Fraire
| Fraire | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Philippeville | ||||
| Commune | Walcourt | ||||
| Code postal | 5650 | ||||
| Code INS | 93088P | ||||
| Zone téléphonique | 071 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Frairois(e) / Frairot(te) | ||||
| Population | 1Â 456Â hab. (01/01/2025) | ||||
| Densité | 183 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| CoordonnĂ©es | 50° 15âČ nord, 4° 30âČ est | ||||
| Superficie | 797 ha = 7,97 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
| |||||
| modifier |
|||||
Fraire est une section de la ville belge de Walcourt située en Région wallonne dans la province de Namur.
C'était une commune à part entiÚre avant la fusion des communes de 1977.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Géographie
[modifier | modifier le code]La commune est bornĂ©e au nord par Laneffe et ChastrĂšs, Ă lâest par Saint-Aubin et MorialmĂ©, au sud par Yves-GomezĂ©e et Ă lâouest par Walcourt. Elle est traversĂ©e par la N5 (section de Philippeville-Charleroi) et la N932 (Annevoie-Rouillon-Fraire). Le ruisseau de Fairoul, affluent de lâEau dâYves, prend sa source dans la commune.
Fraire comprend un hameau : Fairoul.
Ăvolution dĂ©mographique
[modifier | modifier le code]
- Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre
Histoire
[modifier | modifier le code]La charte des miniĂšres de MorialmĂ© de 1384 : Document qui octroie des droits aux mineurs parmi lesquels des habitants de Fraire. Les premiĂšres lignes de cet accord sont les suivantes : Voici les franchises et droits des miniĂšres de fer de MorialmĂ©, faites, ordonnĂ©es et rĂ©digĂ©es, pour que tous ceux qui viendront plus tard en aient plus grande souvenance et que les jurĂ©s des dites miniĂšres, savoir : Jounons Du Buck, Jehan Le Camus, Jehan Horret, Pierre Hubert, tous de Fraire-la-Petite et Jehan le Stordeur, de MorialmĂ©, ont mises ou fait mettre dans les prĂ©sentes. Fait en l'an de grĂące 1384, le lundi qui est le lendemain du grand carĂȘme et le premier jour du mois de mars. [1]
Liste des bourgmestres de 1830 Ă 1977
[modifier | modifier le code]Patrimoine et folklore
[modifier | modifier le code]Patrimoine architectural
[modifier | modifier le code]- LâĂ©glise Saint-RĂ©my, reconstruite par lâabbaye dâAulne en 1792, est un Ă©difice de style classique[2].
La ferme du ChĂąteau, situĂ©e rue de Rocroi, fut autrefois la propriĂ©tĂ© des seigneurs locaux, Ă©galement seigneurs de Samart : les Saint-Mard au XVe siĂšcle, suivis des RomerĂ©e jusquâen 1505, puis des Aux-Brebis au XVIe siĂšcle, et enfin des Glymes de Brabant, du dernier tiers du XVIe siĂšcle jusquâĂ la RĂ©volution française. La ferme a Ă©tĂ© construite par Ă©tapes, du XVIe au XXe siĂšcle[3].
La chapelle Notre-Dame de l'Assomption de Fairoul. - La chapelle Notre-Dame de l'Assomption de Fairoul, installĂ©e sur la rive gauche du ruisseau de Fairoul, a Ă©tĂ© construite en 1841 Ă partir dâun gros Ćuvre plus ancien. Son chĆur, Ă©rigĂ© en 1708, est lâĆuvre de G. Bliquin, mĂ©tallurgiste Ă Fairoul[4].
- La ferme d'En Bas, située rue de Baileux, appartenait autrefois aux seigneurs du lieu, puis, au XIXe siÚcle, aux Cartier d'Yves[4].
