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Numericable

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Numericable
logo de Numericable
Logo de Numericable.

Création
Dates clés
  • 1985 : crĂ©ation par le groupe Lyonnaise des eaux de la sociĂ©tĂ© « Paris CĂąble »
  • 1986 : crĂ©ation du groupe Lyonnaise Communications
  • 2000 : Lyonnaise CĂąble devient Noos
  • 2005 : fusion FTC, NC Numericable
  • 2006 : rachat de UPC-Noos par Ypso Holding
  • 2007 : Numericable devient la marque unique et Estvideo.com devient Estvideo-Numericable
  • 2014 : acquisition de SFR, puis fusion
  • Avril 2016 : Numericable devient SFR Fibre SAS
Disparition
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Montez en puissance !
SiĂšge social Champs-sur-Marne
Drapeau de la France France
Direction Éric DĂ©noyer, PrĂ©sident

Éric Klipfel et Thierry Lemaitre, Directeurs gĂ©nĂ©raux[1].

Actionnaires Altice Europe
Activité Opérateur de télécommunications
Produits Télévision par cùble, Internet, téléphonie, téléphonie mobile, ADSL
Société mÚre Altice France
SociĂ©tĂ©s sƓurs SFR, SFR Business, Virgin Mobile (France), SFR CaraĂŻbe
Filiales SFR (2014-2016)
Virgin Mobile France (2014-2016)
Effectif 2 000 salariés
SIREN 379 229 529
Site web numericable.fr

Chiffre d'affaires en augmentation 1,314 milliard d'euros (2013)[2]
+0,9 %
Résultat net en diminution 65 millions d'euros (2013)[2]
-32,3 %

Numericable désigne le principal cùblo-opérateur de télévision et fournisseur d'accÚs à Internet par cùble en France métropolitaine jusqu'en 2014. L'entreprise nait en , de la fusion des réseaux historiques concurrents Noos et NC Numericable.

En 2009, le cùblo-opérateur subit brutalement l'effet pourtant attendu de la multiplication des chaßnes gratuites de la TNT, du satellite et surtout des offres IPTV[3].

Le , Numericable lance un processus d'introduction en bourse sur le marchĂ© rĂ©glementĂ© du NYSE Euronext Ă  Paris[4], notamment pour amĂ©liorer ses comptes et rĂ©duire sa dette de 2,3 milliards d'euros en 2013[5]. L’introduction Ă  la Bourse de Paris se produit le  ; l’opĂ©ration valorise l'entreprise Ă  3,5 milliards d'euros[6]. L'annĂ©e 2014 marque celle de l'acquisition, puis de la fusion avec SFR. En 2015, SFR annonce que les clients Numericable sont rĂ©orientĂ©s vers les offres SFR[7].

Secteur d'activité

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Bénéficiant d'un réseau de télédistribution national, l'opérateur commercialise des offres et services de télévision payante, son métier historique et devient également au cours de la décennie 2000, fournisseur d'accÚs à Internet, de services multimédias et de téléphonie[8].

Depuis , comme opérateur virtuel, Numericable commercialise sa propre offre spécifique de téléphonie mobile (MVNO)[9].

L'opĂ©rateur concurrent Bouygues Telecom exploite les rĂ©seaux cĂąblĂ©s de Numericable, en tant que marque blanche[10]. Toutefois, en , s'estimant lĂ©sĂ© dans le cadre de cet accord commercial[11], Bouygues Telecom rĂ©clame Ă  Numericable, la somme de 53 millions d'euros au titre de dommages et intĂ©rĂȘts pour compenser ses « dĂ©faillances » dans l'exĂ©cution du contrat et du prĂ©judice d'image subi[12].

Contexte historique

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Le plan cĂąble

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Depuis la DeuxiĂšme Guerre mondiale et jusqu'Ă  l'arrivĂ©e de la gauche au gouvernement en mai 1981, les pouvoirs publics n'ont pas souhaitĂ© ouvrir au secteur privĂ© la diffusion et la distribution des programmes audiovisuels sur le territoire français, conformĂ©ment au principe du « monopole d'État ». À la fin des annĂ©es 1970, l'offre de tĂ©lĂ©distribution se cantonne alors Ă  un « service antenne » trĂšs localisĂ© dans des ensembles immobiliers ou rĂ©sidences, pour relayer principalement les signaux des tĂ©lĂ©visions publiques. Il faut attendre l'arrivĂ©e de François Mitterrand au pouvoir pour que le dĂ©veloppement des rĂ©seaux cĂąblĂ©s voie le jour, sur un plan national[13].

À partir de l'annĂ©e 1982, conformĂ©ment Ă  la volontĂ© des pouvoirs publics, un « plan cĂąble » est entrepris. Il vise un million de foyers raccordĂ©s en 5 ans et devra exploiter pour son rĂ©seau, les technologies les plus avancĂ©es parmi lesquelles la fibre optique[14] ainsi que le successeur du standard vidĂ©o SÉCAM. Un dispositif d'Ă©conomie mixte (public / privĂ©) est alors mis en place, devant permettre Ă  des opĂ©rateurs privĂ©s d'exploiter commercialement les rĂ©seaux Ă©tablis par la direction des tĂ©lĂ©communications (futur France TĂ©lĂ©com).

