Javier Arenas
Francisco Javier Arenas Bocanegra, né le à Séville, est un homme politique espagnol membre du Parti populaire (PP).
Biographie
[modifier | modifier le code]Formation et emplois
[modifier | modifier le code]Il accomplit ses Ă©tudes secondaires au collĂšge clarĂ©tain San Antonio MarĂa Claret, puis entre Ă l'universitĂ© de SĂ©ville, oĂč il obtient d'abord une licence en droit, puis un master en haute direction de l'entreprise. Initialement avocat, il passe ensuite les concours de la fonction publique et devient fonctionnaire de la Culture, aujourd'hui placĂ© en disponibilitĂ©.
Débuts en politique
[modifier | modifier le code]Il commence sa carriÚre politique en adhérant à l'Union du centre démocratique (UCD), en 1977, dont il est élu président du mouvement de jeunesse.
Alors que l'UCD s'effondre du fait de ses divisions internes, il rejoint le Parti démocrate populaire (PDP) en 1982, et entre l'année suivante au conseil municipal de Séville, sous les couleurs de la coalition politique de la Coalition populaire (CP). Il en est désigné porte-parole du groupe municipal, tout en étant choisi comme adjoint par le maire socialiste de l'époque, Manuel del Valle Arévalo.
Ascension andalouse
[modifier | modifier le code]En 1986, il est élu député au Parlement d'Andalousie dans la province de Séville, avant de prendre, en 1987, la présidence du PDP dans la communauté autonome. Il accÚde à la scÚne politique nationale deux ans plus tard, lorsqu'il intÚgre le CongrÚs des députés, comme représentant de la province de Séville.
Désigné vice-secrétaire général du nouveau Parti populaire (PP) en 1991, il en devient président de la fédération d'Andalousie (PP-A) deux ans plus tard, et tente de prendre la présidence de la Junte d'Andalousie lors du scrutin régional de 1994. Bien qu'il échoue, il parvient à enregistrer une importante progression, recueillant 34,6 % des suffrages et 41 députés, à peine cinq points et cinq siÚges de moins que Manuel Chaves. Le Parlement d'Andalousie le nomme ensuite au Sénat, ce qui l'oblige à renoncer à son mandat au CongrÚs des députés.
Ministre du Travail
[modifier | modifier le code]Il Ă©choue une deuxiĂšme fois Ă prendre le pouvoir au cours des rĂ©gionales anticipĂ©es de 1996, le PP reculant trĂšs lĂ©gĂšrement Ă 34,1 % des voix et 40 dĂ©putĂ©s, tandis que les socialistes progressaient jusqu'Ă 44 % des suffrages. Reconduit comme sĂ©nateur le , Javier Arenas est nommĂ©, le , ministre du Travail et des Affaires sociales par JosĂ© MarĂa Aznar dans le premier gouvernement de centre droit depuis 1982. Il renonce deux semaines plus tard Ă son mandat de dĂ©putĂ© rĂ©gional, perdant dans le mĂȘme temps sa condition de sĂ©nateur.
Secrétaire général du PP
[modifier | modifier le code]Il quitte le cabinet le , Ă quinze mois des Ă©lections gĂ©nĂ©rales, pour devenir secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du PP en remplacement de Francisco Ălvarez-Cascos, Ă ce poste depuis 1990. Choisi par Aznar en vue de renforcer l'image centriste du parti[1], il est remplacĂ© au ministĂšre du Travail par Manuel Pimentel, et prend officiellement ses fonctions dix jours plus tard, lors du XIIIe congrĂšs national du PP.
Il est réélu l'année suivante député de la province de Séville au CongrÚs des députés, dont il devient membre de la députation permanente et de la commission constitutionnelle.
Retour au gouvernement puis dans l'opposition
[modifier | modifier le code]Il fait son retour au gouvernement lors du grand remaniement du 10 juillet 2002, en tant que ministre des Administrations publiques. Il cumule ce poste avec celui de secrétaire général pendant plus d'un an. Il est en effet remplacé par Mariano Rajoy le , tandis qu'il est promu second vice-président du gouvernement et ministre de la Présidence.
