Rosbruck
| Rosbruck | |
Hôtel de ville de Rosbruck. | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Moselle |
| Arrondissement | Forbach-Boulay-Moselle |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Forbach Porte de France |
| Maire Mandat |
Gilbert Comparon 2026- |
| Code postal | 57800 |
| Code commune | 57596 |
| Démographie | |
| Gentilé | Rosbruckois
Russipontin |
| Population municipale |
740 hab. (2023 |
| Densité | 525 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 09′ 34″ nord, 6° 51′ 06″ est |
| Altitude | Min. 198 m Max. 320 m |
| Superficie | 1,41 km2 |
| Type | Ceinture urbaine |
| Unité urbaine | Sarrebruck (ALL)-Forbach (partie française) (banlieue) |
| Aire d'attraction | Forbach (partie française) (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Forbach |
| Législatives | Sixième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://rosbruck.fr/ |
| modifier |
|
Rosbruck est une commune française de l'agglomération de Forbach, située dans le département de la Moselle en région Grand Est. Elle est localisée dans la région naturelle du Warndt et dans le bassin de vie de la Moselle-Est.
Géographie
[modifier | modifier le code]Superficie et altitude
[modifier | modifier le code]141 hectares, présentée par la commune comme étant la plus petite commune de Moselle-Est ; altitude de 203 m, cadastrée en 1822[1].
Jumelage avec Nassweiler
[modifier | modifier le code]Jumelage paraphé le 4 juillet 1992 avec la commune sarroise de Nassweiler (Allemagne), scellé par une stèle monumentale[2]
Liaisons et distances
[modifier | modifier le code]Sur les axes Paris–Metz–Strasbourg et Paris–Metz–Francfort ; 5 km de la gare de Forbach, desservie depuis 2007 par l'ICE (train à grande vitesse Paris–Francfort).
Accès
[modifier | modifier le code]Rosbruck est traversée par l'autoroute A320, qui relie l'autoroute A4 (axe Paris–Metz–Strasbourg) à la frontière allemande en direction de Sarrebruck. L'autoroute franchit le ban communal par un ouvrage d'art, le viaduc de Rosbruck, construit au-dessus des voies ferroviaires et régulièrement mentionné dans les chantiers de la direction interdépartementale des Routes de l'Est (DIR Est) en raison des affaissements miniers qui affectent le secteur[3]. Deux échangeurs encadrent la commune sur l'A320 :
- l'échangeur n° 40 (Freyming-Merlebach), au nord ;
- l'échangeur n° 42 (Forbach-Ouest), au sud, l'échangeur n° 41 desservant Cocheren se situant entre les deux.
Depuis Forbach : l'accès se fait par l'A320 en direction de l'Allemagne jusqu'à la sortie 42 (Forbach-Ouest), ou par la route départementale RD603 (ancienne route nationale 3), qui longe l'autoroute et traverse directement le village en venant du sud.
Depuis Freyming-Merlebach : la commune est accessible par l'A320 (sortie 40) ou par la RD603 vers le nord, qui relie Freyming-Merlebach à Rosbruck puis à Forbach ; c'est aussi l'axe habituellement utilisé en déviation lors des fermetures de l'autoroute.
Vers la frontière allemande : au-delà de Rosbruck, l'A320 se poursuit vers l'est jusqu'à la frontière franco-allemande, à proximité de Sarrebruck (Land de Sarre), à une vingtaine de kilomètres. La RD603 offre un itinéraire parallèle et sert régulièrement de déviation entre les diffuseurs 40, 41 et 42 lors de travaux sur l'autoroute.
La commune se situe ainsi au croisement de deux axes historiques, l'un routier (Metz–Sarrebruck via l'A320/RD603) et l'autre ferroviaire, la gare de Forbach; desservie depuis 2007 par l'ICE (train à grande vitesse Paris–Francfort), se trouvant à environ 5 km.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]Réseau hydrographique
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Rosselle[Carte 1].
La Rosselle, d'une longueur totale de 32,8 km, prend sa source dans la commune de Boucheporn traverse treize communes françaises puis, au-delà de Petite-Rosselle, poursuit son cours en Allemagne où elle se jette dans la Sarre[4].

Gestion et qualité des eaux
[modifier | modifier le code]Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin Houiller ». Ce document de planification, dont le territoire est approximativement délimité par un triangle formé par les villes de Creutzwald, Faulquemont et Forbach, d'une superficie de 576 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[5]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse[6].