Parmi les principaux opérateurs privés, on compte La Générale des eaux (future Vivendi) et Lyonnaise des eaux (groupe Suez). La réglementation française permet à ces sociétés privées de bénéficier du régime trÚs favorable des « concessions ». Sur ce principe, une société se voit attribuer, souvent pour une trÚs longue période pouvant aller jusqu'à 99 ans, le monopole de fait de la télédistribution communale. Les municipalités décident alors le plus souvent, selon certaines considérations et critÚres politiques, l'attribution de cette concession à tel ou tel opérateur. Généralement, lorsqu'une ville a concédé la distribution de l'eau à un groupe (Générale des eaux, Lyonnaise des eaux), sa filiale spécialisée dans le cùble (CGE, Lyonnaise Cùble) bénéficie du marché.

Cette mĂ©thode d'attribution permet alors le financement de tous les partis politiques, jusqu'Ă  ce que de nouvelles lois entrent en vigueur Ă  partir de 1995 [15]. Dans d'autres localitĂ©s, moins peuplĂ©es, la Direction des TĂ©lĂ©communications (future France TĂ©lĂ©com) ou encore TĂ©lĂ©Diffusion de France (TDF) interviennent pour proposer un rĂ©seau communal. Alors que l'exploitation commerciale a Ă©tĂ© majoritairement concĂ©dĂ©e Ă  des sociĂ©tĂ©s privĂ©es, l'installation des rĂ©seaux cĂąblĂ©s en France est intĂ©gralement prise en charge par les finances publiques ou par des entreprises publiques. Toutefois, le « plan cĂąble » n'a jamais prĂ©tendu offrir un service public « gratuit » Ă  l'instar de la tĂ©lĂ©diffusion, mais bien une offre payante « d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ». À cette pĂ©riode, les rĂ©seaux cĂąblĂ©s, dont la construction a Ă©tĂ© principalement financĂ©e par les abonnĂ©s au tĂ©lĂ©phone français, n'ont pu satisfaire qu'une portion rĂ©duite de la population nationale, soit Ă  peine 3 % des foyers[16].

Stratégie commerciale offensive contre le satellite

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Au cours de son dĂ©veloppement, le rĂ©seau cĂąblĂ© a dĂ» affronter l'arrivĂ©e de mĂ©dias concurrents parmi lesquels le lancement de la chaĂźne payante nationale Canal+ en 1984, des chaĂźnes gratuites nationales TV6 et La Cinq en 1986, l'offre des satellites diffusant Ă  la norme D2MAC en 1988 puis l'arrivĂ©e du satellite luxembourgeois Astra (satellite) Ă  la fin de cette mĂȘme annĂ©e comprenant une sĂ©rie de chaĂźnes gratuites.

Le , la chaßne TNT Cartoon qui réunit deux programmes, l'un consacré au cinéma hollywoodien et une chaßne de dessins animés (Cartoon Network), est lancée sur le satellite Astra[17]. DÚs son lancement, TNT Cartoon diffuse en clair (sans nécessité de s'abonner) sur tout le territoire européen et notamment en langue française. Cette situation contrarie les cùblo-opérateurs français ainsi que l'unique chaßne payante, Canal+, qui voient dans la stratégie de Ted Turner une concurrence déloyale. Cette stratégie est également critiquée par les médias français et fait réagir l'industrie du cinéma qui invoque l'exception culturelle française lors des renégociations du GATT.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) tente alors, en 1993, d'interdire la diffusion de la chaßne TNT Cartoon par satellite sur le territoire français mais se heurte au droit européen qui en autorise la diffusion en clair par satellite sur toute l'Europe, depuis Londres[18].

Face au succÚs du satellite gratuit et la croissance de ce marché[19] les cùblo-opérateurs français demandent finalement au CSA de revoir sa décision et de les autoriser à diffuser TNT Cartoon sur leurs réseaux[20].

En 1995, Hervé Bourges, président du CSA, propose à ses homologues européens la création d'un organisme commun, afin, d'une part, d'accompagner le développement des réseaux multimédia (Internet)[21] et, d'autre part, de réglementer la diffusion des chaßnes qui émettent depuis l'étranger[22]. Cette proposition débouchera sur la directive Services de médias audiovisuels (SMA)[23],[24] puis, en 2014, sur la création, par la Commission européenne, d'un groupe de régulateurs audiovisuels des différents états membres[25].

Télédistribution de chaßnes payantes

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RĂ©guliĂšrement mise Ă  jour, la liste des chaĂźnes diffusĂ©es par Numericable comprend Ă  la fois les chaĂźnes nationales, locales et internationales ainsi que des programmes thĂ©matiques (cinĂ©ma, sport, jeunesse, fiction, divertissement, information, dĂ©couverte
). À la diffĂ©rence de la tĂ©lĂ©vision par satellite et de la tĂ©lĂ©vision numĂ©rique terrestre, il n'existe pas de chaĂźnes « gratuites » (librement recevables sans aucun abonnement) sur le rĂ©seau Numericable, tant en distribution individuelle que collective. En revanche, il est possible de choisir une offre payante sans tĂ©lĂ©vision, mais conformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation française, elle doit obligatoirement comprendre la reprise intĂ©grale des signaux de la tĂ©lĂ©vision numĂ©rique terrestre, tant SDTV que HDTV[26]. En contrepartie de cette obligation le rĂ©gulateur l'autorise Ă  bĂ©nĂ©ficier du statut d'opĂ©rateur en fibre optique Ă  trĂšs haut dĂ©bit.