Le PP ayant perdu les élections générales du 14 mars 2004, il quitte le gouvernement environ un mois plus tard, mais retrouve la présidence du parti en Andalousie dÚs le . Investi à l'unanimité par le comité directeur[2], il est confirmé en octobre par le congrÚs régional, à 95,5 % des voix des délégués[3].
Chef de file du PP d'Andalousie
[modifier | modifier le code]Ă ce titre, il conduit de nouveau la campagne du PP-A pour les rĂ©gionales de 2008, se classant pour la troisiĂšme fois deuxiĂšme, derriĂšre le PSOE de Manuel Chaves, avec 38,6 % des suffrages exprimĂ©s et 47 dĂ©putĂ©s, une forte progression de dix siĂšges qui n'empĂȘche cependant pas les socialistes de conserver la majoritĂ© absolue. Il est ensuite réélu au SĂ©nat par le Parlement d'Andalousie, avant d'ĂȘtre choisi comme vice-secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral pour la Politique rĂ©gionale et locale lors du congrĂšs nationale de Valence, en , dont il est considĂ©rĂ© comme l'un des grands vainqueurs face à « l'aile dure » du PP[4],[5].
Mise en retrait
[modifier | modifier le code]Alors qu'il était le grand favori, il échoue lors des élections régionales du en Andalousie. Bien qu'étant arrivé devant le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), il n'obtient qu'une majorité relative de 50 députés sur 109. Les socialistes trouvent ensuite un accord avec la Gauche unie (IU), permettant l'investiture de José Antonio Griñån pour un nouveau mandat. Il cÚde alors la présidence du PP-A au maire de Séville, Juan Ignacio Zoido, restant vice-secrétaire général du PP et sénateur d'Andalousie.
Vie privée
[modifier | modifier le code]Marié avec Macarena Olivencia, il est pÚre de trois enfants.
Distinctions
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- â (es) « Arenas sustituye a Cascos para "vender" el nuevo centrismo en este año electoral », El PaĂs, le
- â (es) « Javier Arenas, elegido presidente del PP andaluz por unanimidad », La Vanguardia, le
- â (es) « Javier Arenas, elegido presidente del PP en AndalucĂa », La Vanguardia, le
- â (es) « Arenas es el 'hombre fuerte' del nuevo PP », El PaĂs, le
- â (es) « Rajoy se libera del aznarismo », El PaĂs, le
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (es) Résumé des notices biographiques sur le site du CongrÚs des députés
- (es)Â Site du Parti populaire d'Andalousie
- (es)Â Site du Parti populaire
- Naissance en décembre 1957
- Naissance à Séville
- Personnalité politique espagnole de l'époque démocratique
- Personnalité politique liée à l'Andalousie
- Personnalité du Parti populaire (Espagne)
- Député de la IIe législature du Parlement d'Andalousie
- Député de la IVe législature du Parlement d'Andalousie
- Député de la Ve législature du Parlement d'Andalousie
- Député de la VIIIe législature du Parlement d'Andalousie
- Député de la IXe législature du Parlement d'Andalousie
- Député de la Xe législature du Parlement d'Andalousie
- Député de la province de Séville
- Député espagnol de la IVe législature
- Député espagnol de la Ve législature
- Député espagnol de la VIIe législature
- Député espagnol de la VIIIe législature
- Sénateur désigné par le Parlement d'Andalousie
- Sénateur espagnol de la Ve législature
- Sénateur espagnol de la VIe législature
- Sénateur espagnol de la IXe législature
- Sénateur espagnol de la Xe législature
- Sénateur espagnol de la XIe législature
- Sénateur espagnol de la XIIe législature
- Sénateur espagnol de la XIIIe législature
- Sénateur espagnol de la XIVe législature
- Sénateur espagnol de la XVe législature
- Ministre espagnol de l'époque démocratique
- Ministre espagnol du Travail
- Ministre espagnol des Administrations publiques
- Ministre espagnol de la Présidence
- Grand-croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique