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Montréal

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Montréal
Montréal
De haut en bas et de gauche à droite : le centre-ville de Montréal, le Vieux-Montréal, la basilique Notre-Dame, le Vieux-Port de Montréal, l'oratoire Saint-Joseph et le stade olympique.
Blason de Montréal
Armoiries de Montréal.
Drapeau de Montréal
Drapeau de Montréal.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Montréal
Subdivision régionale Agglomération de Montréal
Statut municipal Métropole
Arrondissements 19 arrondissements
Mairesse
Mandat
Soraya Martinez Ferrada
2025-2029
Code postal
Fondateur
Date de fondation
Paul de Chomedey de Maisonneuve et Jeanne Mance
Constitution
Démographie
Gentilé Montréalais et Montréalaise
Population 1 762 949 hab. ()
Densité 4 827 hab./km2
Population de l'aire urbaine 4 291 732 hab. (2021[1])
Code géographique 66023
Géographie
CoordonnĂ©es 45° 30â€Č 12″ nord, 73° 35â€Č 13″ ouest
Superficie 36 520 ha = 365,2 km2
Divers
Langue(s) Français[2]
Indicatif 514, 438 et 263
Devise Concordia Salus (« Le salut par la concorde »)
La métropole francophone des Amériques (slogan)
Localisation
Carte
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Montréal
Liens
Site web montreal.ca

MontrĂ©al (/ˈmɔ̃.ˌʁe.al/[3] Écouterⓘ) est la principale et la plus grande ville du QuĂ©bec. Grande mĂ©tropole[4] insulaire et portuaire du fleuve Saint-Laurent, au pied des rapides de Lachine, c'est la deuxiĂšme ville du Canada en termes de dĂ©mographie (avec 1 938 161 habitants en 2025[5]), aprĂšs Toronto, la huitiĂšme en AmĂ©rique du Nord, et la plus grande ville francophone d'AmĂ©rique[6]. Son aire urbaine, la rĂ©gion mĂ©tropolitaine de MontrĂ©al, rassemble prĂšs de 4,3 millions d'habitants, soit environ la moitiĂ© de la population du QuĂ©bec[7]. MontrĂ©al est l'une des grandes agglomĂ©rations d'AmĂ©rique du Nord et un important pĂŽle financier[8], de savoir[9], de culture et d'aĂ©ronautique. Elle est souvent considĂ©rĂ©e comme l'une des plus belles villes culturelles d'AmĂ©rique du Nord. C'est Ă  MontrĂ©al que siĂšgent l'Organisation de l'aviation civile internationale, l'Institut de statistique de l'UNESCO, le secrĂ©tariat de la Convention sur la diversitĂ© biologique ainsi que l'Agence mondiale antidopage.

La ville doit son nom au mont Royal, qui surplombe le centre des affaires et le centre historique de la ville, qui se trouvent tous deux dans l'arrondissement Ville-Marie. MontrĂ©al est dĂ©coupĂ© en 19 arrondissements qui couvrent les trois quarts de l'Ăźle de MontrĂ©al, la plus grande partie de l'archipel d'Hochelaga, mais Ă©galement les Ăźles Bizard, des SƓurs, Sainte-HĂ©lĂšne et Notre-Dame. Il y a plus de 1,8 million d'habitants dans les limites municipales. Langue officielle de l'administration, le français est la langue d'usage de la majoritĂ© de la population. L'anglais et d'autres langues y occupent toutefois une place importante ; la moitiĂ© des MontrĂ©alais sont bilingues et prĂšs du quart sont trilingues[10].

CƓur Ă©conomique, commercial et financier du QuĂ©bec, la ville compte plus de 400 siĂšges sociaux et de nombreuses grappes industrielles. ConsidĂ©rĂ©e comme « meilleure ville Ă©tudiante » au monde par les classements internationaux, souvent ex ĂŠquo avec Vienne et Melbourne[11], et comme la « mĂ©tropole universitaire du Canada »[12] avec six universitĂ©s et 450 centres de recherche, MontrĂ©al est aussi un centre culturel d'importance pour les jeux vidĂ©o[13], le cinĂ©ma[14] et le design[15]. Le transport collectif de la ville, structurĂ© entre autres par un mĂ©tro, est l'un des plus efficaces, rapides et ponctuels en AmĂ©rique du Nord. L'aĂ©roport international MontrĂ©al-Trudeau accueille plus de 21 millions de voyageurs annuellement. La rĂ©gion de MontrĂ©al est la porte d'entrĂ©e de l'immigration au QuĂ©bec[16]. En 2023, environ 67 % des immigrants Ă©tablis au QuĂ©bec depuis la derniĂšre dĂ©cennie rĂ©sident Ă  MontrĂ©al et ses banlieues rapprochĂ©es[17].

HÎte de l'Exposition universelle de 1967 et des Jeux olympiques d'été de 1976, Montréal accueille chaque année le Grand Prix de Formule 1 du Canada et de nombreux festivals, tels que le Festival international de jazz, les Francos et Juste pour rire. Les Canadiens sont la plus vieille équipe de hockey au monde toujours en activité, sans interruption.

Montréal est considérée comme une ville mondiale.

Gravure de 1762 par Pierre-Charles Canot illustrant Montréal et le mont Royal depuis le fleuve Saint-Laurent au XVIIIe siÚcle, d'aprÚs Thomas Patten.

MontrĂ©al est prononcĂ© [mɔ̃ʁeal]Ă©couterⓘ en français standard, [mɒ̃ʁeal]Ă©couterⓘ[Note 1] en français quĂ©bĂ©cois et [ˌmʌntriːˈɒl]Ă©couterⓘ en anglais canadien.

Les Kanien'kehĂĄ:ka (Mohawks) dĂ©signent la ville sous le nom de Tio'tia:ke, aussi orthographiĂ© TiohtiĂ :ke[18]. Ce nom signifie « lĂ  oĂč les courants se rencontrent » selon Wapikoni[19], « l'Ăźle entre les deux rapides » selon Le Devoir[20]. Selon l'UniversitĂ© Concordia, c'est plutĂŽt une abrĂ©viation de TeionihtiohtiĂ :kon qu'elle traduit par « lĂ  oĂč le groupe se scinde ou emprunte des chemins diffĂ©rents »[18].

En anishinaabemowin, elle est appelée Mooniyang[21].

C'est l'explorateur français Jacques Cartier, lors de son deuxiĂšme voyage en AmĂ©rique en 1535, qui baptise la montagne qui surplombe la ville. Dans son rĂ©cit de voyage, il raconte : « Et parmi ces campagnes est situĂ©e et assise la ville de Hochelaga prĂšs d'une montagne aux alentours labourĂ©s et fort fertiles et sur laquelle on voit fort loin. Nous nommĂąmes cette montagne le mont Royal. »[trad 1],[22] Le choix de ce nom pourrait ĂȘtre attribuable Ă  celui qui accompagnait Jacques Cartier le jour du dĂ©barquement sur cette Ăźle, Claude de Pontbriand, fils du seigneur de MontrĂ©al (province d'Aquitaine, royaume de France). C'est l'avis des historiens Henry Percival Biggar et Ægidius Fauteux[23]. De la seigneurie de MontrĂ©al, en Aquitaine, il subsiste le chĂąteau[Note 2].

C'est en 1575 qu'est attesté pour la premiÚre fois le nom « Montréal », dans l'ouvrage La Cosmographie universelle de tout le monde écrit par François de Belleforest, un historiographe français[24].

Bien que le premier établissement français sur l'ßle de Montréal porte le nom de Ville-Marie, c'est le nom Montréal qui devient l'appellation de facto de la ville à partir du XVIIe siÚcle ; plusieurs cartes en témoignent[25]. Cette désignation deviendra officielle le , date d'incorporation de la « ville de Montréal »[26].

Le terme mont en français (et en langue d'oc) est issu du gallo-roman MONTE (lui-mĂȘme de l'accusatif montem, du latin mons « montagne »), il avait Ă©galement le sens de « hauteur, Ă©lĂ©vation, colline » en ancien français[27]. -rĂ©al, RĂ©al- reprĂ©sente gĂ©nĂ©ralement la forme d'oc real francisĂ©e (occitan moderne reial, reiau, « royal ») cf. MontrĂ©al (France, DrĂŽme, Mons Real 1231[28]), issue comme le français royal du latin regalis[28]. D'oĂč le sens global de « mont royal »[28]. Ce type toponymique indique, selon Albert Dauzat, la soumission directe au roi[28].

Géographie

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Le fleuve Saint-Laurent à Montréal

La ville de MontrĂ©al est situĂ©e dans le Sud du QuĂ©bec, dans l'Est du Canada (45° 31â€Č N, 73° 39â€Č O), Ă  proximitĂ© des frontiĂšres de la province de l'Ontario et de l'État de New York (États-Unis)[29],[30].

Ville portuaire et mĂ©tropole du fleuve Saint-Laurent, elle se trouve Ă  environ 850 km de son embouchure, soit environ Ă  230 km en amont de la ville de QuĂ©bec. Son territoire occupe principalement l'Ăźle de MontrĂ©al, la plus vaste Ăźle fluviale de l'archipel d'Hochelaga (482,8 km2). La ville s'Ă©tend aussi sur l'Ăźle Bizard, l'Ăźle des SƓurs, l'Ăźle Sainte-HĂ©lĂšne et l'Ăźle Notre-Dame.

SituĂ©e Ă  la confluence du fleuve Saint-Laurent, de la riviĂšre des Outaouais et du Richelieu, la rĂ©gion de MontrĂ©al est traversĂ©e par un rĂ©seau hydrographique stratĂ©gique, notamment la voie maritime du Saint-Laurent, qui permet la navigation entre l'Atlantique Nord et les Grands Lacs, en contournant les rapides de Lachine. MontrĂ©al est aussi situĂ©e au cƓur de l'Ă©corĂ©gion des basses-terres du Saint-Laurent, une vaste vallĂ©e situĂ©e entre les montagnes des Appalaches et celles des Laurentides. À quelques kilomĂštres de MontrĂ©al, les terres agricoles de la MontĂ©rĂ©gie, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent sont souvent qualifiĂ©es de « garde-manger du QuĂ©bec »[31].

Centre-ville et territoire

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Le territoire de la ville de Montréal s'étend sur 365,65 km2, soit la plus grande partie du centre et de l'est de l'ßle de Montréal. Le centre-ville de Montréal occupe une zone d'environ 18 km2 sur le flanc sud du mont Royal dans l'arrondissement Ville-Marie. Montréal compte un centre historique, le Vieux-Montréal, sur la rive du fleuve Saint-Laurent à proximité de la Pointe-à-CalliÚre et un quartier d'affaires concentré aux alentours du boulevard René-Lévesque. Plus du tiers des emplois de la ville sont concentrés dans le centre-ville[32].

Le centre-ville de Montréal vu depuis le belvédÚre du mont Royal, la nuit.

Montréal s'étend sur une vaste aire urbaine à densité de population variable selon les endroits. Si certains secteurs sont denses et urbains, comme le Plateau Mont-Royal, Mile End ou Griffintown, d'autres plus éloignés du centre, comme RiviÚre-des-Prairies, Anjou, ou Pierrefonds-Roxboro, prennent davantage les allures de cité-dortoir. Montréal compte également de grandes zones industrielles, notamment dans l'arrondissement Saint-Laurent, à proximité de l'aéroport, et dans l'est de l'ßle. Réparties un peu partout sur l'ßle, la ville compte de nombreuses artÚres trÚs fréquentées et commerciales comme la rue Sainte-Catherine, le Marché central ou la plaza Saint-Hubert.

Périphérie et région métropolitaine

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La région de Montréal, vue de l'espace, la nuit.

L'aire urbaine de Montréal s'étend bien au-delà des limites municipales. La Communauté métropolitaine de Montréal, qui est composée de 82 municipalités locales[33], couvre une superficie de 4 360 km2 et réunit 4,1 millions d'habitants, soit prÚs de la moitié de la population du Québec[34]. Montréal et sa communauté métropolitaine forment la 15e plus importante aire urbaine d'Amérique du Nord[35] et la 77e mondialement. Les principales villes de la banlieue de Montréal sont Laval (422 933 hab.), Longueuil (239 700 hab.), Terrebonne (111 575 hab.), Brossard (85 721 hab.) et Repentigny (84 285 hab.).

Le réseau de transport Exo opÚre des trains de banlieue desservant la région métropolitaine.

À l'instar des grandes villes nord-amĂ©ricaines, l'Ă©talement urbain en pĂ©riphĂ©rie de MontrĂ©al s'effectue principalement Ă  basse densitĂ© (moins de 500 personnes par kilomĂštre carrĂ©)[36]. Cette tendance entraĂźne de forts coĂ»ts au niveau des infrastructures de voirie, aqueducs, Ă©gouts, Ă©lectricitĂ©, communications et des frais de transport. Elle favorise l'urbanisation au dĂ©triment de terres agricoles et d'habitats naturels[37].

En plus du réseau routier, la périphérie de Montréal est desservie, aux heures de pointe, par le train de banlieue administré par le réseau de transport exo. Six lignes aboutissent au centre-ville de Montréal à la gare Lucien-L'Allier et à la gare Centrale. On compte environ 80 000 passagers par jour ouvrables à bord des trains de l'AMT (Agence Métropolitaine de Transport)[38]. Le , la Caisse de dépÎt et placement du Québec a dévoilé le projet de réseau express métropolitain, un métro léger automatisé pour la banlieue proche[39]. La ligne A1, reliant la station Brossard, sur la Rive-Sud, à la station Gare-Centrale, au centre-ville de Montréal, a été inaugurée en . L'ouverture du reste du réseau, soit les lignes A2, A3 et A4 (à l'exception de la station YUL-Aéroport-Montréal-Trudeau) est prévue pour la fin de 2025. L'ouverture de la station YUL-Aéroport-Montréal-Trudeau est prévue pour 2027.

L'automne sur le mont Royal
DĂ©neigement des trottoirs aprĂšs une tempĂȘte de neige

MontrĂ©al possĂšde un climat continental humide avec Ă©tĂ© tempĂ©rĂ©, soit Dfb[40] dans la classification de Köppen[Note 3]. La tempĂ©rature moyenne annuelle s'est Ă©levĂ©e Ă  6,8 °C entre 1981 et 2010[41]. Le mois le plus chaud est juillet (=20,9 °C) et le plus froid est janvier (=−10,2 °C)[41]. On y compte en moyenne 8 jours au-dessus de 30 °C et 17 jours en dessous de −20 °C par an. Selon une Ă©tude publiĂ©e le par le ministĂšre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du QuĂ©bec, l'Ouest du QuĂ©bec mĂ©ridional se serait rĂ©chauffĂ© de 1 à 1,25 °C de 1960 Ă  2003[42]. En utilisant les donnĂ©es des annĂ©es 2010 Ă  2022, la classification de Köppen est Dfa, soit un climat continental humide avec Ă©tĂ© chaud; la moyenne de juillet s'Ă©tablissant Ă  22,4 °C. Toujours pour la pĂ©riode 2010-2022, on y compte en moyenne 14 jours annuellement oĂč 30 °C est atteint.

Entre 1981 Ă  2010, MontrĂ©al a reçu environ 1 000 mm de prĂ©cipitations par an, 784 mm sous forme de pluie et 210 cm sous forme de neige[41]. La date mĂ©diane de la premiĂšre neige se situe du 1er au et celle de la fonte de la couverture neigeuse continue du 1er au  ; soit un total d'environ quatre mois enneigĂ©s[43],[44]. Le jour le plus pluvieux a Ă©tĂ© le , avec 94 mm enregistrĂ©s en une seule journĂ©e[41]. La chute de neige la plus volumineuse jamais enregistrĂ©e en une seule journĂ©e a eu lieu le avec une prĂ©cipitation de 45 cm[45], alors que sur une pĂ©riode de 24 heures le record a Ă©tĂ© Ă©tabli du 4 au 5 mars 1971, avec une prĂ©cipitation de 47 cm lors de la dĂ©sormais cĂ©lĂšbre « tempĂȘte du siĂšcle[46] ». Les 26 et 27 dĂ©cembre 1969, la mĂ©tropole du QuĂ©bec a vu sa plus forte tempĂȘte avec plus de 70 cm en 48 heures. La plus grande couverture neigeuse a Ă©tĂ© mesurĂ©e le avec 102 cm[41].

RelevĂ© mĂ©tĂ©orologique de AĂ©roport international Pierre-Elliott-Trudeau de MontrĂ©al (pĂ©riode : 1981-2010) - altitude : 36 m - 45° 28â€Č N, 73° 45â€Č O
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
13,9
1950
15
1981
25,6
1945
30
1990
34,7
2010
35
1964
35,6
1953
37,6
1975
33,5
1999
28,3
1968
21,7
1948
18
2001
37,6
1975
Maximale moyenne −5,3 −3,2 2,5 11,6 18,9 23,9 26,3 25,3 20,6 13 5,9 −1,4 11,5
Moyenne −9,7 −7,7 −2 6,4 13,4 18,6 21,2 20,1 15,5 8,5 2,1 −5,4 6,8
Minimale moyenne −14 −12,2 −6,5 1,2 7,9 13,2 16,1 14,8 10,3 3,9 −1,7 −9,3 2
Record de froid
date du record
−37,8
1957
−37
1934
−29,4
1950
−15
1954
−4,4
1947
0
1995
6,1
1982
3,3
1957
−2,2
1951
−7,2
1972
−19,4
1949
−32,4
1980
−37,8
1957
Précipitations
Hauteur (mm) 77,2 62,7 69,1 82,2 81,2 87 89,3 94,1 83,1 91,3 96,4 86,8 1 000,3
dont neige (cm) 49,5 41,2 36,2 12,9 0 0 0 0 0 1,8 19 48,9 209,5
Nombre de jours avec précipitations 16,7 13,7 13,6 12,9 13,6 13,3 12,3 11,6 11,1 13,3 14,8 16,3 163,3
Nombre de jours avec neige 15,3 12,1 9,1 3,2 0,07 0 0 0 0 0,72 5,4 13 58,9
Humidité relative (%) 68,1 63,4 58,3 51,9 51,4 55,3 56,1 56,8 59,7 62 68 71,4 60,2
Ensoleillement
Heures 101,2 127,8 164,3 178,3 228,9 240,3 271,5 246,3 182,2 143,5 83,6 83,6 2 051,3
Source : Environnement Canada[47],[48].
−5,3
−14
77,2
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
−3,2
−12,2
62,7
fév.
2,5
−6,5
69,1
mars
11,6
1,2
82,2
avril
18,9
7,9
81,2
mai
23,9
13,2
87
juin
26,3
16,1
89,3
jui.
25,3
14,8
94,1
août
20,6
10,3
83,1
sep.
13
3,9
91,3
oct.
5,9
−1,7
96,4
nov.
−1,4
−9,3
86,8
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ PrĂ©cipitations mm

Biodiversité et protection de l'environnement

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Les conditions climatiques caractĂ©ristiques de la rĂ©gion de MontrĂ©al sont propices Ă  la forĂȘt tempĂ©rĂ©e dĂ©cidue. Les forĂȘts naturelles de la rĂ©gion sont du domaine bioclimatique de l'Ă©rabliĂšre Ă  caryer cordiforme, c'est-Ă -dire des forĂȘts dominĂ©es par les Ă©rables Ă  sucre et les caryers. Parmi les autres essences d'arbre on y retrouve le hĂȘtre Ă  grandes feuilles, le tilleul, le bouleau jaune, le noyer cendrĂ©, le chĂȘne blanc, la pruche du Canada, le thuya occidental, le pin blanc et le pin rouge.

Les espÚces animales les plus communes sur l'ßle de Montréal sont le raton laveur, la mouffette rayée, l'écureuil gris, la marmotte commune, le lapin à queue blanche, le cerf de Virginie, l'engoulevent d'Amérique, le geai bleu, le grand pic et l'oriole de Baltimore[49]. Le coyote est une espÚce de plus en plus présente à Montréal[50],[51]. Montréal compte également une importante faune commensale. En plus des chats, des chiens et autres animaux domestiques, les pigeons, goélands et rats vivent en ville.

Les milieux naturels et la santé publique subissent les conséquences environnementales de son urbanisation étendue, sa motorisation élevée et son activité industrielle. Ces conséquences ont un impact qualité sur l'air, l'eau et les sols et la pollution lumineuse et sonore.

En 2021, une portion du territoire de l’arrondissement de L'Île-Bizard–Sainte-GeneviĂšve est reconnue comme paysage humanisĂ©, un statut d'aire protĂ©gĂ©e visant Ă  concilier la conservation de la biodiversitĂ© et les activitĂ©s humaines.

Colonisation française

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Fort Ville-Marie, Montréal, 1645.

Jusqu'à quelques décennies avant la colonisation française, l'ßle de Montréal est occupée par les Iroquoiens du Saint-Laurent[52]. Jacques Cartier, le premier explorateur européen à fouler l'ßle à l'automne 1535, décrit Hochelaga dans son récit de voyage, un village iroquoien fortifié de « plus de mille personnes »[53] construit au pied d'une colline qu'il nomme Mons realis. En 1603, prÚs de 70 ans plus tard, l'explorateur Samuel de Champlain rapporte que les Iroquoiens n'occupent plus l'ßle de Montréal[53],[54]. Un poste de traite saisonnier temporaire est construit en 1611 à la place Royale (aujourd'hui Pointe-à-CalliÚre)[55].

À partir de 1636, la seigneurie de l'Île-de-MontrĂ©al est concĂ©dĂ©e Ă  des nobles français, d'abord Jean de Lauson, prĂ©sident de la Compagnie des Cent-AssociĂ©s, puis JĂ©rĂŽme Le Royer, sieur de La DauversiĂšre, qui en prend possession au nom de la SociĂ©tĂ© Notre-Dame de MontrĂ©al en 1640[56]. La SociĂ©tĂ© Notre-Dame, nĂ©e du mouvement de la Contre-RĂ©forme, souhaite l'Ă©tablissement d'une colonie missionnaire catholique sur l'Ăźle de MontrĂ©al[57]. ArrivĂ©s de France Ă  QuĂ©bec Ă  l'Ă©tĂ© 1641, deux membres de la sociĂ©tĂ©, l'officier Paul de Chomedey de Maisonneuve et la soignante Jeanne Mance, ont pour mission respective de prendre possession de MontrĂ©al et d'y fonder une chapelle et un HĂŽtel-Dieu[58]. Maisonneuve est nommĂ© gouverneur de MontrĂ©al et Ville-Marie est fondĂ©e au printemps suivant, le .

Vieux Séminaire de Saint-Sulpice, construit entre 1684 et 1687

Dans le contexte des guerres franco-iroquoises, les premiers colons français se retranchent dans le fort Ville-Marie[59]. Cette situation rend l'agriculture difficile Ă  pratiquer. De plus, la SociĂ©tĂ© Notre-Dame de MontrĂ©al n'arrive pas Ă  convertir suffisamment d'autochtones pour assurer la croissance dĂ©mographique[60]. Maisonneuve est contraint de retourner en France pour recruter d'autres colons en 1653 et en 1659 ; ces efforts en amĂšnent prĂšs de 200, parmi lesquels sƓur Marguerite Bourgeoys, la fondatrice de la CongrĂ©gation de Notre-Dame de MontrĂ©al en 1659[61]. Ces nouveaux arrivants permettent le dĂ©veloppement de l'agriculture, assurant la survie et le dĂ©veloppement de Ville-Marie.

En province royale

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En 1663, la Nouvelle-France devient une province royale. Elle est placĂ©e sous le commandement du Conseil souverain de la Nouvelle-France qui relĂšve de l'autoritĂ© directe de Louis XIV. La SociĂ©tĂ© Notre-Dame est dissoute la mĂȘme annĂ©e et Maisonneuve est renvoyĂ© en France par le gouverneur Prouville de Tracy[61]. La seigneurie de l'Île-de-MontrĂ©al est cĂ©dĂ©e au sĂ©minaire Saint-Sulpice de Paris en 1665. Les prĂȘtres sulpiciens influenceront de maniĂšre significative le dĂ©veloppement de MontrĂ©al[61].

Quatre membres de cette confrĂ©rie sont prĂ©sents sur l’üle depuis 1657[62]. Les plans de la premiĂšre Ă©glise du site, dont la construction dĂ©bute en 1673, dix ans aprĂšs que la Nouvelle-France est devenue une province royale, sont dessinĂ©s par leur premier supĂ©rieur, François Dollier de Casson[62], prĂȘtre du DiocĂšse de Nantes. Ce dernier est aussi connu pour avoir Ă©vangĂ©lisĂ© les autochtones de la riviĂšre Mississippi et pour s'ĂȘtre rendu dans la rĂ©gion des Grands Lacs avec RenĂ© BrĂ©hant de GalinĂ©e en , apprendre la langue algonquine.

La traite des fourrures devient, à partir de 1665, grùce à des interventions militaires françaises, une part principale de l'économie montréalaise[63]. Les pelleteries en provenance de la riviÚre des Outaouais transitent à Ville-Marie, site qui compte plus de 600 habitants à cette époque[64],[65],[66]. Les sulpiciens font borner les rues en 1672 puis la ville est fortifiée d'une palissade de pieux en 1687[67].

Cette palissade Ă©rigĂ©e en bois de cĂšdre est percĂ©e de sept portes, et son pĂ©rimĂštre est modulable, ce qui permet de le faire Ă©voluer la croissance du nombre de MontrĂ©alais et aux besoins militaires de la petite colonie française[62]. Construite en bois de cĂšdre, elle sera ultĂ©rieurement remplacĂ©e par des fortifications en pierre, Ă©rigĂ©es Ă  partir de 1717[62], selon les recherches de Sylvie DĂ©patie, spĂ©cialiste de l’histoire du Canada sous le rĂ©gime français[62].

Pendant que Ville-Marie se développe, d'autres secteurs de peuplement apparaissent sur l'ßle. En amont des rapides du Sault-Saint-Louis sur le Saint-Laurent, un fief est concédé à l'explorateur René-Robert Cavelier de La Salle, qui fonde Lachine en 1669. Au Sault-au-Récollet, au nord de l'ßle, sur la riviÚre des Prairies, une mission est fondée par les sulpiciens en 1696. Malgré quelques périodes de tranquillité, les guerres franco-iroquoises font de plus en plus de ravages dans la colonie à la fin du XVIIe siÚcle. On compte parmi les événements sanglants le massacre de Lachine du .

En , le traité de la Grande paix de Montréal met fin aux hostilités. 1 200 Amérindiens d'une quarantaine de nations de la région des Grands Lacs et plusieurs notables de la Nouvelle-France, dont le gouverneur Hector de CalliÚres, se rassemblent à Montréal pour la signature du traité[68]. L'expansion de Montréal se poursuit durant la premiÚre moitié du XVIIIe siÚcle ; les premiers faubourgs apparaissent durant les années 1730 alors que la ville compte autour de 3 000 habitants[69]. En plus de la traite des fourrures, elle devient le point central d'un territoire agricole en pleine croissance.

Fin du régime français

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Capitulation des Français face à l'armée britannique à Montréal le .

CommencĂ©e un peu avant la guerre de Sept Ans, la guerre de la ConquĂȘte oppose les Français et les Britanniques en AmĂ©rique du Nord Ă  partir de 1754. En plus de la citadelle de MontrĂ©al, les Français comptent Ă  cette Ă©poque de nombreux forts sur l'Ăźle de MontrĂ©al tel que le fort Lorette, le fort de la Montagne, le fort de Pointe-aux-Trembles et le fort Senneville.

La bataille des Plaines d'Abraham, victoire britannique à Québec, le , annonce la fin du régime français sur le territoire. Malgré une derniÚre tentative de reprendre la ville lors de la bataille de Sainte-Foy le , le duc de Lévis est contraint de replier ses combattants à Montréal. Le , les troupes françaises de Montréal[70], commandées par Pierre de Cavagnal, marquis de Vaudreuil, se rendent sans combat à l'armée britannique commandée par Lord Jeffery Amherst[71]. Le traité de Paris de 1763 marque la fin de la période française.

ConquĂȘte britannique et industrialisation

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Immigration britannique et consolidation de la bourgeoisie marchande

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Médaille du Beaver Club, cercle social influent de marchands de fourrures montréalais de la fin du XVIIIe siÚcle , pour la plupart anglophones.
Montréal depuis la montagne (1830-1831) par Duncan

La conquĂȘte britannique entraĂźne principalement la transformation de l'Ă©conomie mercantile de MontrĂ©al. En l'espace de quelques annĂ©es, les marchands français sont supplantĂ©s par des marchands britanniques qui s'approprient la traite de fourrures et presque l'entiĂšretĂ© du commerce de la province de QuĂ©bec[72]. Parmi les figures les plus Ă©minentes du commerce des fourrures montrĂ©alais ont compte les Ă©cossais James McGill, Simon McTavish, Simon McGillivray et Alexander Mackenzie et les anglais Isaac Todd, Edward Ellice, Joseph Frobisher. Ces commerçants sont parmi les fondateurs de la Compagnie du Nord-Ouest en 1779[73] et rejoignent le Beaver Club, un cercle social influent créé en 1785[74].

AprĂšs la guerre d'indĂ©pendance des États-Unis et l'arrivĂ©e de loyalistes amĂ©ricains dans la province de QuĂ©bec, la rĂ©gion de MontrĂ©al devient un tampon oĂč se rencontrent deux peuples, l'un anglophone et protestant, l'autre francophone et catholique.

Joseph Légaré, L'incendie du Parlement à Montréal, 1849.

Bien que les Canadiens (descendants des premiers colons français) soient majoritaires, leur sous-représentation politique et le déni de leur langue crée une situation de tension culminant avec la rébellion des Patriotes de 1837-1838. Montréal est le lieu d'émeutes de part et d'autre de la population. Le Parlement du Canada-Uni, installé à Montréal entre 1843 et 1849, est ainsi incendié par des émeutiers anti-unioniste, appelés aux armes par un article haineux de The Gazette. Le feu se propageant également jusqu'à la bibliothÚque nationale, il détruit d'innombrables archives de la Nouvelle-France[75]. Ces incidents incitÚrent les députés du Canada-Uni à transférer la capitale en alternance à Toronto et à Québec, puis à choisir Ottawa à partir de 1866[76].

Montréal depuis le mont Royal, vers 1890.

Sur le plan Ă©conomique, le dĂ©but du XIXe siĂšcle marque une importante transition dans l'activitĂ© commerciale de MontrĂ©al. Sa position gĂ©ographique liĂ©e aux rĂ©seaux de communication naturels faisait dĂ©jĂ  de la ville un centre important de la traite des fourrures vers l'Europe. Le dĂ©but de la colonisation anglaise du Haut-Canada par les loyalistes transforme MontrĂ©al en plaque tournante de l'approvisionnement et du peuplement de la rĂ©gion des Grands Lacs. La traite des fourrures — qui a dominĂ© l'activitĂ© Ă©conomique pendant plus d'un siĂšcle — perd en importance par rapport au nĂ©goce et aux activitĂ©s de transport[77]. La croissance de la ville s'accĂ©lĂšre par la construction en 1824 du canal de Lachine, permettant aux navires de franchir les rapides de Lachine et facilitant les communications entre l'Atlantique et les Grands Lacs.

Le canal de Lachine, vers 1850.

La seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle amĂšne le rapide dĂ©veloppement du chemin de fer, qui se concrĂ©tise par la crĂ©ation d'une premiĂšre ligne ferroviaire de 23 km entre La Prairie et Saint-Jean-sur-Richelieu en 1836, et celle du canal de Chambly, inaugurĂ© en 1843[78]. Les deux infrastructures amĂ©liorent les communications avec New York, via le lac Champlain ou sa rive et la vallĂ©e du fleuve Hudson. La construction des lignes du Grand Tronc vers Toronto et les provinces maritimes dans les annĂ©es 1850, et celle du pont Victoria, en 1860, consolident la vocation de la ville. La compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique y installe son siĂšge social en 1880, faisant dĂ©finitivement de MontrĂ©al le nƓud ferroviaire du Canada. ParallĂšlement l'industrie artisanale cĂšde sa place Ă  l'industrialisation.

La ville subit plusieurs épidémies au cours du XIXe siÚcle, la plus importante étant l'épidémie de variole de 1885 qui tua 3 164 personnes (en trÚs grande majorité des francophones) soit 1,89 % de sa population estimée alors à 168 000 habitants[79].

Entre les épidémies et les grands incendies l'élite commerciale, devenue industrielle, commence à s'établir dans le Mile carré doré. En 1860, Montréal est devenue la plus importante municipalité de l'Amérique du Nord britannique et le centre économique et culturel du Canada.

La rue Sainte-Catherine Ouest, Ă  l'angle de la rue Union, 1937.
L'Édifice Sun Life, achevĂ© en 1931, est Ă  l'Ă©poque le « plus grand Ă©difice de l'Empire britannique ».

Entre la fin du XIXe siÚcle et le déclenchement de la PremiÚre Guerre mondiale, Montréal connaßt l'une des plus fortes périodes de croissance de son histoire. Le développement des banques et autres institutions financiÚres avec l'industrie donne l'élan lui permettant de devenir le centre financier canadien durant toute la premiÚre moitié du XXe siÚcle.

Cette croissance se traduit aussi sur le plan territorial. La 1re municipalité à avoir été fusionnée à Montréal est celle d'Hochelaga en 1883, suivie de Saint-Jean-Baptiste en 1886, Saint-Gabriel en 1887 et CÎte-Saint-Louis en 1893[80]. L'année 1905 voit l'intégration de Villeray, Saint-Henri et Sainte-Cunégonde[80], aujourd'hui le quartier de La Petite-Bourgogne. En 1908 s'ajoute Notre-Dame-des-Neiges, puis Saint-Louis-du-Mile-End et De Lorimier un an plus tard[80].

En 1910, pas moins de 10 municipalitĂ©s sont fusionnĂ©es Ă  MontrĂ©al : TĂ©treaultville, Longue-Pointe, Beaurivage-de-la-Longue-Pointe, CĂŽte-Saint-Paul, Ville-Émard, Rosemont, Bordeaux, Ahuntsic, CĂŽte-des-Neiges et Notre-Dame-de-GrĂące[80], les deux derniĂšres formant aujourd'hui l'arrondissement du mĂȘme nom. Six ans aprĂšs, la citĂ© s'agrandit de nouveau en englobant Sault-au-RĂ©collet et Cartierville, puis Maisonneuve en 1918[80].

AprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale, la ville se modernise et dĂ©veloppe une rĂ©putation de ville festive. La prohibition aux États-Unis en fait une destination prisĂ©e par les AmĂ©ricains. MontrĂ©al est alors qualifiĂ©e de « ville ouverte » en raison de l'essor des dĂ©bits de boisson, des cabarets, des maisons de jeu, des rĂ©seaux de paris, l'accĂšs facile aux drogues, le foisonnement des bordels, la hausse du tourisme sexuel, combinĂ©s Ă  une influence croissante de la pĂšgre, de mĂȘme qu'Ă  une certaine connivence des forces policiĂšres[81],[82].

Malgré la croissance de Montréal, le chÎmage y perdure et est exacerbé par la crise économique découlant du krach de 1929. Durant la Grande Dépression, la ville aide les chÎmeurs et entreprend une politique de grands travaux qui touche durement ses finances au point qu'elle est placée sous tutelle du gouvernement provincial de 1940 à 1944. Pendant cette période, l'effort de guerre amÚne le plein emploi et inaugure une nouvelle Úre de prospérité.

Kiosque Ă  journaux dans Rosemont en 1943.

En 1951, la population montréalaise dépasse le million. Pourtant, la croissance de Toronto a déjà commencé à contester à la métropole québécoise son statut de capitale économique du pays. En effet, depuis les années 1940, le volume d'actions échangées à la bourse de Toronto est devenu supérieur à celui de la bourse de Montréal. Les années 1950 et 1960 sont marquées par une croissance soutenue, que symbolise la tenue de l'Exposition universelle de 1967[83],[84], la construction des plus hautes tours du Commonwealth, du réseau autoroutier et du métro de Montréal. Pourtant l'économie montréalaise, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, est en pleine mutation. Un vaste mouvement des industries vers le Midwest et le Sud de l'Ontario, combiné à des changements technologiques, comme l'essor du camionnage et la mise en service de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959, réduisent progressivement l'importance de Montréal comme centre de transbordement des marchandises[85].

Resté stable pendant plusieurs décennies, le territoire municipal s'agrandit de nouveau, par l'annexion de RiviÚre-des-Prairies en 1963, Saraguay en 1964 puis Saint-Michel en 1968[80].

Montréal contemporain

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Montréal depuis l'observatoire de la Place Ville Marie. Le Vieux-Montréal donne sur le fleuve Saint-Laurent, que traversent les ponts Jacques-Cartier et de la Concorde. Au premier plan, de gauche à droite, le Complexe Desjardins, le Centre hospitalier de l'Université de Montréal, la maison de Radio-Canada, le palais de justice de Montréal, la grande roue, l'édifice Aldred, le Vieux-Port.

Les annĂ©es 1970 se rĂ©vĂ©lĂšrent ĂȘtre une pĂ©riode de vastes changements sociaux et politiques, Ă©manant d'une majoritĂ© francophone achevant sa RĂ©volution tranquille face Ă  la domination traditionnelle du monde des affaires par une minoritĂ© anglophone Ă©rodĂ©e par le lent dĂ©clin de leur ville[86]. La crise d'octobre 1970, qui voit l'armĂ©e dĂ©ployĂ©e dans les rues[87], puis l'Ă©lection en 1976 du Parti quĂ©bĂ©cois, partisan de la souverainetĂ© du QuĂ©bec, favorisent le dĂ©part de grandes entreprises[88] (Sun Life, RBC, etc.) et de nombreuses personnes de la ville, accĂ©lĂ©rant encore le renversement de la hiĂ©rarchie des mĂ©tropoles canadiennes au profit de Toronto[89]. Cela n'empĂȘche cependant pas MontrĂ©al, dirigĂ©e d'une main de fer par le maire Jean Drapeau, d'assurer son statut international en devenant ville olympique en cette mĂȘme annĂ©e 1976. La mĂ©tropole est alors Ă  son apogĂ©e, au prix d'une dette importante[90].

En 1981 et 1982, les municipalités de Saint-Jean-de-Dieu et de Pointe-aux-Trembles sont fusionnées à la ville[80].

Jusqu'au milieu des années 1990, l'économie de Montréal, frappée durement par les récessions de 1981-1982 et 1990-1992, se développe plus lentement que beaucoup de villes canadiennes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront un second souffle à la métropole québécoise[91]. Montréal célÚbre avec éclat son 350e anniversaire en 1992.

La ville est frappĂ©e en par le premier fĂ©minicide de masse. Un homme dĂ©clarant dĂ©tester les « fĂ©ministes » abat quatorze jeunes femmes Ă  l'École polytechnique[92].

Histoire récente

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Au dĂ©but du XXIe siĂšcle, une rĂ©organisation des municipalitĂ©s est mise en place Ă  l'Ă©chelle du QuĂ©bec. Au terme d'un processus de fusions massives suivies de plusieurs dĂ©fusions, MontrĂ©al acquiert ses limites actuelles aprĂšs avoir intĂ©grĂ© Anjou, Lachine, LaSalle, MontrĂ©al-Nord, Outremont, Saint-Laurent, Saint-LĂ©onard, Verdun, Pierrefonds, Roxboro, Saint-RaphaĂ«l-de-l'Île-Bizard et Sainte-GeneviĂšve[80]. Les huit premiĂšres entitĂ©s deviennent autant d'arrondissements, tandis que les quatre derniĂšres sont jumelĂ©es pour n'en former que deux : Pierrefonds-Roxboro et L'Île-Bizard–Sainte-GeneviĂšve, ce dernier Ă©tant le moins peuplĂ©[93].

Le XXIe siÚcle amÚne le renouveau du paysage économique et culturel de la ville et de ses infrastructures. La construction de gratte-ciel résidentiels, de deux super-hÎpitaux, le CUSM et le CHUM, du quartier des Spectacles, la gentrification de Griffintown, l'expansion de l'aéroport Montréal-Trudeau, le remplacement du pont Champlain par le pont Samuel-De Champlain, la reconstruction de l'échangeur Turcot et le projet de Réseau express métropolitain (REM), sont autant de réalisations qui font que Montréal continue de se renouveler.

En 2017, la ville fĂȘte son 375e anniversaire. Pour l'occasion est créée une distinction honorifique civile : l'Ordre de MontrĂ©al[94]. Cette mĂȘme annĂ©e, les armoiries et le drapeau municipaux sont modifiĂ©s pour inclure un symbole autochtone[95].

Politique et administration

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Administration municipale

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Salle du conseil de ville de Montréal à l'hÎtel de ville.
Photo de Soraya Martinez Ferrada
Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal depuis 2025.

La ville de Montréal est administrée par le conseil de la ville de Montréal et par 19 conseils d'arrondissement. La répartition des compétences entre la ville centrale et les arrondissements est décrite dans la Charte de la Ville de Montréal, métropole du Québec, une loi du gouvernement du Québec et constitution de la ville[96].

La langue officielle de Montréal est le français. Cependant, un de ses arrondissements possÚde le statut bilingue français-anglais : Pierrefonds-Roxboro[97]. Le , la mairesse Plante confirme que le logo de Montréal inclura dorénavant le slogan « Métropole francophone des Amériques ». L'idée avait été suggérée dans le rapport d'un comité sur la valorisation du français à Montréal[98].

Le conseil de la ville de Montréal est l'organe décisionnel principal de la ville. Il est actuellement composé de la mairesse et de 64 élus : 19 maires d'arrondissement et 46 conseillers de ville. Le Conseil siÚge à l'HÎtel de ville de Montréal. Depuis 2017, c'était le parti Projet Montréal, le parti de la mairesse Valérie Plante, qui détenait la majorité de siÚges au conseil municipal. En , elle en était à la fin de son deuxiÚme mandat en tant que mairesse[99]. Le parti Ensemble Montréal constituait l'opposition au conseil de ville.

Le , l'administration Plante, qui dirigeait la ville de MontrĂ©al depuis 2017, cĂšde sa place au parti politique Ensemble MontrĂ©al sous la gouverne de Soraya Martinez Ferrada. Elle affirme avoir au centre de ses intĂ©rĂȘts les enjeux de la crise du logement, la sĂ©curitĂ© dans les quartiers, l'itinĂ©rance et la mobilitĂ© inclusive[100]. DĂšs son arrivĂ©e Ă  l'hĂŽtel de ville, son administration annonce la mise en place d'un plan d'action pour favoriser la construction de logements abordables et sociaux, en collaboration avec le gouvernement du QuĂ©bec et plusieurs organismes communautaires[101].

Le maire de Montréal est élu au scrutin uninominal majoritaire à un tour tous les quatre ans. Il incarne le pouvoir exécutif au sein de l'administration municipale de la ville ; en plus du conseil municipal, il siÚge au conseil d'agglomération et au comité exécutif de Montréal. Il est également maire de l'arrondissement Ville-Marie.

Les maires d'arrondissement sont Ă©lus au suffrage universel parmi les Ă©lecteurs d'un arrondissement et les conseillers de ville sont Ă©lus au scrutin majoritaire Ă  un tour dans les districts Ă©lectoraux de la ville. La chercheuse Laurence Bherer considĂšre en 2002 que « les arrondissements montrĂ©alais disposent de pouvoirs importants faisant de MontrĂ©al l’une des villes les plus dĂ©centralisĂ©es dans le monde »[102].

Les 16 municipalités qui se partagent l'ßle de Montréal se retrouvent au sein du conseil d'agglomération de Montréal. Ce conseil gÚre les compétences d'agglomération sur l'ensemble du territoire de l'ßle de Montréal, dont la sécurité publique, l'évaluation fonciÚre, la distribution de l'eau potable, le traitement des eaux usées et des matiÚres résiduelles, la voirie et le transport collectif[réf. souhaitée]. Il est composé du maire de Montréal, de 15 conseillers de Montréal et de 14 maires et 1 représentant des villes de l'ßle de Montréal.[réf. souhaitée]

En 2026, plusieurs projets de développement urbain sont en cours à Montréal, portant sur la construction de logements abordables et sur l'amélioration des infrastructures de transport durable. Ces initiatives sont menées en collaboration avec le gouvernement du Québec et divers organismes communautaires[103].

Arrondissements

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Le territoire de la ville de Montréal est divisé en 19 arrondissements[104]. Les limites actuelles des arrondissements sont demeurées inchangées depuis les défusions municipales de 2006 et plusieurs d'entre eux correspondent aux territoires d'anciennes villes fusionnées à Montréal en 2002.

Les arrondissements sont dirigés par le conseil d'arrondissement composé du maire de l'arrondissement, des conseillers de ville de l'arrondissement et des conseillers d'arrondissement, s'il y a lieu (les arrondissements élisent entre 0 et 3 conseillers d'arrondissements)[105]. Au total, les 19 arrondissements comprennent 39 conseillers d'arrondissement. Ils sont responsables, à l'échelle locale, de l'urbanisme, de l'enlÚvement des matiÚres résiduelles, de la culture, des loisirs, du développement communautaire, des parcs, de la voirie, de l'habitation, du personnel, de la prévention des incendies, de la gestion financiÚre et des tarifications non fiscales[106].

Les 19 arrondissements de Montréal sont :

Représentation provinciale

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Au niveau provincial, la représentation à l'Assemblée nationale du Québec se fait par des députés élus dans des circonscriptions. Vingt-sept circonscriptions sont situées à Montréal (bien que certaines d'entre elles chevauchent Montréal et d'autres villes).

Représentation fédérale

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Au niveau fédéral, la représentation à la Chambre des communes du Canada se fait par des députés élus dans des circonscriptions. Dix-huit circonscriptions sont situées à Montréal (bien que certaines d'entre elles chevauchent Montréal et d'autres villes).

La représentation au Sénat du Canada, quant à elle, se fait par des sénateurs nommés dans des divisions. Trois divisions sénatoriales sont situées à Montréal (bien que certaines d'entre elles chevauchent Montréal et d'autres villes)[107].

Jumelages et accords internationaux

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Pays Ville Région/Etat Date
Drapeau de la France France Montréal-la-Cluse Auvergne-RhÎne-Alpes 1970[108]
Drapeau de la France France Montréal-les-Sources Auvergne-RhÎne-Alpes 1972[109]
Drapeau de la France France Montréal-du-Gers Occitanie 1983[109]
Drapeau de la République populaire de Chine République populaire de Chine Shanghai Shanghai 1985[110]
Drapeau de la France France Lyon Auvergne-RhĂŽne-Alpes 1989[111]
Drapeau des États-Unis États-Unis Boston Massachusetts 1995[111]
Drapeau d'HaĂŻti HaĂŻti Port-au-Prince Ouest 1995[111]
Drapeau d’IsraĂ«l IsraĂ«l Tel Aviv-Jaffa District de Tel Aviv 1996[111]
Drapeau de la République populaire de Chine République populaire de Chine Beihai Guangxi 1996[111]
Drapeau de l'Italie Italie Milan Lombardie 1996[111]
Drapeau de la GrĂšce GrĂšce AthĂšnes AthĂšnes-Centre 1997[111]
Drapeau de la RĂ©publique socialiste du ViĂȘt Nam Vietnam HanoĂŻ HanoĂŻ 1997[111]
Drapeau du Chili Chili Santiago Santiago 1997[111]
Drapeau de la Russie Russie Moscou Central 1997[111]
Drapeau de l'Équateur Équateur Quito Pichincha 1997[111]
Drapeau du Japon Japon Hiroshima Chƫgoku 1998[112]
Drapeau de l'Arménie Arménie Erevan Erevan 1998[111]
Drapeau de l'Algérie Algérie Alger Alger 1999[111]
Drapeau de la Tunisie Tunisie Tunis Tunis 1999[113],[111]
Drapeau du Maroc Maroc Casablanca Casablanca-Settat 1999[111]
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud Busan Busan 2000[111]
Drapeau du Salvador Salvador San Salvador San Salvador 2001[111]
Drapeau du Nicaragua Nicaragua Managua Managua 2001[111]
Drapeau de la France France Paris Île-de-France 2006[114]
Drapeau du Mali Mali Bamako Bamako 2008[115]

Population et société

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Le gentilĂ© MontrĂ©alais, MontrĂ©alaise est employĂ© pour dĂ©signer les habitants de MontrĂ©al. Cette dĂ©nomination en français a Ă©tĂ© officialisĂ©e au printemps 2015[116]. Selon un linguiste quĂ©bĂ©cois, le gentilĂ© MontrĂ©alais a pour Ă©quivalent Montrealer en anglais, مونŰȘŰ±ÙŠŰ§Ù„ÙŠ en arabe, MontrealĂ©s, montrealesa en espagnol, Montrealese en italien et 蒙ç‰čćˆ©ć°”äșș en chinois[117].

Démographie

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Rue Prince-Arthur, début de la section piétonne, vue du boulevard Saint-Laurent.
Foule sur la rue Crescent Ă  l'occasion du Grand Prix automobile du Canada 2011.

Montréal est la ville la plus peuplée du Québec, la deuxiÚme ville la plus peuplée du Canada et le centre d'une agglomération de plus de 4 millions d'habitants[118],[Note 4]. En 2016, on compte 1 704 694 Montréalais[119]. La densité moyenne de population dans la ville est 4 662 hab./km2. Elle atteint 13 096 hab./km2 sur le Plateau-Mont-Royal et 18 802 hab./km2 dans Parc-Extension.

L'immigration est le principal moteur de la croissance dĂ©mographique montrĂ©alaise. Entre 2008 et 2009, l'Ăźle de MontrĂ©al accueille 40 005 nouveaux immigrants internationaux. Pour la mĂȘme pĂ©riode, l'accroissement naturel amĂšne 8 235 nouveaux MontrĂ©alais[120].

La population de la ville est relativement jeune : en 2006, selon Statistique Canada, le pourcentage d'habitants ùgés de moins de 35 ans est 44 %[121], soit 2 points de plus que la moyenne québécoise, qui est 41,8 %[121]. L'ùge médian y est 38,8 ans[121], soit un peu moins que la moyenne provinciale (41 ans).

Évolution dĂ©mographique

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Évolution dĂ©mographique historique
1801 1811 1821 1831 1841 1851 1861 1871 1881
9 00013 30018 76727 29740 35657 71590 323130 022176 263
1891 1901 1911 1921 1931 1941 1951 - -
254 278325 653490 504618 506818 577903 0071 021 559--
Évolution dĂ©mographique
1961197119811991199620012006201120162021
1 201 5591 214 3521 018 6091 017 6661 016 3761 039 5341 620 6931 649 5191 704 6941 762 949
Source : Statistique Canada
HĂŽtel Le Saint-Sulpice, rue Saint-Sulpice.

La population de la ville de Montréal a connu sa principale période de croissance au cours de la seconde moitié du XIXe siÚcle et durant la premiÚre moitié du XXe siÚcle. Durant cette période, la population de la ville, sans compter la banlieue, passe d'un peu moins de 60 000 habitants à plus d'un million d'habitants ; Montréal est la ville la plus peuplée du Canada jusque dans les années 1950.

En plus de l'immigration irlandaise au cours du XIXe siÚcle, l'industrialisation est le principal facteur de la croissance de la ville. Les habitants des campagnes environnantes migrent vers la ville pour y travailler dans les usines. La plupart des arrivants sont des Canadiens français et des Canadiens anglais provenant des milieux ruraux du Québec, de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick[123].

Immigration et diversité culturelle

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Montréal est devenue, au fil de son histoire, une destination accueillant une immigration de plus en plus diversifiée. Colonisée par un peuplement d'origine français et britannique entre les XVIIe et XIXe siÚcles, la ville a connu plusieurs périodes d'immigrations dont les plus significatives sont :

En 2021, 33 % des habitants de Montréal sont des immigrants, dont prÚs du tiers proviennent de la France ou du Maghreb[129]. Le tiers d'entre eux ont immigré entre 2011 et 2021; les personnes originaires de France, d'Algérie, de Syrie et des Philippines représentants les principaux groupes d'immigrants récents (ayant immigrés entre 2016 et 2021)[129]. Parmi les habitants ayant immigré au Québec entre 2012 et 2021 et toujours présents en 2023, environ 67 % se sont établis dans le territoire formé par les régions administratives de Montréal, de Laval et de l'agglomération de Longueuil, alors que 49,2 % se sont établis précisément dans la région administrative de Montréal[17].

Communautés culturelles

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La répartition des communautés culturelles montréalaises varie grandement en fonction des arrondissements[130]. Plus de 200 communautés sont présentes, ayant créé leur quartier dÚs le XVIIe siÚcle, ou jusqu'aussi récemment qu'au XXIe siÚcle[131].

Carte de l'ßle de Montréal indiquant la langue maternelle selon les secteurs.
Répartition linguistique de la langue la plus parlée à la maison dans les quartiers résidentiels de Montréal en 2021.
de 90 à 40 % francophone
de 70 à 40 % anglophone
de 60 à 40 % allophone
  • Franco-Anglo
  • Franco-Allo
  • Anglo-Allo
  • ÉgalitĂ©

La question des langues est un aspect culturel incontournable de Montréal. La ville a un paysage linguistique complexe, caractérisé à la fois par la coexistence de nombreuses langues et d'une préséance accordée au français dans l'administration, la vie publique, l'affichage commercial et le travail (par la Charte de la langue française).

La ville s'est bùtie au XIXe siÚcle et au début du XXe siÚcle avec un haut degré de ségrégation ethno-religieuse, linguistique et sociale[132]. Le boulevard Saint-Laurent représentant dans l'imaginaire montréalais à la fois la limite entre l'Est francophone, l'Ouest anglophone et le corridor de l'immigration de la ville[133]. Depuis la seconde moitié du XXe siÚcle, la question de la préservation du français à Montréal est un enjeu principal de la politique québécoise[134].

Selon les données du recensement de 2021, la premiÚre langue officielle parlée à Montréal est le français (62,7 %) suivie par l'anglais (26,3 %)[135]. 2,4 % des Montréalais ne parlent ni français ni anglais[135]. Le français est la langue maternelle du plus grand nombre de Montréalais (47 %) et la langue parlée le plus souvent à la maison (52,2 %). Dans la région métropolitaine de recensement de Montréal, ces proportions atteignent 59,9 % pour la langue maternelle et 63,8 % pour la langue parlée le plus souvent à la maison[129].

En 2021, les autres langues maternelles les plus répandues sont l'anglais (13%), l'arabe (5,7%), l'espagnol (4,6%), l'italien (3,3%), le mandarin (1,7%), le créole haïtien (1,6%), le vietnamien (1,1%), et le portugais (1%). Les autres langues parlées le plus souvent à la maison sont l'anglais (19,9%), l'arabe (3%), l'espagnol (2,9%), le mandarin (1,4%) et l'italien (1,2%).