En selon la revue française 01Net, Numericable tente de démontrer que le cùble coaxial devant la fibre optique reste légitime commercialement en Europe pour l'THD (trÚs haut débit)[27].

Télévision par cùble : prises de contrÎle

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Le , le groupe Lyonnaise des eaux crĂ©e la sociĂ©tĂ© « Paris CĂąble » (future Lyonnaise CĂąble, Noos et Numericable)[28]. Le [29], la Lyonnaise des eaux crĂ©e le groupe Lyonnaise Communications, dirigĂ© par Patrick Lefort, ainsi qu'un pĂŽle d’activitĂ©s cĂąble appelĂ© « Lyonnaise CĂąble » dont la vocation consiste Ă  constituer et exploiter un rĂ©seau multivilles, Ă  travers une infrastructure technique nationale[30].

Officiellement lancé le , le « Plan Cùble », élaboré sur un cahier des charges national établi par les pouvoirs publics, marque l'ouverture commerciale des réseaux cùblés à Paris[31]. En 1996, seize opérateurs régionaux fusionnent confortant le réseau Lyonnaise Communications pour son développement dans le domaine de la télévision par cùble.

En 1998, la ville de Paris cĂšde sa participation dans la sociĂ©tĂ© « Paris TV CĂąble » Ă  Lyonnaise CĂąble, pour exploiter commercialement le rĂ©seau parisien. À la mĂȘme pĂ©riode, le rĂ©seau commence sa conversion au numĂ©rique en exploitant progressivement la norme DVB-C, tout en conservant un bouquet de base analogique au standard SÉCAM jusqu'en 2012.

De Lyonnaise CĂąble Ă  Noos

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En , « Noos » devient la marque commerciale de Lyonnaise Communications[32]. Cette dénomination entame le début d'harmonisation des réseaux de la Lyonnaise. En Noos remporte le contrat du Sipperec pour l'exploitation de la télévision par cùble de trente-huit communes de Paris et de la région parisienne ; la premiÚre étape consistant à réaliser l'infrastructure de ces réseaux. Poursuivant sa stratégie d'expansion nationale, Noos prend le contrÎle des actifs de la filiale de télévision par cùble française du groupe NTL en .

À cette pĂ©riode, trois principaux cĂąblo-opĂ©rateurs nationaux subsistent encore : France TĂ©lĂ©com, NC Numericable et Noos. Mais les services proposĂ©s par le cĂąble commencent Ă  ĂȘtre dĂ©clinĂ©s en diffĂ©rentes offres complĂ©mentaires Ă  la tĂ©lĂ©vision : accĂšs Ă  Internet, VOD et ultĂ©rieurement, la tĂ©lĂ©phonie. D'autres rĂ©seaux communaux ou locaux poursuivent Ă©galement leur exploitation mais ils sont de moins en moins nombreux Ă  subsister au dĂ©but des annĂ©es 2000.

Haut débit et diversification commerciale

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Au mois de , Noos annonce avoir atteint 100 000 abonnés à l'Internet haut débit. Confronté à de lourdes pertes, l'opérateur Noos déclare avoir rétabli l'équilibre financier en [33]. La maison-mÚre de Noos, le groupe Suez, se déploie au niveau international en avec la signature d'un accord de vente avec le groupe UGC Europe (United Global Communication) qui commercialise les réseaux étrangers Chello et UPC (United Pan-Europe Communications).

En , le groupe Suez se désengage de l'opérateur Noos (Lyonnaise Communications) et cÚde 100 % de ses parts à UGC, qui fusionne en avec sa maison mÚre américaine pour devenir Liberty Global. Noos est alors détenu par UPC France, filiale de Liberty Global.

À partir de 2006, l'opĂ©rateur Noos est attaquĂ© pour dĂ©lit de vente forcĂ©e, dĂ©faut de service clientĂšle, refus de procĂ©der au dĂ©sabonnement de clients et diverses soustractions frauduleuses[34]. Ces Ă©vĂ©nements sont engendrĂ©s par une sĂ©rie de dysfonctionnements commerciaux et techniques liĂ©s Ă  la profonde rĂ©organisation que connaĂźt alors le secteur des tĂ©lĂ©communications, marquĂ© par le rapprochement entre les opĂ©rateurs[35].

En , le groupe Altice et le fonds d'investissement britannique Cinven, Ă  travers leur holding commune Ypso, acquiert UPC France quelques mois aprĂšs l'acquisition de Numericable. DĂšs lors, une fusion des marques « Semnet », France TĂ©lĂ©com CĂąble, TDF CĂąble et « NC Numericable » est exploitĂ©e. Avant cette fusion, Numericable est considĂ©rĂ© comme deuxiĂšme cĂąblo-opĂ©rateur français, en ce qui concerne le nombre de prises raccordĂ©es. Le groupe Numericable est lui-mĂȘme issu de la fusion prĂ©cĂ©dente des opĂ©rateurs France TĂ©lĂ©com CĂąble et NC Numericable en 2005, aprĂšs le rachat de NC Numericable par Altice (Ypso) Ă  sa maison-mĂšre, le groupe Canal+.