- Le chĂąteau de Fairoul se trouve probablement sur lâemplacement dâanciens hauts fourneaux et forges, mentionnĂ©s dĂšs le XVIe siĂšcle. Lâensemble actuel, datant du XIXe siĂšcle, est installĂ© dans une vallĂ©e encaissĂ©e traversĂ©e par le ruisseau de Fairoul. Cette exploitation industrielle fut reprise par le baron de Cartier dâYves entre 1824 et 1830. Il possĂ©dait aussi Rossignol Ă VogenĂ©e et la Neuve Forge, aujourdâhui disparue, toutes deux situĂ©es sur le ruisseau dâYves. Il fit construire un laminoir, qui cessa ses activitĂ©s en 1846[4].
Folklore
[modifier | modifier le code]La marche Saint-Ghislain (3iĂšme dimanche de juillet) [5].
Enseignement
[modifier | modifier le code]Ăconomie
[modifier | modifier le code]Chemin de fer
[modifier | modifier le code]Câest le , au dĂ©part de Marchienne, que le chemin de fer de la SociĂ©tĂ© du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse atteint Walcourt, et de lĂ , via la ligne 135, MorialmĂ© au centre de la rĂ©gion oĂč les mines de fer Ă©taient encore en pleine activitĂ©. Une autre section, BerzĂ©e-Laneffe, est Ă©galement ouverte, avec des wagons tractĂ©s par des chevaux pour transporter le minerai de fer.
Ces travaux sont supervisĂ©s par EugĂšne Gremez, de Cerfontaine, contrĂŽleur du Service des Transports, placĂ© directement sous les ordres de George Sheward, administrateur anglais de la ligne, dont lâadresse nâest autre que "Jardinet-lez-Walcourt", c-Ă -d Ă lâancienne abbaye.
Gremez multiplie les visites non seulement aux diverses stations de ligne mais entre-temps, il sâenquiert des multiples dĂ©veloppements commerciaux possibles, Ă©tudie les prix de revient, passe commande de tous les instruments et objets nĂ©cessaires, nomme des responsables Ă tous les niveaux[6].
Vie associative
[modifier | modifier le code]Personnalité
[modifier | modifier le code]Lord Sabathan, ex-bassiste et fondateur du groupe de black metal Enthroned, est originaire de Fraire. AprĂšs avoir quittĂ© Enthroned en 2006, il a officiĂ© au sein de plusieurs formations Ă©phĂ©mĂšres telles que Dawn Of Crucifixion et Horacle, pour finalement rejoindre les rangs du groupe de Black Thrash Slaughter Messiah en . Depuis , il est Ă©galement membre du groupe de Black Metal Heinous ; et depuis , il poursuit une carriĂšre solo oĂč il rejoue les classiques de Enthroned de 1994 Ă 2004, pĂ©riode dans laquelle il officiait au sein du groupe.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- â AndrĂ© LĂ©pine, « La charte des miniĂšres de 1384 », Cahier du MusĂ©e de Cerfontaine, no 467,â
- â Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 504.
- â Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 506.
- 1 2 3 Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 497.
- â Bertrand Thibaut (photogr. Pascal DegĂ©e), En marches : Les escortes militaire en Entre-Sambre-et-Meuse, Bruxelles, Ăditions ApartĂ©, , 192 p. (ISBN 978-2930327273), p. 184
- â AndrĂ© LĂ©pine, « Le canal de Chimay (1831) et le chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse (1844) », Cahier du MusĂ©e de Cerfontaine, no 468,â
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, vol. 9, t. 1 et 2 : Namur, Arrondissement de Philippeville, LiÚge, Pierre Mardaga, éditeur, , 694 p. (ISBN 2-8021-0040-8)
- J. Ăvrard, « Notes sur lâhistoire de Fraire et Fairoul », Le Guetteur Wallon, no 3,â , p. 69-83 (lire en ligne)
- Achille Trotin, Fraire sur les traces de son passĂ© minier, Fraire, Les sentiers du fer / Les pĂźssintes du fiĂȘr, , 38 p.
- Achille Trotin, Fraire et lâextraction du minerai de fer au 19e s., Fraire, Les sentiers du fer / Les pĂźssintes du fiĂȘr, , 185Â p.
- Joseph Gonze, « Fraire-Fairoul - Les registres paroissiaux 1726-1801 », Cahier du MusĂ©e de Cerfontaine, no 310,â