Montréal est de loin la ville la plus trilingue du Canada, principalement grùce à une grande proportion de personnes issues de l'immigration parlant français, anglais et une autre langue[136]. 44% des montréalais issus de l'immigration sont trilingues[137]

Selon les données de Statistique Canada de 2021, 69 % des Montréalais s'identifient à une religion ou une spiritualité[129]. Le christianisme est la religion prédominante à Montréal, avec le catholicisme en tant que branche la plus populaire qui regroupe prÚs de 35 % des habitants. De passage dans la ville en 1881, l'écrivain américain Mark Twain baptise Montréal la « ville aux cent clochers »[138] soulignant la grande quantité d'églises érigées à cette époque. Parmi les lieux de cultes importants du christianisme à Montréal on compte l'oratoire Saint-Joseph, la basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde, et les basiliques Notre-Dame et la Saint-Patrick. Le cimetiÚre Notre-Dame-des-Neiges, situé sur le flanc nord du mont Royal, est le plus grand cimetiÚre au Canada.

L'Islam est la deuxiÚme religion à Montréal en nombre d'adhérents ; prÚs de 13 % des Montréalais sont musulmans. C'est aussi la religion la plus pratiquée[139] et la religion ayant connu la plus grande croissance, passant de 155 000 adhérents à 218 000 entre 2011 et 2021[129]. Un peu plus d'une cinquantaine de lieux de culte musulmans existent dans la grande région de Montréal[140].

Les autres religions en ordre d'importance du nombre d'adhĂ©rents sont les autres confessions du christianisme (11,3 %) et l'Église orthodoxe (3,2 %), le judaĂŻsme (2,1 %), l'hindouisme (1,8 %), le bouddhisme (1,5 %) et le sikhisme (0,9 %)[129]. L'Église unie du Canada, la plus importante dĂ©nomination protestante, possĂšde comme lieu de culte notable l'Ă©glise unie Saint-James et le cimetiĂšre Mont-Royal dessert traditionnellement la communautĂ© protestante[141]. La communautĂ© juive (Juifs laĂŻcs et Juifs pratiquants) de MontrĂ©al, Ă©tablie surtout depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle, est principalement concentrĂ©e dans les arrondissements d'Outremont, de CĂŽte-des-Neiges–Notre-Dame-de-GrĂące et de Saint-Laurent ; autour des villes enclavĂ©es de CĂŽte-Saint-Luc et Hampstead, oĂč les Juifs sont majoritaires[142].

Société civile et droits civiques

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Avec son quartier gai, le Village, le plus grand quartier gai en Amérique du Nord et l'un des plus grands au monde, Montréal est l'un des pÎles de la vie gaie et lesbienne au Canada. Montréal a été choisie, entre 1999 et 2000, afin de faire partie du groupe sélect de capitales gaies mondiales, comprenant, en 1999, les villes de Montréal, Paris, Munich, Manchester, Sydney et, en 2000, Amsterdam, Berlin, Manchester. En 2006, elle a accueilli les premiers Outgames mondiaux (Jeux olympiques LGBT)[143].

Stade olympique, avec sa tour, terminée aprÚs les Jeux olympiques.
Murale dédiée à l'équipe de football des Alouettes de Montréal.

Les Montréalais pratiquent plusieurs types d'activités sportives sur une base récréative grùce à la présence de nombreux clubs sportifs amateurs et associations sportives locales. La popularité des sports y est aussi favorisée par l'existence d'un réseau de terrains extérieurs et d'installations intérieures (aréna, gymnase, terrain intérieur de soccer)[144]. L'hiver, des anneaux de glace et des patinoires sont aménagés à l'extérieur[145]. Le lac aux Castors[146],[147] sur le mont Royal et l'anneau de glace dans le vieux-port[148] permettent aux Montréalais de renouer avec la pratique du patinage dans une ambiance familiale. Le ski de fond est également une activité populaire et plusieurs centaines de kilomÚtres de sentiers balisés sont entretenus par la ville dans les parcs[149].

ÉvĂ©nements sportifs

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Au cours de son histoire, Montréal a été l'hÎte de plusieurs événements sportifs majeurs, dont les Jeux olympiques d'été de 1976, les championnats mondiaux d'escrime en 1967, de cyclisme sur piste et de cyclisme sur route en 1974, d'aviron en 1984, de natation en 2005, de patinage artistique en 2024, la coupe Rogers de tennis, le Grand Prix du Canada de Formule 1.

Jeux olympiques
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Course automobile
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Grand prix du Canada, sur le circuit Gilles-Villeneuve.
  • Championnat de MontrĂ©al du circuit Champions Tour de la PGA s'Ă©tablit Ă  MontrĂ©al en 2010 et, cela pour plusieurs annĂ©es consĂ©cutives[156] (Il y a dĂ©jĂ  eu des Ă©ditions de 1904, 1908, 1913, 1926, 1935, 1946, 1950, 1956, 1959, 1967, 1997 et 2001 — mais jamais un tournoi consacrĂ© Ă  MontrĂ©al pour plusieurs annĂ©es) ;
  • 7e Presidents Cup, du au [157].
Les 11e championnats du monde [réf. nécessaire] FINA, 2005.

Au Canada, le football est désigné par soccer. Voir « soccer », Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française. Aussi : OQLF, « Soccer ou football ».

La patinoire du Centre Bell.
  • Masters de tennis du Canada, depuis 1989. Lors des annĂ©es paires MontrĂ©al reçoit les femmes (WTA), alors que les annĂ©es impaires MontrĂ©al reçoit les hommes (ATP), en alternance avec Toronto. En 2009, le tournoi de la coupe Rogers Ă©tablit un record d'assistance, devenant le premier tournoi d'une semaine Ă  attirer une affluence de plus de 200 000 spectateurs. C'Ă©tait Ă©galement la premiĂšre fois que les huit meilleurs joueurs au monde, selon le classement ATP, se retrouvaient tous en quart de finale[162].
Jeux du Québec
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  • MontrĂ©al a accueilli les Jeux du QuĂ©bec durant les hivers 1972, 1977, 1983 et les Ă©tĂ©s 1997, 2001 et 2016[163].
Outgames mondiaux
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  • MontrĂ©al a accueilli les premiers Outgames mondiaux du au sous le nom de Rendez-vous MontrĂ©al 2006.

Équipes sportives les plus importantes

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Le sport professionnel à Montréal constitue une dimension essentielle de l'intégration de Montréal au continent nord-américain. Montréal possÚde plusieurs équipes sportives professionnelles qui sont des franchises de grandes ligues continentales. Franchises sportives majeures actuelles :

Club Ligue Enceinte Fondation Championnats
Canadiens de Montréal[164] LNH (hockey sur glace) Centre Bell 1909 24 Coupe Stanley
(23 LNH, 1 ANH)
Alouettes de Montréal LCF (football canadien) Stade Percival-Molson 1946 8
Club de Foot Montréal MLS (soccer) Stade Saputo 1993 5 Championnat Canadien
Alliance de Montréal Ligue élite canadienne de basketball (basket-ball) Auditorium de Verdun 2021 0
Victoire de Montréal Ligue professionnelle de hockey féminin (hockey sur glace) Place Bell 2023 1
Roses de Montréal Super ligue du nord (soccer) Centre sportif Bois-de-Boulogne 2024 0

Franchises majeures passées :

Club Ligue Enceinte Existence Championnats
Expos de Montréal LMB (baseball) Stade olympique de Montréal 1969-2004 0
Maroons de Montréal LNH Forum de Montréal 1924-1938 2
Manic de Montréal Ligue nord-américaine de soccer (LNAS) Stade olympique 1981-1983 0
Express de Montréal Ligue Nationale de Crosse Centre Bell 2004 0
Roadrunners de Montréal Ligue Nationale de Roller-Hockey Centre Molson 1996-1999 0
Machine de Montréal World League of American Football Stade olympique 1991-1992 0

Le systÚme de santé à Montréal est réparti entre deux réseaux universitaires intégrés de santé et de services sociaux (RUISSS) : celui de l'Université de Montréal (UdeM) et celui de l'Université McGill. Le RUISSS de l'UdeM rassemble trois centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) et quatre établissements non fusionnés au sein d'un CIUSSS. Ces derniers sont le CHUM, le CHU Sainte-Justine, l'ICM et l'Institut Philippe-Pinel. Le RUISSS McGill, pour sa part, compte deux CIUSSS et un établissement non fusionné, le CUSM.

Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS)

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Les CIUSSS sont des organismes publics chargés de prodiguer les soins de santé et les services sociaux dans une région donnée. Outre des centres hospitaliers (CH), ils regroupent des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), des centres locaux de services communautaires (CLSC), des centres de protection de l'enfance et de la jeunesse (CPEJ) et des centres de réadaptation (CR).

RUISSS CIUSSS Installations principales
McGill Centre-Ouest-de-l'Île-de-MontrĂ©al HĂŽpital gĂ©nĂ©ral juif
UdeM Centre-Sud-de-l'Île-de-MontrĂ©al HĂŽpital Notre-Dame, HĂŽpital chinois de MontrĂ©al, Institut universitaire de gĂ©riatrie de MontrĂ©al, Institut Raymond-Dewar
McGill Ouest-de-l'Île-de-MontrĂ©al HĂŽpital Sainte-Anne, Institut universitaire en santĂ© mentale Douglas
UdeM Nord-de-l'Île-de-MontrĂ©al HĂŽpital du SacrĂ©-CƓur de MontrĂ©al
UdeM Est-de-l'Île-de-MontrĂ©al Institut universitaire en santĂ© mentale de MontrĂ©al, HĂŽpital Maisonneuve-Rosemont

MégahÎpitaux

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Centre universitaire de santé McGill (CUSM)
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Le site Glen du CUSM.

Fondé en 1997 de la fusion de plusieurs hÎpitaux bilingues, le CUSM emploie 1 587 médecins, dentistes et pharmaciens, 2 715 chercheurs et enseignants et reçoit plus de 700 000 patients chaque année[165]. Les installations principales se trouvent au sein du super-hÎpital du site Glen, construit en 2015.

Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)
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Le CHUM en 2021.

Le CHUM emploie 881 médecins, 1 300 chercheurs et enseignants et reçoit plus de 500 000 patients en hospitalisation chaque année. Il compte 772 lits et 39 salles opératoires. Il intÚgre aussi, sous le nom de pavillon Jeanne-Mance, l'HÎtel-Dieu de Montréal, premier hÎpital de la ville, fondé en 1645. Il fait partie du Réseau universitaire intégré de santé et de services sociaux de l'Université de Montréal (RUISSS de l'UdeM).

Éducation

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Le collÚge privé Notre-Dame.

MontrĂ©al est constamment en tĂȘte de file des meilleures villes Ă©tudiantes au monde. Ainsi en 2013, selon The Economist, MontrĂ©al se classe au premier rang mondial comme destination pour des Ă©tudes Ă  l'Ă©tranger, devant Londres[166]. Selon le palmarĂšs 2017 de QS Best Student Cities, la mĂ©tropole quĂ©bĂ©coise serait la meilleure ville au monde oĂč Ă©tudier[11]. Avec plus de 170 000 étudiants, la ville est au deuxiĂšme rang des mĂ©tropoles nord-amĂ©ricaines quant au nombre d'Ă©tudiants universitaires par habitant[167]. En 2011, plus de 60 % de la population montrĂ©alaise dĂ©tenait un certificat, diplĂŽme ou grade de niveau post-secondaire[168].

Enseignement primaire et secondaire

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DÚs 1658 est fondée, par Marguerite Bourgeoys, une premiÚre école catholique, sur l'actuelle rue Saint-Dizier dans le Vieux-Montréal.

En 2022-2023, 250 122 élÚves étaient inscrits dans les écoles primaires et secondaires situées sur le territoire de Montréal[169], dans un total de 268 écoles primaires (233 francophones et 35 anglophones) et 75 écoles secondaires (58 francophones, 16 anglophones et 1 bilingue)[170],[171]. L'administration de ces établissements d'enseignement est partagée par cinq commissions scolaires dont trois sont francophones (f) et deux anglophones (a) :

Enseignement supérieur

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Le CÉGEP de Saint-Laurent.

En 2020, Montréal accueille 320 000 étudiants dans ses 12 cégeps et 11 universités[172]. Montréal a été nommée en 2025 meilleure ville étudiante en Amérique du Nord pour la huitiÚme année consécutive selon le classement QS Best Student Cities[173].

CollĂšges
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Le systĂšme Ă©ducatif du QuĂ©bec est diffĂ©rent des autres systĂšmes nord-amĂ©ricains. AprĂšs le secondaire (qui s'achĂšve Ă  la onziĂšme annĂ©e) les Ă©tudiants peuvent poursuivre dans les collĂšges d'enseignement gĂ©nĂ©ral et professionnel (cĂ©geps), offrant des programmes prĂ©-universitaires (2 ans) et techniques (3 ans). À MontrĂ©al, 9 cĂ©geps offrent des cours en français et 3 en anglais. En plus de ces Ă©tablissements publics, MontrĂ©al possĂšde 14 collĂšges privĂ©s subventionnĂ©s et 33 non subventionnĂ©s[174].

Universités francophones
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L'Université de Montréal, sur le flanc nord du mont Royal.
Universités anglophones
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Le pavillon des arts de l'Université McGill.

Économie

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L'édifice de la Banque de Montréal face à la place d'Armes, dans le Vieux-Montréal.

Seconde métropole du Canada, Montréal est un centre culturel, industriel, commercial et financier important, dont la prospérité repose « sur des échanges soutenus de biens avec des marchés régionaux et internationaux »[178].

La ville et sa région immédiate possÚdent l'économie la plus diversifiée au Canada[179]. Les industries montréalaises incluent les télécommunications, l'aéronautique, la pharmaceutique, les hautes technologies, les études supérieures, les jeux vidéo, le textile, la mode, l'électronique, le matériel de transport, le tabac et l'imprimerie. Parmi les compagnies importantes ou particuliÚrement connues de la région montréalaise, on peut citer Bombardier, Hydro-Québec, BCE, Power Corporation, le Canadien National, la Banque nationale du Canada, Air Canada, Rio Tinto Alcan, SNC-Lavalin, Saputo, CGI, Québecor, Domtar, Air Transat, Transcontinental et Métro Richelieu.