En , UPC-Noos et Numericable communiquent désormais avec la marque unifiée « Numericable Noos ».

Fibre optique et diversification

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AprÚs l'abandon, à partir du milieu des années 1980, du premier plan de déploiement de la fibre optique en France par l'ensemble des cùblo-opérateurs dont Numericable acquiert les réseaux et les droits d'exploitation, le cùblo-opérateur annonce en aprÚs une procédure judiciaire de la DGCCRF concernant Noos[36], son objectif stratégique : raccorder à son réseau fibre optique « 7,5 millions de foyers à la fin 2009 ».

Un an aprĂšs la fusion des cĂąblo-opĂ©rateurs Noos et Numericable, la marque Noos disparaĂźt au profit de la seule dĂ©nomination « Numericable », le . Un nouveau logo est adoptĂ© et une campagne publicitaire dĂ©marre en . Techniquement, l'ensemble du rĂ©seau cĂąble français est alors sous une seule et mĂȘme dĂ©nomination[37],[38].

En , « Numericable » devient la marque unique rassemblant les anciens rĂ©seaux France TĂ©lĂ©com CĂąble, NC Numericable, TDF CĂąble, UPC et Noos. Estvideo.com devient « Estvideo Numericable » dans la rĂ©gion d'Alsace et conserve son offre spĂ©cifique. En , l'opĂ©rateur Completel devient sociĂ©tĂ© sƓur de Numericable : la holding de Completel (Altice B2B) est dĂ©tenue par les mĂȘmes actionnaires que la sociĂ©tĂ© holding de Numericable (YPSO). Le Numericable lance sa premiĂšre offre de tĂ©lĂ©phonie mobile ; la sociĂ©tĂ© devient ainsi MVNO, opĂ©rateur de tĂ©lĂ©phonie mobile virtuel. En tant que MVNO, l'entreprise ne dĂ©tenait aucun rĂ©seau national de tĂ©lĂ©phonie mobile et exploitait celui de Bouygues Telecom[39], puis celui de SFR. Le , grĂące au rĂ©seau Completel, Numericable renouvelle ses offres xDSL et xDSL-cĂąble.

Dans le mĂȘme temps, le , Numericable lance la commercialisation de son offre triple play (internet jusqu’à 100 Mbit/s+TV+tĂ©lĂ©phone illimitĂ© vers France et 45 destinations internationales)[40],[41].

Numericable annonce souhaiter investir « 250 millions d’euros par an » dans la fibre optique en 2007[42]. Avec « 10 000 raccordements par jour » annoncĂ©s, l’opĂ©rateur souhaite disposer d'une avance dans le dĂ©ploiement de la fibre optique par rapport Ă  ses concurrents qui exploitent le rĂ©seau tĂ©lĂ©phonique filaire, en remplaçant l'ancienne infrastructure de son rĂ©seau (cĂąble coaxial)[42], Ă  condition toutefois, de rĂ©aliser les travaux nĂ©cessaires Ă  cette rĂ©habilitation. Il faut noter que la technologie choisie par l'opĂ©rateur n'est pas totalement en FTTH fibre optique de bout en bout mais plutĂŽt la formule mixte FTTLA qui conserve l'ancien rĂ©seau coaxial jusqu'Ă  la prise abonnĂ©.

Numericable propose grùce à la technologie DOCSIS, une offre de transmission vidéo à haute définition « par le cùble et/ou la fibre optique, permettant de dédier un débit spécifique à la diffusion des chaßnes » , à la différence de l'xDSL qui utilise le réseau téléphonique[43].

En 2009, Numericable distribue 17 chaĂźnes Haute DĂ©finition, dont le signal provient principalement de la tĂ©lĂ©diffusion terrestre ou par satellite. GrĂące Ă  cette rĂ©novation et en ajoutant le modem compatible, l'opĂ©rateur dĂ©clare qu'un abonnĂ© peut ĂȘtre en mesure d'accĂ©der Ă  Internet jusqu'Ă  200 Mbit/s, aux chaĂźnes TV en HD sur un nombre thĂ©oriquement illimitĂ© de tĂ©lĂ©viseurs, Ă  condition d'Ă©quiper chaque Ă©cran d'un terminal cĂąble, le service de vidĂ©o Ă  la demande ainsi qu'Ă  un forfait de tĂ©lĂ©phonie « illimitĂ©e ».

En , l'opérateur évalue à 4,5 millions le nombre de foyers éligibles pouvant potentiellement souscrire à un accÚs en fibre optique à terminaison coaxiale (FTTLA)[44].

