusque-lĂ inĂ©galĂ©. Outre cela, en tant quâavocats des Demandeurs dans les poursuites pĂ©nales liĂ©es Ă la catastrophe nuclĂ©aire de Fukushima, Me Kawai et Me Kaido travaillent aux cĂŽtĂ©s du ministĂšre public dans le cadre du procĂšs de trois dirigeants de Tepco, qui prĂ©sente des similitudes avec les poursuites civiles en termes dâarguments, de preuves et de tĂ©moignages.
Ceci Ă©tant, on sâattend Ă ce que le procĂšs â officiellement ouvert en juin dernier et censĂ© se poursuivre au moins jusquâĂ la fin de lâĂ©tĂ© prochain â fasse lâobjet dâune gigantesque couverture mĂ©diatique au printemps, quand va commencer lâaudition des tĂ©moins, dont plus de 20 sont attendus. Ce procĂšs fait aussi appel Ă un Ă©norme volume de piĂšces Ă conviction, notamment des enregistrements dâinterviews menĂ©es par un organisme public, la Commission dâinvestigation sur lâaccident survenu Ă la centrale nuclĂ©aire de Fukushima Daiichi, ainsi quâun nombre incalculable de pages de courrier Ă©lectronique, de mĂ©mos internes, de procĂšs-verbaux de rĂ©unions et de rapports divers. Cette masse dâinformation apportera-t-elle un nouvel Ă©clairage sur les facteurs humains Ă lâĆuvre derriĂšre lâaccident de Fukushima ? La nation va surveiller de prĂšs la suite des Ă©vĂ©nements.
(D'aprĂšs un original en japonais du 19 fĂ©vrier 2018. Photo de titre : des plaignants devant le tribunal du district de Fukushima le 10 octobre 2017. Ce dernier a convenu au cours du procĂšs que Tepco et lâĂtat avaient tous deux fait montre de nĂ©gligence concernant la catastrophe de Fukushima. Jiji Press)