Secteur primaire

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Avec l'Ă©talement urbain, les terres arables disparaissent de MontrĂ©al, sauf Ă  l'extrĂȘme ouest de l'Ăźle oĂč est conservĂ© un parc agricole de 191 ha[180]. L'agriculture en serre sur les toits de la ville se dĂ©veloppe avec des initiatives citoyennes ou commerciales comme les Fermes Lufa depuis 2011[181]. Jusque dans les annĂ©es 1930, MontrĂ©al comptait plusieurs carriĂšres de pierre calcaire. Celles qui ne sont pas remblayĂ©es sont converties en sites d'enfouissement ou dĂ©pĂŽt Ă  neige[182],[183]. Seule la carriĂšre de granulat Lafarge de MontrĂ©al-Est, datant de 1910, est encore en activitĂ©[184]. De l'une des carriĂšres devenues dĂ©charges puis parcs urbains, du biogaz est extrait qui permet la production d'Ă©lectricitĂ©.

Secteur secondaire

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La raffinerie Suncor de Montréal-Est.

Montréal est une importante ville portuaire, à l'embouchure de la voie maritime du Saint-Laurent qui la relie aux centres industriels des Grands Lacs. En tant que port le plus important de l'Est du Canada, c'est un point de transbordement pour les céréales, les produits pétroliers, la machinerie et les produits manufacturés. Premier port du pays en termes de trafic de conteneurs, le trafic y totalisait prÚs de 26 millions de tonnes métriques de marchandises[185]. Pour cette raison, la ville fait partie de l'axe principal des chemins de fer canadiens et demeure une ville ferroviaire majeure[186].

L'industrie pétrochimique, trÚs présente à l'est de l'ßle, formait jusqu'à la fermeture de la raffinerie Shell en 2010 le plus grand centre de raffinage de la province. Depuis, les raffineries de Suncor et Gulf Oil conservent une capacité combinée de 225 000 barils par jour. Le pétrole et les produits distillés y sont transportés par quatre oléoducs, par trains, bateaux et camions. Les carburants n'y sont cependant pas la seule production, les usines de Parachem, Indorama PTA et Selenis forment par exemple une chaßne complÚte de synthÚse du polyester[187].

L'industrie aĂ©ronautique emploie environ 40 000 personnes dans la rĂ©gion montrĂ©alaise[188]. Cette industrie, qui comprend des maĂźtres d'Ɠuvre, dont Bombardier AĂ©ronautique et Bell Helicopter sont les plus importants, des Ă©quipementiers (Honeywell, FTAI aviation, Thales) et des sous-traitants, produit la principale exportation montrĂ©alaise.

Secteur tertiaire

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L'édifice de la banque BNP-Paribas et de la tour de la Banque Laurentienne sur l'avenue McGill College.

Montréal possÚde un marché boursier avec la bourse de Montréal. Depuis le , cette derniÚre est unie au Chicago Climate Exchange afin de créer le marché climatique de Montréal, un marché de produits environnementaux[189].

L'industrie vidĂ©oludique connaĂźt une explosion depuis 1997 et l'ouverture d'Ubisoft Montreal. Plus rĂ©cemment[Quand ?], la ville a attirĂ© des studios de renommĂ©e mondiale tels que Electronic Arts, Eidos Interactive, BioWare, THQ, Gameloft MontrĂ©al et Cloud Imperium Games MontrĂ©al. GrĂące Ă  une main-d'Ɠuvre locale spĂ©cialisĂ©e et des crĂ©dits d'impĂŽts aux entreprises, MontrĂ©al est devenu l'un des cinq pĂŽles mondiaux de dĂ©veloppement de mĂ©dias numĂ©riques interactifs avec 85 entreprises et 5 300 emplois[190].

En 2012, l'agglomération de Montréal accueille presque 8 millions de touristes, en hausse de 6,5 % depuis 2008[191]. Traveler's Digest et askmen.com ont classé Montréal parmi les « 29 villes à visiter » dans le monde[192].

Organisations

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DeuxiÚme ville onusienne et deuxiÚme ville consulaire d'Amérique du Nord, aprÚs New York[193], Montréal possÚde prÚs de 72 siÚges d'organisations internationales, dont 67 organisations non gouvernementales (ONG)[194]. Parmi celles-ci, se trouvent notamment :

De plus, plusieurs organisations travaillent au rayonnement économique de l'agglomération : la Chambre de commerce du Montréal métropolitain au niveau de la concertation des gens d'affaires, Montréal International pour attirer organismes internationaux et investisseurs étrangers ainsi que Tourisme Montréal pour faire la promotion du tourisme vers la métropole québécoise. En 2011, l'Union des associations internationales classe Montréal au premier rang en Amérique des villes accueillant des évÚnements associatifs internationaux. En 2012, le Palais des congrÚs de Montréal est finaliste pour le prix APEX du meilleur centre de congrÚs au monde[195],[196].

Statistiques

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Montréal générait, au 4e trimestre 2015, un produit intérieur brut (PIB) de 169 milliards de dollars canadiens de 2002, représentant 53 % du PIB du Québec et 10 % du PIB du Canada[197].

Vieux-Montréal vu du Vieux-Port.

Les secteurs d'activités de la population montréalaise sont[198] :

  • services Ă  la consommation : 25 % ;
  • services gouvernementaux, d'enseignement et de santé : 20,8 % ;
  • secteur manufacturier : 16,8 % ;
  • services Ă  la production : 14,2 % ;
  • services de distribution : 9,2 % ;
  • secteur de la construction : 2,7 %.

En , le taux de chĂŽmage Ă©tait de 7,3 % sur l'Ăźle de MontrĂ©al[199], avec un taux de faible revenus de 14,7 % dans la ville en 2014[200]. Les taux les plus Ă©levĂ©s se rencontrent dans les arrondissements de Ville-Marie, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Verdun, Sud-Ouest, Lasalle et MontrĂ©al-Nord[198].

Selon un rapport du Centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion, depuis 1997 la pauvreté avait reculé partout au Québec sauf à Montréal[201]. Un rapport fédéral de 2015 a identifié 3 016 itinérants dans la ville[202].

Les loyers ont beaucoup augmenté en quelques années, aboutissant à une crise du logement. En 2021, plus de 100 000 familles aux revenus modestes habitent des logements trop petits ou insalubres[203].

Autoroute 15/20, direction sud, kilomĂštre 62.
Signalisation routiÚre de Montréal.

Si la municipalité de Montréal a le plus faible taux de motorisation des villes canadiennes et américaines[204], l'automobile demeure le moyen de transport dominant dans la région métropolitaine. En 2006, 70 % des personnes actives de la région métropolitaine se rendaient à leur travail en automobile comme conducteur ou passager[205] ; cette proportion tombe à 53,2 % chez les habitants de la ville[206], un nombre grandement inférieur à la proportion québécoise qui avoisine les 78 %[205].

Réseau routier et autoroutier

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L'aménagement des voies à Montréal est le résultat de la superposition d'un découpage en damier, trÚs répandu dans les grandes villes nord-américaines, à un découpage plus ancien, composé de cÎtes et de rangs, établi lors du régime seigneurial français[207].

À la fin du XVIIe siĂšcle, MontrĂ©al est une petite ville fortifiĂ©e ; son territoire correspond au Vieux-MontrĂ©al actuel. Le sulpicien François Dollier de Casson planifie le tracĂ© des rues Ă  l'intĂ©rieur des fortifications en 1672[207]. Au XVIIIe siĂšcle, la croissance de la population entraine la crĂ©ation des premiers faubourgs aux portes de la ville ; le faubourg des RĂ©collets Ă  la porte ouest, le faubourg Saint-Laurent Ă  la porte nord et le faubourg QuĂ©bec Ă  la porte est.

Au XIXe siĂšcle, le faubourg Saint-Laurent connaĂźt une forte croissance, au-delĂ  l'escarpement de la rue Sherbrooke, grĂące au tramway. En son cƓur, le boulevard Saint-Laurent, une montĂ©e perpendiculaire au fleuve Saint-Laurent, qui traverse l'Ăźle de MontrĂ©al, devient la premiĂšre artĂšre « nord-sud » de la ville, orientĂ© en rĂ©alitĂ© nord-ouest/sud-est. En effet, par convention, on entend par orientation est-ouest ce qui est parallĂšle au fleuve Saint-Laurent, partout au QuĂ©bec. La plus grande partie du dĂ©veloppement s'effectuera Ă  partir de cet axe, aussi appelĂ© la « Main »[208].

Lotissement des rues Chambord et De Brébeuf en 1879, entre l'avenue du Mont-Royal et la rue Gilford, sur le Plateau-Mont-Royal.

La majorité des lotissements de Montréal ont été érigés avant la seconde moitié du XXe siÚcle. La grille des rues forme des pùtés de maisons étroits et profonds établis en rangs perpendiculaires au fleuve Saint-Laurent. Densément peuplés, ils sont souvent entrecoupés sur la longueur par une ruelle qui dessert l'arriÚre des bùtiments[209].

MontrĂ©al est construite sur un archipel d'Ăźles fluviales qui n'est pas directement accessible du reste du continent. Comme la plupart des grandes villes, elle est confrontĂ©e au problĂšme de congestion automobile qui n'est qu'aggravĂ© par sa situation insulaire. Il faut en moyenne 31 minutes Ă  l'automobiliste de la rĂ©gion de MontrĂ©al pour se rendre Ă  son travail ; le quart des automobilistes mettant plus de 45 minutes[210]. À cause de sa forte urbanisation, MontrĂ©al connaĂźt aussi des heures de pointe le samedi et le dimanche.

L'extrémité ouest de l'autoroute 10 et de l'autoroute Bonaventure, dans le centre-ville, alors qu'elle devient le boulevard Robert-Bourassa.

Montréal est le centre nerveux d'un réseau de 1 770 kilomÚtres d'autoroutes construit principalement entre la fin des années 1950 et le milieu des années 1970 dans sa périphérie[211]. 17 ponts routiers et un tunnel permettent la traversée des cours d'eau qui encerclent la ville. On compte parmi eux le pont Samuel-De Champlain, le pont le plus achalandé du Canada[212].

L'ßle de Montréal comporte de nombreux axes rapides dont le principal est l'autoroute 40, la seule à la traverser d'ouest en est. Segment de la route transcanadienne, elle est la plus achalandée de la métropole et sa section métropolitaine, en partie surélevée, en est la plus congestionnée, et ce depuis sa création. Perpendiculaire à l'A-40, l'autoroute 15, qui s'étend des Laurentides à la frontiÚre Américaine, passe par une tranchée au centre de l'ßle appelée autoroute Décarie, du nom du boulevard qu'elle longe.

À MontrĂ©al, les nids-de-poule reprĂ©sentent un enjeu rĂ©current, surtout au printemps en raison des cycles de gel et de dĂ©gel. La Ville en rĂ©pare chaque annĂ©e des dizaines de milliers ; par exemple, plus de 100 000[213] sont colmatĂ©s en 2023. Les donnĂ©es rapportĂ©es par CAA-QuĂ©bec, plusieurs milliers de crevaisons sont causĂ©es chaque annĂ©e par l'Ă©tat des routes, avec une hausse marquĂ©e lors des saisons oĂč les nids-de-poule sont particuliĂšrement nombreux. Bien que MontrĂ©al ne soit pas officiellement la ville la plus touchĂ©e au QuĂ©bec, elle est souvent perçue comme l'une des plus affectĂ©es en raison de l'ampleur et de la visibilitĂ© du phĂ©nomĂšne[214],[215],[216].

Transports en commun

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Quais de la station Berri-UQAM, la plus fréquentée du métro de Montréal.

Le transport collectif sur l'Ăźle de MontrĂ©al est l'un des plus efficaces, rapides et ponctuels en AmĂ©rique du Nord ; la SociĂ©tĂ© de transport de MontrĂ©al (STM) qui l'administre a Ă©tĂ© nommĂ©e, en 2010, meilleure sociĂ©tĂ© de transport en AmĂ©rique du Nord par l'American Public Transportation Association[217]. À MontrĂ©al, 35 % des actifs se rendent au travail en transport en commun[206] ; cette proportion atteignant 49 % pour les nouveaux arrivants[218]. Au total, la STM enregistre 466 millions de dĂ©placements en termes d'achalandage conventionnel et 374,9 millions en termes d'achalandage Ă©lectronique durant l'annĂ©e 2019. L'achalandage a vu une hausse de 2,6 % depuis 2018[219].

Le mĂ©tro de MontrĂ©al constitue l'Ă©pine dorsale du systĂšme mĂ©tropolitain de transport en commun avec environ 1,2 million de passagers par jour[220]. Le mĂ©tro compte 68 stations rĂ©parties en quatre lignes qui s'Ă©tendent sur 71 kilomĂštres[221]. Conçu sur le modĂšle du mĂ©tro parisien, le rĂ©seau montrĂ©alais a pour particularitĂ© d'ĂȘtre entiĂšrement souterrain et ses rames d'ĂȘtre dotĂ©s d'un systĂšme de roulement sur pneumatiques. Chaque station possĂšde une architecture particuliĂšre et des Ɠuvres d'art public sont rĂ©parties dans la plupart d'entre elles[222].

En surface, les tramways ont Ă©tĂ© remplacĂ©s depuis 1959 par 225 lignes d'autobus et 8 500 arrĂȘts, desservis par un total de 1 869 autobus et 93 minibus de transport adaptĂ©[223]. La ligne d'autobus la plus frĂ©quentĂ©e est la 139 Pie-IX avec une moyenne de 32 313 dĂ©placements par jour de semaine[224]. On compte moins d'un million de passagers par jour ouvrable Ă  bord des autobus de la STM[220].

Le chiens sont permis dans les autobus depuis mardi le sous certaines conditions[225].

Terminaux aériens, ferroviaires, routiers et fluviaux

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Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal.

Montréal compte quatre principaux terminaux de transports de passagers :

Cyclisme urbain

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Boulevard De Maisonneuve et la piste cyclable Claire-Morissette, 2010.
Station BIXI, rue Crescent (2018).