En , Numericable annonce lors d’une confĂ©rence de presse ses nouveaux objectifs de raccordement et d’investissement dans la fibre optique : un investissement de 200 millions d’euros par an pour arriver Ă  6 millions de foyers raccordables en 2014 et un million d'abonnĂ©s[45]. Lors de cette mĂȘme confĂ©rence, Numericable annonce maintenir sa position de premier opĂ©rateur français dans la fibre optique pour ce qui est du nombre d'abonnĂ©s, avec 532 000 abonnĂ©s en (Orange a 120 000 abonnĂ©s Ă  la mĂȘme date) et pour le nombre de foyers raccordables avec 4,6 millions. Numericable se fixe alors l’objectif d’atteindre un million d’abonnĂ©s en 2014.

Numericable dĂ©voile ses investissements effectuĂ©s dans le dĂ©ploiement de son rĂ©seau fibre optique et la modernisation de son rĂ©seau cĂąble datant des annĂ©es 1980 : 1 milliard d’euros entre 2006 et 2011[46].

L'opérateur entend également intervenir dans le secteur des services cloud professionnels à trÚs haut débit, destinés aux entreprises, par le biais de la société Completel. Pour cette activité, en , l'opérateur annonce un partenariat avec IBM dans le cadre du développement d'une offre Infrastructure-as-a-Service (IaaS, Infrastructure comme un service)[47].

Services complémentaires

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Dans sa stratĂ©gie concurrentielle face Ă  ses adversaires comme les FAI, Numericable dĂ©ploie une sĂ©rie de services, de technologies et d'accords commerciaux visant Ă  consolider sa position d'opĂ©rateur tĂ©lĂ©vision et Internet. Ainsi, le , Numericable lance un portail personnalisable baptisĂ© « My Numericable ». En Numericable signe un partenariat de distribution commerciale avec l'enseigne de distribution Darty, pour lancer une offre en fibre optique ; toutefois, Darty arrĂȘte cette activitĂ© en 2012 en la revendant Ă  Bouygues Telecom.

En , l'opérateur lance « NumeriSpace », service de télévision personnalisable, disponible sur une chaßne dédiée et par Internet. Achevant l'harmonisation nationale de sa stratégie, le , la marque Estvidéo disparaßt et est remplacée par le sigle « Numericable »[48].

En , selon les résultats provisoires de l'observatoire du haut et du trÚs haut débit de l'Arcep, 195 000 des 255 000 abonnements à trÚs haut débit en France sont opérés par Numericable par la technologie de fibre optique hybride avec une terminaison en cùble coaxial (FTTLA)[49].

En , Numericable dĂ©bute la diffusion d'un canal expĂ©rimental de tĂ©lĂ©vision en 3D stĂ©rĂ©oscopique. À l’automne 2010, l'opĂ©rateur annonce le lancement d'une plateforme de vidĂ©o Ă  la demande en stĂ©rĂ©oscopie 3D HDTV diffusant des contenus sportifs et des films, sous le titre « Ma ChaĂźne 3D »[50]. En 2013, Numericable inaugure ses services multi-Ă©crans et propose Ă  ses abonnĂ©s TV Mobile, une application permettant de regarder simultanĂ©ment les chaĂźnes Numericable depuis un smartphone ou une tablette[51].

Acquisition de SFR

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En , Numericable et sa maison mÚre Altice font une proposition de rachat de l'opérateur de télécommunications français SFR détenue par Vivendi, tout comme Bouygues Telecom. Le Groupe Vivendi décide d'entrer en négociations exclusives avec Numericable le [52]. Le , le groupe Altice est choisi par Vivendi pour la vente de SFR face à Bouygues Telecom[53].

En , Patrick Drahi, le patron d’Altice Europe (sociĂ©tĂ© mĂšre de Numericable), annonce que le nouvel ensemble Numericable-SFR adoptera la marque SFR[54] « car c’est une marque trĂšs forte en France et SFR a actuellement 28,6 millions d'abonnĂ©s contre 1,7 pour Numericable. Il serait donc plus juste d'utiliser la marque SFR pour ne pas trop brusquer tous nos clients ».

Organisation

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  • de 1989 Ă  2001 : Patrick Lefort
  • de Ă   : Patrick Leleu
  • de Ă   : Philippe Besnier
  • de Ă   : Pierre Danon
  • depuis  : Eric Denoyer

Capital et actionnariat historiques

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Numericable SAS et NC Numericable SA ont été des filiales à 100 % du groupe Ypso.

En , Carlyle et Cinven signent un accord visant à la vente d'actions dans l'ensemble Ypso. Alors que ces derniers détiennent chacun jusqu'en 2014 37,47 % des parts de Numericable, le fonds d'investissement Altice Europe monte au capital de l'entreprise[55] répartis comme suite : Altice : 40 %, Carlyle : 21,30 %, Cinven 13,30 %.

En aprÚs l'acquisition de SFR par Numericable, le capital est réparti entre Altice Europe 60 %, Vivendi 20 %, et 20 % en flottant à la bourse de Paris[56].

En 2015, Numericable n'est plus cotée à la bourse mais fait partie intégrante du groupe Numericable-SFR.

