Aller au contenu

Fraire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Fraire
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Philippeville
Commune Walcourt
Code postal 5650
Code INS 93088P
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Frairois(e) / Frairot(te)
Population 1 456 hab. (01/01/2025)
Densité 183 hab./km2
Géographie
CoordonnĂ©es 50° 15â€Č nord, 4° 30â€Č est
Superficie 797 ha = 7,97 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte topographique de Belgique
Fraire
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte administrative de Belgique
Fraire
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Voir sur la carte administrative de la Région wallonne
Fraire
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
Voir sur la carte administrative de la province de Namur
Fraire

Fraire est une section de la ville belge de Walcourt située en Région wallonne dans la province de Namur.

C'était une commune à part entiÚre avant la fusion des communes de 1977.

Géographie

[modifier | modifier le code]

La commune est bornĂ©e au nord par Laneffe et ChastrĂšs, Ă  l’est par Saint-Aubin et MorialmĂ©, au sud par Yves-GomezĂ©e et Ă  l’ouest par Walcourt. Elle est traversĂ©e par la N5 (section de Philippeville-Charleroi) et la N932 (Annevoie-Rouillon-Fraire). Le ruisseau de Fairoul, affluent de l’Eau d’Yves, prend sa source dans la commune.

Fraire comprend un hameau : Fairoul.

Évolution dĂ©mographique

[modifier | modifier le code]
  • Source: DGS, 1831 Ă  1970=recensements population, 1976= habitants au 31 dĂ©cembre

La charte des miniĂšres de MorialmĂ© de 1384 : Document qui octroie des droits aux mineurs parmi lesquels des habitants de Fraire. Les premiĂšres lignes de cet accord sont les suivantes : Voici les franchises et droits des miniĂšres de fer de MorialmĂ©, faites, ordonnĂ©es et rĂ©digĂ©es, pour que tous ceux qui viendront plus tard en aient plus grande souvenance et que les jurĂ©s des dites miniĂšres, savoir : Jounons Du Buck, Jehan Le Camus, Jehan Horret, Pierre Hubert, tous de Fraire-la-Petite et Jehan le Stordeur, de MorialmĂ©, ont mises ou fait mettre dans les prĂ©sentes. Fait en l'an de grĂące 1384, le lundi qui est le lendemain du grand carĂȘme et le premier jour du mois de mars. [1]

Liste des bourgmestres de 1830 Ă  1977

[modifier | modifier le code]

Patrimoine et folklore

[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural

[modifier | modifier le code]
  • L’église Saint-RĂ©my, reconstruite par l’abbaye d’Aulne en 1792, est un Ă©difice de style classique[2].
  • La chapelle Notre-Dame de l'Assomption de Fairoul.
    La ferme du ChĂąteau, situĂ©e rue de Rocroi, fut autrefois la propriĂ©tĂ© des seigneurs locaux, Ă©galement seigneurs de Samart : les Saint-Mard au XVe siĂšcle, suivis des RomerĂ©e jusqu’en 1505, puis des Aux-Brebis au XVIe siĂšcle, et enfin des Glymes de Brabant, du dernier tiers du XVIe siĂšcle jusqu’à la RĂ©volution française. La ferme a Ă©tĂ© construite par Ă©tapes, du XVIe au XXe siĂšcle[3].
  • La chapelle Notre-Dame de l'Assomption de Fairoul, installĂ©e sur la rive gauche du ruisseau de Fairoul, a Ă©tĂ© construite en 1841 Ă  partir d’un gros Ɠuvre plus ancien. Son chƓur, Ă©rigĂ© en 1708, est l’Ɠuvre de G. Bliquin, mĂ©tallurgiste Ă  Fairoul[4].
  • La ferme d'En Bas, situĂ©e rue de Baileux, appartenait autrefois aux seigneurs du lieu, puis, au XIXe siĂšcle, aux Cartier d'Yves[4].
  • Le chĂąteau de Fairoul se trouve probablement sur l’emplacement d’anciens hauts fourneaux et forges, mentionnĂ©s dĂšs le XVIe siĂšcle. L’ensemble actuel, datant du XIXe siĂšcle, est installĂ© dans une vallĂ©e encaissĂ©e traversĂ©e par le ruisseau de Fairoul. Cette exploitation industrielle fut reprise par le baron de Cartier d’Yves entre 1824 et 1830. Il possĂ©dait aussi Rossignol Ă  VogenĂ©e et la Neuve Forge, aujourd’hui disparue, toutes deux situĂ©es sur le ruisseau d’Yves. Il fit construire un laminoir, qui cessa ses activitĂ©s en 1846[4].