MontrĂ©al est frĂ©quemment citĂ©e parmi les dix plus importantes villes cyclistes au monde[231]. De mai Ă  dĂ©cembre, 22 % des MontrĂ©alais utilisent le vĂ©lo comme principal moyen de transport, soit le double de la moyenne quĂ©bĂ©coise[232]. L'arrondissement oĂč l'on compte la plus forte proportion de dĂ©placements Ă  vĂ©lo est le Plateau-Mont-Royal, oĂč prĂšs du dixiĂšme de tous les dĂ©placements sont faits Ă  bicyclette[233]. On dĂ©nombre quotidiennement, hormis l'hiver, de 14 000 Ă  17 500 cyclistes dans le centre-ville[234].

Montréal possÚde un réseau de 650 kilomÚtres de pistes cyclables en constant développement[235]. Depuis 2020, l'administration de Valérie Plante implante le Réseau express vélo, un important réseau d'aménagements urbains afin de sécuriser les déplacements à vélo dans la métropole québécoise en séparant la voie réservée aux automobiles de celle des cyclistes. La Route verte compte 80 kilomÚtres à Montréal ; les sections les plus notables sont celles longeant les rives du canal Lachine, du Vieux-Port à LaSalle ainsi que le circuit Gilles-Villeneuve[236].

La ville de Montréal peut compter sur un important réseau de vélos en libre-service, le BIXI. Depuis sa création en 2009, le systÚme s'est exporté dans plus d'une vingtaine de villes à travers le monde, notamment Londres, Melbourne et New York[237]. BIXI Montréal compte 5 120 vélos répartis dans plus de 450 stations, principalement dans les arrondissements centraux de la ville[238]. En 2010, 3,3 millions de déplacements en BIXI étaient enregistrés[239] et le réseau comptait plus de 30 000 abonnés[240].

Culture locale et patrimoine

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En 2010, Montréal est classée au 19e rang mondial pour sa qualité de vie selon le magazine britannique Monocle[241].

Parcs et jardins

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Le parc du Mont-Royal en automne.

Les 17 grands parcs urbains de la ville occupent 6 % du territoire, soit une superficie d'environ 20 km2.

Les principaux parcs sont les suivants :

Le Parc olympique[242] est situĂ© dans l'arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve[243]. On retrouve notamment sur le site le BiodĂŽme, l'Insectarium, le Jardin botanique, ainsi que le PlanĂ©tarium, qui ensemble forment l'Espace pour la vie, un complexe musĂ©al qui se veut « repenser le lien qui unit l'ĂȘtre humain Ă  la nature[244] ».

Architecture

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Silos de la compagnie Farine Five Roses dans le Vieux-Port.

Pendant plus d'un siÚcle et demi, Montréal est le centre financier et industriel du Canada. Il en résulte un héritage architectural offrant une grande variété de constructions à vocation industrielle ou commerciale, incluant usines, minoteries, hangars et autres raffineries qui présentent aujourd'hui un aperçu de l'histoire de la ville, particuliÚrement au niveau du centre-ville et du Vieux-Port. Il y a 50 lieux historiques nationaux à Montréal, plus qu'aucune autre ville canadienne.

Dans la partie mĂ©ridionale de l'Ăźle, le Vieux-MontrĂ©al, dĂ©clarĂ© arrondissement historique en 1964[245], offre de nombreux centres d'intĂ©rĂȘt, notamment le Vieux-Port, la place Jacques-Cartier, l'hĂŽtel de ville, la place d'Armes, et la basilique Notre-Dame.

Patrimoine bĂąti

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La BiosphĂšre sur l'Ăźle Sainte-HĂ©lĂšne, ancien pavillon des États-Unis lors de l'Expo 67. Architecte : Buckminster Fuller.
Restaurant de la chaĂźne Les 3 Brasseurs.
La rue Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal.
L'architecture des nouveaux bùtiments de Montréal.
Le marché Bonsecours.

Les plus vieux édifices de la ville toujours existants datent de la fin du XVIIe siÚcle, et du début du XVIIIe siÚcle. La plupart sont situés dans l'aire du Vieux-Montréal, tel le séminaire des Sulpiciens datant de 1687 et le chùteau Ramezay, construit en 1705 et successivement demeure, quartier général, cour de justice, établissement d'éducation et finalement musée.

Les premiers bĂątiments sont caractĂ©risĂ©s par leur influence française unique et leur construction en pierre grise. L'Ă©poque des explorateurs français est commĂ©morĂ©e par la prĂ©servation de deux de leurs maisons dans le Vieux-MontrĂ©al, soit celle d'Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, fondateur de la ville de DĂ©troit aux États-Unis, Ă  l'angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent, et celle de RenĂ©-Robert Cavelier de La Salle, explorateur de la rĂ©gion du Mississippi, Ă  l'angle des rues Saint-Paul et Saint-Pierre[246].

L'usine de spaghetti du vieux Montréal.

L'architecture du XXe siÚcle n'est pas comprend le pavillon principal art déco de l'Université de Montréal d'Ernest Cormier, le stade olympique et sa tour inclinée (la plus haute du monde) conçus par l'architecte français Roger Taillibert, ou les legs de l'Expo 67 que sont le dÎme géodésique de Buckminster Fuller et l'Habitat 67 de Moshe Safdie.

Parmi les gratte-ciel de Montréal, sept dépassent hors antenne les 150 mÚtres de hauteur, et un seul les 200 mÚtres[247]. Les bùtiments les plus élevés, que sont le 1000 De La GauchetiÚre, le 1250 René-Lévesque, la tour CIBC et la tour de la Bourse, ont tous été bùtis entre les années 1960 et le début des années 1990. C'est en 1928 qu'un bùtiment dépasse pour la premiÚre fois les 100 mÚtres (l'édifice de la Banque Royale, 121 m, 22 étages), record battu d'un mÚtre par l'édifice Sun Life trois ans plus tard[248][source insuffisante]. Le premier gratte-ciel inaugurant le « style international » à Montréal, tout en dépassant cette hauteur, est la tour Telus (1962)[249]. La plus célÚbre tour de la ville est la Place Ville Marie (1962). Conçue par l'architecte Ieoh Ming Pei, il fut le premier gratte-ciel à dépasser les 150 mÚtres (43 étages, 188 m), sa construction coïncidant avec le déplacement du centre-ville en son site actuel. Cette tour cruciforme est sise au-dessus d'un centre commercial souterrain qui constitue la plaque tournante de la ville souterraine.

Depuis 2013, avec la construction de la Tour des Canadiens, Montréal vit un important boom immobilier. Entre 2013 et 2019, ce boom de gratte-ciels était principalement concentré aux alentours du Centre Bell, avec notamment l'Avenue, les Tours des Canadiens 1,2 et 3, les Rocabellas, les YUL et d'autres projets. Toutefois, d'autre projets majeurs sont désormais (depuis 2019) en développement ou construction plus à l'est du centre-ville. Parmi ces derniers, on dénombre cinq bùtiments qui atteignent la hauteur maximale de 200 mÚtres : 900 rue Saint-Jacques, 800 rue Saint-Jacques, Victoria-sur-le-Parc, 1 Square-Phillips et Maestria.

Patrimoine religieux

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L'intérieur de la basilique Notre-Dame de Montréal.

La religion catholique est présente dÚs la fondation de la ville, soit l'établissement d'une colonie missionnaire selon l'intention du groupe fondateur, la Société Notre-Dame de Montréal. La ville est en effet renommée pour sa richesse en églises et temples de toutes dénominations, qui lui ont valu au XIXe siÚcle le surnom de « ville aux cent clochers ».

Parmi les édifices les plus importants du point de vue de l'histoire, on trouve l'oratoire Saint-Joseph, la plus grande église dédiée à ce saint dans le monde, la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, premiÚre chapelle de pierre de Montréal, la basilique Notre-Dame et la basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde, réplique réduite de la basilique Saint-Pierre de Rome. La Pietà, datant de 1855 et située dans le Mausolée la Pietà du cimetiÚre Notre-Dame-des-Neiges, est une reproduction grandeur nature de la sculpture de Michel-Ange de la basilique Saint-Pierre au Vatican.

RÉSO : le MontrĂ©al souterrain

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Le RÉSO, la ville intĂ©rieure de MontrĂ©al, vue d'entre les mĂ©tros Peel et McGill.

Le MontrĂ©al souterrain (RÉSO), ou ville intĂ©rieure, est une alternative urbaine populaire aux extrĂȘmes climatiques de l'hiver froid et de l'Ă©tĂ© humide. MontrĂ©al possĂšde plus de 30 km de passages piĂ©tonniers souterrains donnant accĂšs Ă  des centaines de commerces, restaurants, bureaux et boutiques intĂ©rieures, ainsi qu'au rĂ©seau de mĂ©tro, aux terminus de transport et aux principaux attraits et bĂątiments du centre-ville (de la station de mĂ©tro Lucien-L'Allier jusqu'au Complexe des sciences de l'UQAM) sans jamais s'exposer aux intempĂ©ries. Il constituerait le plus grand rĂ©seau urbain souterrain au monde.

Monument à George-Étienne Cartier.

L'art public de la ville se réfÚre principalement à l'une ou l'autre de ses cultures, la francophone ou l'anglophone. La Société Notre-Dame de Montréal qui a fondé Ville-Marie est commémorée par le monument aux pionniers sous la forme d'un obélisque situé à la place d'Youville et son principal fondateur, Paul Chomedey de Maisonneuve, par une statue, le monument à Maisonneuve, au centre de la place d'Armes.

Le passage au rĂ©gime britannique est commĂ©morĂ© par la colonne Nelson, un des monuments les plus controversĂ©s de la ville, situĂ© sur la place Jacques-Cartier et reprĂ©sentant pour certains les visĂ©es impĂ©rialistes britanniques, ainsi que la statue de la reine Victoria, au square Victoria. Un rappel du Canadien de jadis se trouve sur la Maison du Patriote, rue Saint-Paul dans le Vieux-MontrĂ©al. Un monument Ă  sir George-Étienne Cartier, un des pĂšres de la ConfĂ©dĂ©ration canadienne, trĂŽne Ă  l'entrĂ©e du parc du Mont-Royal (le monument Ă  George-Étienne Cartier).

Lieux de diffusion culturelle

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Le Centre d'histoire de Montréal, place d'Youville.

La ville possÚde de nombreux musées dont la plupart sont regroupés au sein de la société des directeurs des musées montréalais qui a comme objectif de faire leur promotion et de participer à leur développement[250],[251]. Ces musées présentent tout autant des expositions sur les sciences, l'histoire, les beaux-arts et le patrimoine culturel[252].

Parmi ces musĂ©es, deux institutions ont pour thĂ©matique l'art, le musĂ©e des beaux-arts de MontrĂ©al et le musĂ©e d'art contemporain de MontrĂ©al. Le thĂšme de l'histoire est au centre des expositions de Pointe-Ă -CalliĂšre, musĂ©e d'archĂ©ologie et d'histoire de MontrĂ©al, du musĂ©e Stewart ou du chĂąteau Ramezay. Le patrimoine est abordĂ© par plusieurs musĂ©es dont le musĂ©e Marguerite-Bourgeoys, la maison Saint-Gabriel et le musĂ©e des maĂźtres et artisans du QuĂ©bec. La thĂ©matique des sciences est au cƓur des expositions du Centre des sciences de MontrĂ©al, de la BiosphĂšre de MontrĂ©al et de quatre musĂ©es Ă  vocation scientifique administrĂ©s par la ville de MontrĂ©al, soit le BiodĂŽme, l'Insectarium, le Jardin botanique, ainsi que le PlanĂ©tarium, regroupĂ©s au sein de l'Espace pour la vie[253].

BibliothĂšques

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La Grande BibliothÚque du Québec, vue depuis la rue Berri.

La Grande BibliothÚque est sise à Montréal, comprenant la collection de la BibliothÚque nationale du Québec. Elle comprend les plus vastes collections littéraires au Québec et est, avec plus de 2,9 millions d'entrées, la bibliothÚque la plus fréquentée de la francophonie[254]. La Grande BibliothÚque est située au centre-ville (arrondissement Ville-Marie), au nord du quartier latin. Ouverte depuis le , elle remplace l'ancienne bibliothÚque centrale située sur la rue Sherbrooke. Elle contient notamment la collection Saint-Sulpice, construite à partir de l'année 1844 ; ces ouvrages anciens, à caractÚre patrimonial, ne sont consultables que sur place. La bibliothÚque s'est enrichie au fil des ans de collections privées, telles celles de Louis-Joseph Papineau et de Louis-Hippolyte La Fontaine.

La Ville de MontrĂ©al possĂšde Ă©galement un vaste rĂ©seau de bibliothĂšques publiques, composĂ© de 45 bibliothĂšques de quartier et d'un bibliobus, qui ont pour mission de dĂ©mocratiser l'accĂšs Ă  l'information, la connaissance, la culture et le savoir. MontrĂ©al a portĂ© le titre de capitale mondiale du livre du au [255],[256]. À cette occasion, elle crĂ©e le prix du livre jeunesse des bibliothĂšques de MontrĂ©al, qu'elle remet annuellement depuis.

Théùtres et salles de spectacle

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Fontaine sur l'esplanade de la place des Arts.

Montréal est un important centre de la culture québécoise, internationalement reconnu pour son effervescence culturelle.

Dans les années 1940 et 1950, les acteurs Christopher Plummer et William Shatner font leur apprentissage au sein de la Montréal Repertory Theatre[257].

Le complexe culturel de la place des Arts abrite le musée d'art contemporain et plusieurs théùtres. Il est le siÚge de l'Opéra de Montréal. L'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) loge tout prÚs depuis le , dans une salle de concert qui lui est propre, la Maison symphonique de Montréal, construite au coin nord-est du complexe de la Place des Arts.