La Box de Numericable

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Numericable annonce le un futur lancement de la « Box by Numericable », terminal multimĂ©dias, rĂ©cepteur et modem. Selon l'opĂ©rateur, cette box permet l'accĂšs Ă  300 chaĂźnes thĂ©matiques, Ă  Internet ainsi que la possibilitĂ© d'Ă©mettre de maniĂšre illimitĂ©e des appels vers les tĂ©lĂ©phones fixes et mobiles en France et vers plusieurs destinations Ă  l'international[57],[58]. À condition de bĂ©nĂ©ficier de l'accĂšs du logement aux rĂ©seaux Ă  trĂšs haut dĂ©bit, la box permet une connexion jusqu'Ă  200 Mbits par seconde[59]. Parmi les offres payantes optionnelles ou comprises dans l'abonnement, la box permet de bĂ©nĂ©ficier de diffĂ©rents services de vidĂ©o Ă  la demande (VOD) et de plusieurs applications de « rĂ©seau social tĂ©lĂ©visuel », telles que la communication Twitter synchronisĂ©e avec certaines Ă©missions[60].

En , la Box intÚgre l'offre payante « Pass Cinema » qui procure aux abonnés, l'accÚs à douze chaßnes thématiques[61].

En 2014, le cùblo-opérateur ajoute deux nouvelles fonctionnalités à ses offres Internet : « Videoshot TV » et « Restart ». Le service Videoshot TV permet aux abonnés, de partager un extrait de quinze secondes du programme de leur choix sur le réseau social Facebook. Sur le principe de la télévision de rattrapage, le service Restart permet de reprendre depuis le début, une émission de télévision alors qu'elle a déjà commencé[62].

Abonnement pour les mobiles

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Numericable se lance en tant qu'opérateur de réseau mobile virtuel à compter du , avec l'aide du réseau de Bouygues Telecom et commercialise trois offres d'abonnement pour les mobiles avec une notion d'illimité (à 14 heures maximum par mois) distincte de celles de ses concurrents[63].

Alors que la concurrence se développe, Numericable lance un forfait mobile « illimité » 19,99 euros par mois le , ce qui lui permet de s'aligner sur la baisse générale des prix des abonnements de l'ensemble du secteur[64]. Le puis le , Numericable décide d'augmenter le prix de ses abonnements de 2 euros par mois à deux reprises sur tous ses tarifs, laissant en contrepartie à ses abonnés la possibilité de rompre leurs engagements s'ils n'acceptaient pas les nouveaux tarifs.

À compter du , son partenaire Auchan cesse de commercialiser ses offres Internet en marque blanche via le rĂ©seau de Numericable, mais reste en contrat MVNO pour les mobiles[65].

En , alors que Numericable dispose du rĂ©seau de tĂ©lĂ©phonie mobile de SFR[66], l'opĂ©rateur lance une offre d'accĂšs aux rĂ©seaux mobiles 4G LTE sur ce mĂȘme rĂ©seau[67],[68].

Réseau national

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En 2009, Numericable contrÎle la quasi-totalité des réseaux cùblés de France, ce qui représente « 9,5 millions de logements » potentiels (prises raccordées) soit prÚs de 32 % des foyers français[69], avec 3,5 millions d'abonnés à la télévision, 1 037 000 pour Internet et 753 000 pour la téléphonie[70].

Le cùblo-opérateur compte, en , 532 000 abonnés au trÚs haut débit en technologie hybride fibre coaxial (un réseau combinant fibre optique et cùble coaxial) (marques blanches comprises) et 4,6 millions de foyers raccordés[45]. Le Numericable dévoile dans un communiqué de presse avoir 585 000 abonnés[71].

En , Numericable annonce dĂ©tenir 1,587 million d’abonnĂ©s au total (+0,5 %)[72]. Le , l'Arcep publie ses chiffres pour le troisiĂšme trimestre 2012 et confirme la position de Numericable qui dĂ©tient, fin , 70 % des abonnements trĂšs haut dĂ©bit avec un dĂ©bit supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  100 Mb/s (70 % du nombre d'abonnĂ©s français disposant de ce dĂ©bit) et 650 000 abonnĂ©s disposant d'un dĂ©bit compris entre 30 et 100 Mb/s[73]. Pour ses rĂ©sultats publiĂ©s en , Numericable annonce avoir recrutĂ© davantage d'abonnĂ©s que l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, ceci en incluant les rĂ©sultats de La Box Fibre lancĂ©e en partenariat avec Bouygues TĂ©lĂ©com[74],[73].

Le , l’ARCEP publie son Observatoire des marchĂ©s des communications Ă©lectroniques pour le deuxiĂšme trimestre 2013[75] et confirme que Numericable dĂ©tient alors 75 % des abonnĂ©s trĂšs haut dĂ©bit en France.

Fin 2014, à la suite du rachat de la filiale Télécom du Groupe Vivendi, l'ensemble SFR-Numéricable est le no 2 du trÚs haut débit en France avec 6 millions de foyers fibrés et 1,3 million de clients trÚs haut débit, avec en l'ouverture de le fibre optique à 500 000 foyers parisiens[76]

Réseau international

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La société Numericable est aussi présente au Portugal (voir article Cabovisão). Précédemment en Belgique et au Luxembourg, la société Numericable Belux est redevenue indépendante du groupe français qui l'a cédée à un tour de table rassemblant Deficom Telecom (société formée par le groupe Altice et le groupe belge Deficom Group) ainsi que le fonds d'investissement Apax Partners.