La qualité du ruisseau la Rosselle peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[9] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[10]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 794 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Seingbouse à 5 km à vol d'oiseau[13], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,4 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Rosbruck est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sarrebruck (ALL)-Forbach (partie française)[Note 2], une agglomération internationale regroupant 15 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Forbach (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[18]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (66,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (64,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (36 %), forêts (23,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (16,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (14,3 %), prairies (9,4 %), terres arables (0,4 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Après l'arrêt du remblayage d'anciennes galeries minières, des affaissements de terrain jusqu’à -15 mètres ont eu lieu dans le vallon de Weihergraben imposant l'installation de pompes pour éviter l’inondation du quartier[22].
Patrimoine et monuments
[modifier | modifier le code]Le premier monument aux morts (1924)
[modifier | modifier le code]Un premier monument aux morts est érigé en 1924 à la mémoire des enfants de Rosbruck tombés pendant la Première Guerre mondiale, dont vingt-trois jeunes gens du village. Il est surmonté d'une statue représentant une Marianne, dont la représentation partiellement dénudée suscite alors une controverse locale : le curé de la paroisse, l'abbé Wagner, refuse de la bénir. La statue est détruite par la chute d'un saule pleureur lors d'une tempête, vers la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle est remplacée par une croix de Lorraine forgée dans des douilles d'obus de 105 mm par le forgeron local Clément Guldner, puis par une nouvelle croix réalisée par Marcel Anchling. Le monument, situé sur un giratoire de l'ancienne route nationale 3, a depuis perdu sa fonction mémorielle mais reste en place[23].
Le second monument aux morts (1988)
[modifier | modifier le code]Un nouveau monument est érigé en 1988 entre la mairie et l'église. Il se compose de quatre statues de plus de deux tonnes chacune, œuvre du sculpteur Petry, originaire de Goetzenbruck. Une pierre centrale, posée en janvier 1989, porte une citation attribuée à Louis Aragon. En 2020, à l'occasion des travaux de construction du nouveau groupe scolaire, le monument est déplacé à proximité d'un grand cèdre du village et une nouvelle plaque, dédiée « aux enfants de Rosbruck morts pour la paix », y est apposée[24].
La stèle du jumelage (1998)
[modifier | modifier le code]Le 4 juillet 1998, une stèle de la paix est installée le long de la RD603, à la frontière entre Rosbruck et la commune allemande de Nassweiler. Ce monolithe de six mètres de haut et 7,5 tonnes, taillé dans le grès des Vosges extrait de la carrière de Rotbach, est l'œuvre du sculpteur Bernard Pètry. Il commémore le jumelage entre les deux communes, paraphé le 4 juillet 1992.
La tombe des uhlans
[modifier | modifier le code]Le 7 août 1870, lors de la guerre franco-allemande, un accrochage oppose des dragons français à des uhlans de la 6ᵉ division de cavalerie de Hanovre au lieu-dit Hochfels : six cavaliers allemands y sont tués et inhumés sur place. Une tombe est aménagée en 1904, déplacée en 1953 lors de travaux routiers et ferroviaires, puis restaurée par la commune en 1992. Les corps reposent aujourd'hui au cimetière militaire de l'Ehrental, à Sarrebruck ; le site de Rosbruck constitue donc un mémorial commémoratif plutôt qu'une sépulture. Il a été restauré une nouvelle fois en 2017 par l'association allemande Reservistenkameradschaft de Püttlingen, avec la pose d'une nouvelle croix et d'une plaque commémorative.
L'église Saint-Hubert
[modifier | modifier le code]L'église actuelle, consacrée le 28 mai 1995, succède à plusieurs édifices : une première église aujourd'hui disparue, une église néogothique inaugurée en 1869 sur les plans de l'architecte Charles Desgranges, détruite par les combats de 1940 puis démolie dans les années 1960, et un édifice provisoire construit en 1958-1960, lui-même démoli en 1993 en raison des affaissements miniers.
La grotte de Lourdes
[modifier | modifier le code]Une réplique de la grotte de Lourdes, érigée en 1951 par de jeunes paroissiens sous la conduite de Louis Houllé, se trouve un peu à l'écart de l'église, de l'autre côté de la route nationale (actuelle RD603).
Toponymie
[modifier | modifier le code]Origine routière du site
[modifier | modifier le code]La voie romaine de Metz à Worms franchissait la Rosselle à cet endroit dès l'Antiquité — c'est ce carrefour qui explique la naissance du village. Un pont en bois (XIIIᵉ s.) puis un pont de pierre à trois arches (XVIIIᵉ s.) y furent construits ; un péage (Zwerchgeleit) y était perçu par les comtes de Sarrebruck[1].