MontrĂ©al est un lieu incontournable du cirque contemporain et du cirque nouveau ; il existe de nombreux lieux de diffusion et d'enseignement des arts du cirque, notamment la Tohu, oĂč on retrouve une salle de spectacle circulaire, le siĂšge social du Cirque du Soleil, les bureaux de l'association En Piste ainsi que l'École nationale de cirque.

Montréal a aussi de nombreux théùtres, dont le théùtre Saint-Denis, le théùtre du Rideau Vert et le théùtre du Nouveau Monde, fondé en 1951. Montréal est aussi un important centre de création et de diffusion de la danse. Parmi les lieux les plus importants en danse contemporaine de Montréal, notons l'Agora de la danse.

Maisons de la Culture

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Inspiré par le concept français de Maison de la Culture, les 12 maisons de la culture de Montréal offrent depuis plus de 25 ans des événements, spectacles et expositions dont l'entrée est souvent gratuite.

Depuis 2002, ce réseau s'est agrandi ; il comporte maintenant[Quand ?] 24 diffuseurs (dont 2 diffuseurs métropolitains : la chapelle historique du Bon-Pasteur et le théùtre de Verdure) dans les 19 arrondissements de Montréal. Il porte le nom de réseau AccÚs culture. Ses membres sont entre autres : le théùtre Outremont, la salle Jean-Grimaldi, l'EntrepÎt, le Centre culturel de Verdun.

Festivals et événements

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FĂȘte de la mi-automne au jardin botanique.
Tam-tams du mont Royal.

De nombreux festivals ont lieu chaque année à Montréal[258]. Compte tenu de l'hiver peu clément, la majorité de ceux-ci ont lieu durant la période estivale, tels le Festival international de jazz de Montréal qui a lieu depuis plus de trente ans[259], les FrancoFolies de Montréal, le Festival International Nuits d'Afrique, le festival LGBTQ+ Fierté Montréal et le festival Juste pour rire[258].

Cependant, quelques festivals ont lieu pendant la période hivernale, en particulier le Festival Montréal en lumiÚre[260] et Art souterrain.

Anne Dorval et Juliette Binoche lors de la cérémonie d'ouverture du festival Cinemania (2025).

CÎté cinéma, Montréal accueille plusieurs événements d'envergure tout au long de l'année : le festival FanTasia au cours de l'été, le Festival du nouveau cinéma en octobre, le Festival Cinemania en novembre, les Rencontres internationales du documentaire de Montréal en novembre ou le Festival international du film sur l'art en mars[261].

À l'occasion du festival de jazz, de grandes sections des rues du centre-ville sont fermĂ©es pour laisser place Ă  des scĂšnes extĂ©rieures, lieux de spectacles gratuits, et Ă  la circulation piĂ©tonniĂšre. La ville compte Ă©galement de nombreux festivals musicaux et cinĂ©matographiques. De plus, chaque dimanche d'Ă©tĂ© ensoleillĂ©, un certain nombre de gens se rĂ©unissent pour les Tam-tams du mont Royal, rendez-vous interculturel et musical trĂšs populaire, notamment auprĂšs des jeunes. Le centre du rassemblement est le monument Ă  Sir George-Étienne Cartier, au parc du Mont-Royal.

En 2026, Montréal accueille de nombreux concerts d'artistes internationaux dans des salles majeures comme le Centre Bell et la Place des Arts, confirmant son rÎle de pÎle musical important[262].

Plaque tournante de la musique metal

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Le , la ville de Montréal s'autoproclame « ville d'excellence mondiale en matiÚre de musique métal »[263]. Pour l'évÚnement qui vise à reconnaßtre la qualité de la production musicale métal locale à l'international, la mairesse Valérie Plante a invité le groupe Necrotic Mutation à l'hÎtel de ville de Montréal, afin de souligner cet héritage qui, pour la mairie, est exceptionnel[263].

Cette décision municipale, qui fait largement consensus, fait dire à la chroniqueuse métal Christine Fortier que « Montréal est réellement la plaque tournante du métal au Québec, et probablement au Canada, nous a-t-elle indiqué. Les groupes qui passent ici le disent, le public est toujours au rendez-vous, Montréal a vraiment un solide noyau d'amateurs de métal », tandis que le bassiste de Megadeth, David Ellefson, pour qui les métalleux montréalais sont « les plus fidÚles et les plus irréductibles de la planÚte » a pour sa part affirmé au site Metal Voice « que le groupe a pu ensuite jouer sur les plus grandes scÚnes et les plus grands festivals ailleurs dans le monde » grùce au public montréalais[263].

Personnalités montréalaises

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Panorama depuis le Musée des beaux-arts de Montréal. On remarque une peinture murale commémorant l'artiste montréalais Léonard Cohen.

De nombreuses personnalités sont issues de l'agglomération de Montréal.

Maurice Richard, joueur de hockey des Canadiens de Montréal, en 1945.

Artistes : dans le monde de la musique, les jazzmen Oscar Peterson, Oliver Jones, Maynard Ferguson, des chanteurs tels que Leonard Cohen, Michel Rivard, Lucien Francoeur, Robert Charlebois, Shawn Drover, Claude Dubois, Diane Dufresne, Kate et Anna McGarrigle, Rufus Wainwright, Martha Wainwright, BĂ©atrice Martin (CƓur de Pirate), MylĂšne Farmer qui y a peu vĂ©cu, Isabelle Boulay (Sainte-FĂ©licitĂ©, GaspĂ©sie), des musiciennes telles que Blanche Baillargeon, Christine Tassan, Rachel Therrien, DJ Daniel Desnoyers, DJ Champion, Aut'Chose, le DJ A-Trak (Duck Sauce), Sam Roberts, Voivod et CĂ©line Dion (nĂ©e Ă  Charlemagne, mais associĂ©e Ă  MontrĂ©al sur la scĂšne internationale). Des groupes musicaux montrĂ©alais comme Mahogany Rush, Simple Plan et Arcade Fire qui ont atteint une notoriĂ©tĂ© mondiale. Plus rĂ©cemment, la chanteuse Charlotte Cardin a gagnĂ© Ă©galement une grande notoriĂ©tĂ© Ă  l'international[264]. Dans le monde du rap montrĂ©alais, on a des rappeurs comme FouKi[265] ou Loud[266] qui sont de grandes figures emblĂ©matiques de la ville. Elle a chantĂ© l'ouverture du ballon d'or. L'actrice Jessalyn Gilsig et un des acteurs de la sĂ©rie Star Trek William Shatner. La journaliste et romanciĂšre Denise Bombardier. Le poĂšte Émile Nelligan, le romancier Hubert Aquin, l'Ă©crivain et homme politique Jacques HĂ©bert ou encore l'Ă©crivain Saul Bellow, prix Nobel de littĂ©rature, la poĂ©tesse yiddish Rachel Korn, originaire de Galicie, installĂ©e Ă  MontrĂ©al de 1948 jusqu'Ă  sa mort en 1982. Le cinĂ©aste Xavier Dolan, rĂ©alisateur trĂšs important vient Ă©galement de la ville de MontrĂ©al[267]. Kaytranada est un DJ montrĂ©alais originaire de Port au Prince en HaĂŻti[268]. Laurence Leboeuf, actrice quĂ©bĂ©coise, a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© au public Ă  l'Ăąge de 11 ans dans la sĂ©rie Virginie[269].

Sportifs : les joueuses de tennis Mary Pierce et Eugenie Bouchard, le joueur de hockey Maurice Richard (le Rocket), le joueur de baseball Russell Martin. Le pilote de Formule 1 Lance Stroll est également originaire de Montréal[réf. nécessaire]. P.K. Subban, bien qu'il soit né à Toronto habite à Montréal depuis plusieurs années[270].

Scientifiques : l'astrophysicien et écologiste Hubert Reeves, Sidney Altman, lauréat du prix Nobel de chimie, et Ralph Steinman, lauréat du prix Nobel de médecine. Durant neuf années à McGill, Ernest Rutherford effectue des travaux sur la radioactivité, qui sont couronnés par le prix Nobel de chimie. Le Professeur d'informatique Yoshua Bengio, lauréat du Prix Turing 2018 et fondateur du l'Institut québécois d'intelligence artificielle est depuis 1993, professeur au département d'informatique et de recherche opérationnelle de l'Université de Montréal

Personnalités politiques : les anciens premiers ministres du Québec Jacques Parizeau, François Legault, l'ancien premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau, l'auteure et militante altermondialiste Naomi Klein et le héros canadien de la révolution chinoise Norman Bethune.

Montréal dans les arts et la culture

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Un navire de la Marine royale canadienne porte le nom de NCSM Montréal (FFH 336).

Documentaires

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Des documentaires comme MĂ©tropole (1947), À Saint-Henri le cinq septembre (1962), Les amoureux de MontrĂ©al (1992) et La MĂ©moire des anges (2008) font voir la vie de MontrĂ©al sous plusieurs angles[271]. D'autres documentaires, tels que La P'tite Bourgogne (1968), The Rise and Fall of English Montreal (1993), The Street: A Film with the Homeless (1997), Maxime, McDuff & McDo (2002), Confrontation at Concordia (2003), Hommes Ă  louer (2008) et L'Est pour toujours[272] (2011), abordent des sujets plus polĂ©miques[Pour qui ?] de l'histoire et de la sociĂ©tĂ© montrĂ©alaise.

En 1998, les Rencontres internationales du documentaire de Montréal ont été créées. L'organisation propose, depuis 2004, un programme de deux jours de conférences, d'ateliers et de rencontres d'affaires[273].

Au cinéma

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De nombreux films ont été tournés à Montréal, certains entiÚrement en studio comme 300 (2007) ou Riddick (2013), d'autres aussi en extérieur, tirant parti de la diversité architecturale de la ville[274], notamment :

Parmi les films dont l'histoire se déroule au moins en partie à Montréal, on peut citer : La nouvelle vie de Paul Sneijder (2016), Les Amours imaginaires (2010), Fatal (2010), The Trotsky (2010), Mesrine : L'Instinct de mort (2008)[281], Mon voisin le tueur (2000), Jésus de Montréal (1989)[280], Un zoo la nuit (1987), Le Matou (1985), 21-87 (1963), Romaine par moins 30 (2009), L'Odyssée de Pi (2012).

Dans la chanson

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De nombreuses chansons sont dĂ©diĂ©es Ă  MontrĂ©al, entre autres Je reviendrai Ă  MontrĂ©al de Robert Charlebois, MontrĂ©al −40 °C de Malajube, MontrĂ©al d'Ariane Moffatt, Un Ă©tĂ© Ă  MontrĂ©al de Dubmatique, À MontrĂ©al de Grand Corps Malade, MontrĂ©al de The Weeknd ou encore MontrĂ©al et Blues de la mĂ©tropole de Beau Dommage. Le groupe les Cowboys fringants fait souvent rĂ©fĂ©rence Ă  MontrĂ©al dans ses chansons.

Dans la bande dessinée

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  • La femme aux cartes postales par Claude Paiement et Jean-Paul Eid (La PastĂšque).
  • La petite patrie, par Normand GrĂ©goire et Julie Rocheleau (La PastĂšque).
  • Mile End par Michel Hellman (Pow Pow).
  • Chroniques du Centre-Sud par Richard Suicide (Pow pow).
  • Hiver nuclĂ©aire par Cab (Front froid)[282].
  • Les Casseurs - Big Mama II, par Christian Denayer et AndrĂ©-Paul DuchĂąteau (Éditions du Lombard)
  • Les Casseurs - Match Poursuite, par Christian Denayer et AndrĂ©-Paul DuchĂąteau (Éditions du Lombard)

Affichage libre

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L'affichage sauvage, à Montréal, a récemment été autorisé et légalisé par les urbanistes de la ville. L'affichage sauvage était illégal à Montréal. En 1992, Publicité Sauvage dépose un projet de législation de l'affichage sur les chantiers de construction et obtient ce droit en 1994[283].

Jumelages, pactes d'amitié et de collaboration intercités

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Montréal entretient de multiples relations avec des villes d'un peu partout sur le globe, que ça soit sous forme de d'un pacte d'amitié ou et de collaboration, c'est le cas d'AthÚnes[284], ou par un Jumelage officiel comme celui de Shanghai à Montréal[285].

Déclarations d'amitié et ou de coopération

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  • Protocole de collaboration avec Port-au-Prince (juin 1999)[284]
  • Protocole d'Ă©change et de collaboration avec Milan (novembre 1996)[284]
  • Entente de collaboration avec Beihai (dĂ©cembre 1996)[284]
  • Protocole de collaboration avec HanoĂŻ (juillet 1997)[284]
  • DĂ©claration d'intention d'amitiĂ© et de coopĂ©ration avec AthĂšnes (septembre 1997)[284]
  • DĂ©claration d'intention d'amitiĂ© et de coopĂ©ration avec Gouvernorat de Grand Alger (mars 1999)[284]
  • DĂ©claration d'intention d'amitiĂ© et de coopĂ©ration avec Tunis (mars 1999)[284]
  • DĂ©claration d'intention d'amitiĂ© et de coopĂ©ration avec Casablanca (mars 1999)[284]
  • DĂ©claration d'intention d'amitiĂ© et de coopĂ©ration avec Moscou (novembre 1999)[284]
  • DĂ©claration d'amitiĂ© et de coopĂ©ration avec San Salvador (mars 2001)[284]
  • DĂ©claration d'amitiĂ© et de coopĂ©ration avec Managua (mai 2001)[284]
  • Accord de collaboration avec Paris (3 mai 2005)[284]

Villes jumelles de Montréal

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À partir de la seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle, plusieurs titres de noblesse hĂ©rĂ©ditaires de baronnet et de baron ont Ă©tĂ© créés en lien avec la ville :

La rue de Montréal a été nommée en 1955 dans l'ancienne ville de Sainte-Foy, faisant maintenant partie dans la ville de Québec. Le chemin de Montréal, également connu sous le nom de chemin d'Ottawa no 34, est une route d'est en ouest d'Ottawa.

Notes et références

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Citations originales

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Articles connexes

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Liens externes

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