Résultats financiers et introduction en bourse

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Le , Numericable lance un projet de refinancement de sa dette s'élevant à 2,34 milliards d'euros[77].

AprĂšs deux annĂ©es sans publication de ces donnĂ©es, Numericable rend publics ses rĂ©sultats financiers le et dĂ©voile un chiffre d’affaires en hausse de 2,1 % en 2011 Ă  865 millions d’euros. Une augmentation qui ne convainc pas l'ensemble de la presse financiĂšre[78],[79].

Le , le cùblo-opérateur lÚve 360 millions d'euros sur les marchés obligataires, ce qui lui permet de refinancer sa dette jusqu'en 2019 et d'améliorer sa note auprÚs des agences de notation; note qui passe de CCC+ à B pour Standard & Poor's et à B2 pour Moody's[80].

Lors de la confĂ©rence de presse du , Numericable annonce maintenir sa position de premier opĂ©rateur français dans la fibre optique en nombre d’abonnĂ©s, avec 532 000 abonnĂ©s en (Orange a 120 000 abonnĂ©s Ă  la mĂȘme date), ce nombre inclut les abonnĂ©s Bouygues Telecom et Darty qui utilisent le mĂȘme rĂ©seau[81].

Numericable annonce le le lancement d'un processus juridique et financier visant à s'introduire en Bourse sur le marché réglementé de NYSE Euronext à Paris[82].

L'objectif affichĂ© est de pouvoir disposer de nouvelles ressources financiĂšres pour pouvoir investir dans le dĂ©veloppement de la fibre optique en France. Par ailleurs, certains spĂ©cialistes[Lesquels ?] suggĂšrent qu'il pourrait s'agir d'une stratĂ©gie visant Ă  s'offrir la possibilitĂ© de se rapprocher, par acquisition Ă©ventuelle, d'un autre opĂ©rateur (il est souvent Ă©voquĂ© le rachat de SFR au groupe Vivendi), cela au moment oĂč le marchĂ© des tĂ©lĂ©coms est en pleine restructuration[83]. Cette introduction Ă  la Bourse de Paris se dĂ©roule avec succĂšs le  ; la sociĂ©tĂ© est valorisĂ©e Ă  3,5 milliards d'euros le jour de l'introduction[6].

Dans son dossier de prĂ©sentation pour son introduction en bourse enregistrĂ© par l’AMF, les comparatifs entre opĂ©rateurs publiĂ©s par Numericable sont remis en cause par Bouygues Telecom et Iliad-Free[84]. Free dĂ©cide d'aller devant les tribunaux[85]. Le , le juge s'accorde avec Numericable qui dĂ©clare que le prospectus a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© « de bonne foi, sur la base des informations disponibles au moment de sa rĂ©daction »[86].

Classements

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Les classements ou baromÚtres publiés par certains médias ou sites Web se basent sur des critÚres techniques théoriques mais ne tiennent pas compte de la réalité effective, concernant notamment la qualité de service observée par les abonnés. Si certains classements sont positif durant le début des années 2000 pour Numéricable, l'arrivée de la fibre optique et la dégradation progressive de la qualité de service de l'opérateur le placent dans une position souvent en bas de classement par rapport à ses concurrents, notamment dans des publications de référence comme Que Choisir ou 60 millions de consommateurs.

Jusqu'au milieu des années 2000, du fait de la nature de son infrastructure technologique qui n'exploite pas le réseau téléphonique filaire, mais principalement le cùble coaxial et minoritairement la fibre optique, Numericable bénéficie d'avantages théoriques concernant le débit pour l'usager mais concernant la voie montante par rapport à la fibre optique de technologie FTTH, devient au contraire, un réseau plus restreint et moins performant.

En dans le classement relatif aux dĂ©bits de Degrouptest, Numericable arrive en tĂȘte avec 24,25 Mb/s de dĂ©bit moyen descendant[87], bĂ©nĂ©ficiant des performances techniques de son rĂ©seau de type coaxial.

En , au 16e baromùtre des FAI de l’Internaute, Numericable obtient une moyenne de 13,2 / 20[88], dans les baromùtres des FAI du Monde informatique et de Witbe[89].

En , Numericable est en premiÚre position du baromÚtre hebdomadaire des FAI d'ip-label publié par le site 01net[90] dont les critÚres se basent sur le niveau perçu par le public pour « la disponibilité de la connexion, le confort de navigation et l'accessibilité Internet, la tenue du débit au travers du téléchargement d'un fichier ».

En , l’Arcep publie son tableau de bord comparatif des indicateurs de qualitĂ© de service fixe qui Ă©value la qualitĂ© de service fixe des opĂ©rateurs, au premier trimestre 2013[91] conformĂ©ment Ă  six critĂšres : dĂ©lais de raccordement avec ou sans intervention, taux de pannes au cours des 30 premiers jours ou mensuels, dĂ©lais de rĂ©paration et taux de dĂ©faillances rĂ©parĂ©es dans un dĂ©lai de 48 heures. Numericable obtient la premiĂšre position pour deux de ces critĂšres.