La marche Saint-Ghislain (3iĂšme dimanche de juillet) [5].

Enseignement

[modifier | modifier le code]

Économie

[modifier | modifier le code]

Chemin de fer

[modifier | modifier le code]

C’est le , au dĂ©part de Marchienne, que le chemin de fer de la SociĂ©tĂ© du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse atteint Walcourt, et de lĂ , via la ligne 135, MorialmĂ© au centre de la rĂ©gion oĂč les mines de fer Ă©taient encore en pleine activitĂ©. Une autre section, BerzĂ©e-Laneffe, est Ă©galement ouverte, avec des wagons tractĂ©s par des chevaux pour transporter le minerai de fer.

Ces travaux sont supervisĂ©s par EugĂšne Gremez, de Cerfontaine, contrĂŽleur du Service des Transports, placĂ© directement sous les ordres de George Sheward, administrateur anglais de la ligne, dont l’adresse n’est autre que "Jardinet-lez-Walcourt", c-Ă -d Ă  l’ancienne abbaye.

Gremez multiplie les visites non seulement aux diverses stations de ligne mais entre-temps, il s’enquiert des multiples dĂ©veloppements commerciaux possibles, Ă©tudie les prix de revient, passe commande de tous les instruments et objets nĂ©cessaires, nomme des responsables Ă  tous les niveaux[6].

Vie associative

[modifier | modifier le code]

Personnalité

[modifier | modifier le code]

Lord Sabathan, ex-bassiste et fondateur du groupe de black metal Enthroned, est originaire de Fraire. AprĂšs avoir quittĂ© Enthroned en 2006, il a officiĂ© au sein de plusieurs formations Ă©phĂ©mĂšres telles que Dawn Of Crucifixion et Horacle, pour finalement rejoindre les rangs du groupe de Black Thrash Slaughter Messiah en . Depuis , il est Ă©galement membre du groupe de Black Metal Heinous ; et depuis , il poursuit une carriĂšre solo oĂč il rejoue les classiques de Enthroned de 1994 Ă  2004, pĂ©riode dans laquelle il officiait au sein du groupe.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ AndrĂ© LĂ©pine, « La charte des miniĂšres de 1384 », Cahier du MusĂ©e de Cerfontaine, no 467,‎
  2. ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 504.
  3. ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 506.
  4. 1 2 3 Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 497.
  5. ↑ Bertrand Thibaut (photogr. Pascal DegĂ©e), En marches : Les escortes militaire en Entre-Sambre-et-Meuse, Bruxelles, Éditions ApartĂ©, , 192 p. (ISBN 978-2930327273), p. 184
  6. ↑ AndrĂ© LĂ©pine, « Le canal de Chimay (1831) et le chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse (1844) », Cahier du MusĂ©e de Cerfontaine, no 468,‎

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, vol. 9, t. 1 et 2 : Namur, Arrondissement de Philippeville, LiĂšge, Pierre Mardaga, Ă©diteur, , 694 p. (ISBN 2-8021-0040-8)
  • J. Évrard, « Notes sur l’histoire de Fraire et Fairoul », Le Guetteur Wallon, no 3,‎ , p. 69-83 (lire en ligne)
  • Achille Trotin, Fraire sur les traces de son passĂ© minier, Fraire, Les sentiers du fer / Les pĂźssintes du fiĂȘr, , 38 p.
  • Achille Trotin, Fraire et l’extraction du minerai de fer au 19e s., Fraire, Les sentiers du fer / Les pĂźssintes du fiĂȘr, , 185 p.
  • Joseph Gonze, « Fraire-Fairoul - Les registres paroissiaux 1726-1801 », Cahier du MusĂ©e de Cerfontaine, no 310,‎