En , l'Arcep met à jour ce tableau de bord comparatif des indicateurs de qualité de service fixe. Numericable se classe premiÚre dans plusieurs catégories avec les délais de raccordement sans intervention chez le client les plus courts, les taux de panne au cours des 30 premiers jours les moins nombreux et la meilleure qualité de la connexion de la parole[92].

Au contraire en 2015, Numericable subit la pire place du classement des opérateurs organisé par l'Afutt (Association française des utilisateurs de télécommunication)[93].

Affaires juridiques

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Les associations « MisĂ©ricable »[94],[95],[96] et « Les déçus du cĂąble » dĂ©posent plainte le contre Noos[97],[98], comme les usagers Cable-info.net et Les-cables.fr en [99]. La DGCCRF dĂ©cidera alors de placer Noos « sous surveillance »[100]. Cependant, aprĂšs avoir observĂ© « une diminution notable » des plaintes et des appels vers les hotlines et avoir « saluĂ© les efforts faits par la sociĂ©tĂ© dans la mobilisation de moyens nouveaux [
] pour consolider une approche amĂ©liorĂ©e de la relation avec la clientĂšle », la DGCCRF lĂšve son dispositif de surveillance de Numericable, dĂ©but . En effet, Ă  cette pĂ©riode, « la situation de crise observĂ©e en dĂ©but d’annĂ©e 2007 est en bonne partie rĂ©sorbĂ©e »[101].

Le , la sociĂ©tĂ© Numericable est condamnĂ©e par l'ARCEP pour clauses abusives et illicites figurant dans les conditions gĂ©nĂ©rales de ventes pratiquĂ©es jusqu'en 2008 (Tribunal de grande instance de Paris 4e chambre, 1re section Jugement du )[102],[103],[104]. Numericable est alors tenue d'annoncer cette condamnation Ă  tous ses abonnĂ©s et confirmer la validation des nouvelles clauses par courrier Ă©lectronique et publie le jugement de condamnation dans les quotidiens du Monde, du Figaro et LibĂ©ration. La sociĂ©tĂ© doit Ă©galement verser 30 000 euros de dommages-intĂ©rĂȘts Ă  l'association de consommateurs UFC-Que choisir Ă  l'origine de la plainte. Numericable prĂ©cise alors avoir fait appel de sa condamnation[105].

En et en , deux associations de consommateurs, 60 millions de consommateurs[106] et l'UFC-Que choisir[107], pointent du doigt certaines clauses et mentions restrictives précisant la notion illimité dans les contrats de téléphonie mobile. Dix opérateurs français dont Numericable, mais également Free[108], Bouygues Telecom[109], SFR, Coriolis, La Poste Mobile, Prixtel, Sim+, Orange, Virgin Mobile et Zero forfait, sont accusés d'utiliser le terme « illimité » à tort pour décrire leurs forfaits dans lesquels les nombres d'appels et d'envois de SMS sont tous limités à un nombre de correspondants max sur le mois et/ou à une durée max par appel.

En , Numericable fait annuler une sanction de l'ARCEP pour « non-respect d'une décision de rÚglement de différend »[110] aprÚs que celle-ci a pris la décision de condamner le cùblo-opérateur à verser une amende de 5 millions d'euros[111]. Le Conseil constitutionnel approuve l'absence de séparation des pouvoirs au sein de l'ARCEP et invalide les sanctions prises par celle-ci.

Notes et références

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  3. ↑ https://www.journaldunet.com/ebusiness/telecoms-fai/1062231-numericable-veut-stopper-l-hemorragie-de-ses-abonnes/ Sur le site Journal du Net : « Numericable veut stopper l'hĂ©morragie de ses abonnĂ©s », le 25 mars 2009
  4. ↑ Numericable se lance en Bourse, dĂ©pĂȘche de l'agence AFP reprise dans Le Monde du 19 septembre 2013
  5. ↑ Éconduit par SFR et Vivendi, Numericable est tentĂ© par une entrĂ©e en Bourse, article de Delphine Cuny citant l'agence Reuters et publiĂ© dans La Tribune le 17 avril 2013.
  6. 1 2 Numericable prend un bon dĂ©part en Bourse malgrĂ© S&P – L'opĂ©ration valorise l'entreprise 3,5 milliards d'euros Reuters, le 8 novembre 2013.
  7. ↑ « Les marques Numericable et Virgin Mobile s'effacent au profit de SFR et RED. », sur Univers Freebox, (consultĂ© le ).
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  107. ↑ Mobile « illimité » : l’UFC Que Choisir assigne 10 opĂ©rateurs - Le Monde, 20 juin 2012.
  108. ↑ Free accusĂ© de limiter les appels « illimitĂ©s » vers l'Ă©tranger - Numerama, 10 aoĂ»t 2011.
  109. ↑ Bouygues Telecom lance les forfaits B&YOU, avec de l’illimitĂ© limité ! - Frandroid.com, 4 juillet 2011.
  110. ↑ Son pouvoir de sanction censurĂ©, l'ARCEP « prend acte » - ZDNet, 5 juillet 2013.
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Articles connexes

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Liens externes

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