Autres informations
[modifier | modifier le code]- En référence à la rivière "la Rosselle" qui traverse le village + brücke au pluriel : « ponts »[25].
- Rossbrucken en 1365, Rosebrüch en 1544, Rossbrucken en 1594, Rosbuch et Rosbrich en 1771, Rosembrich ou Rosembrick (carte de Cassini), Rosbrie en 1793, Rosbruck en 1801, Roßbrücken/Rossbrücken (1871-1918 et 1940-1944).
- En francique lorrain : Rossbrigg.
- La première mention écrite de Rosbruck remonterait à 1300 dans une charte luxembourgeoise.
Histoire
[modifier | modifier le code]- Dépendait de l'ancienne province de Lorraine dans la seigneurie de Hombourg-Saint-Avold.
- : combat de Rosbruck durant la guerre franco-allemande de 1870.
- Village détruit à plus de 50 % en 1939-1945.
Mairie commune avec Théding
[modifier | modifier le code]Dès la fin du XVᵉ siècle, Rosbruck forme une seule mairie avec Théding, sort partagé jusqu'à la Révolution ; un maire commun aux deux communautés était élu chaque année (souvent le meunier de Rosbruck). Cédée en 1581 au duc de Lorraine, intégrée au bailliage de Boulay en 1614[1].
Destruction par les Suédois en 1635
[modifier | modifier le code]Le village est entièrement détruit à l'automne 1635 pendant la guerre de Trente Ans, reconstruit très lentement à partir de 1662. Réuni au domaine ducal en 1665, puis intégré au royaume de France en 1766[1].
Vie religieuse ancienne
[modifier | modifier le code]Rattaché à la paroisse de Folkling ; une chapelle Saint-Hubert (érigée dès le XIVᵉ s. par les seigneurs de Varsberg) fut agrandie en 1782-83 puis 1825, désaffectée en 1869 et détruite en 1940. Paroisse autonome dès 1843.
Industrialisation et église de 1869
[modifier | modifier le code]Le rail (1851-52) attire De Wendel (Stiring), le puits de Petite-Rosselle (1857), les usines Adt (Forbach). La nouvelle église néogothique, par l'architecte Charles Desgranges, est inaugurée le 18 octobre 1869, surnommée « la perle de la Rosselle ».
Seconde Guerre mondiale, en détail
[modifier | modifier le code]Évacuation le 1ᵉʳ septembre 1939 (familles de mineurs vers Liévin, autres vers la Vienne et la Charente : Lizant, Neuillet, Surin). Combats de mai-juin 1940 : 54 maisons détruites. Libération le 5 décembre 1944, 11 tués. Citation à l'ordre de la division le 11 novembre 1948, croix de guerre avec étoile d'argent[1].
Reconstruction d'après-guerre
[modifier | modifier le code]Mairie inaugurée en 1953, groupe scolaire en 1956. Église restaurée en 1948 puis rebâtie en 1958-1960. Démolie en 1993 pour cause de dégâts miniers, remplacée par l'édifice actuel consacré le 28 mai 1995.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].
En 2023, la commune comptait 740 habitants[Note 5], en évolution de −3,14 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Équipements contemporains
[modifier | modifier le code]École « Les Grands Cèdres » (2020)
[modifier | modifier le code]L'école primaire Les Grands Cèdres regroupe, depuis sa mise en service en 2019-2020, les anciennes écoles maternelle et élémentaire de la commune, auparavant distantes de plus d'un kilomètre. Le nouveau bâtiment, idéalement situé entre l'église Saint-Hubert et la mairie, a été inauguré officiellement le 3 octobre 2020.
Le projet, lancé en 2017 sous le mandat du maire Pierre Steininger et achevé sous celui de Bernard Betker, a été conçu par les cabinets d'architecture Antoine Denis (Saint-Avold) et ID Architecture (Yutz), pour un coût total de 2 417 000 € HT. Il a été financé notamment par une dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR) de l'État à hauteur de 569 991 €, une aide de 1 000 000 € du Conseil départemental de la Moselle au titre de l'AMITER, et une participation de 5 000 € de la Communauté d'agglomération de Forbach Porte de France[30].
L'ancienne école Émile-Poncelet, devenue La Maison des Associations
[modifier | modifier le code]L'ancienne école primaire publique de Rosbruck portait le nom d'Émile Poncelet et était installée au 6, rue de la Mairie, à proximité immédiate de la mairie. Après la construction du nouveau groupe scolaire Les Grands Cèdres et le transfert des classes vers ce nouveau site en 2019-2020, le bâtiment a été reconverti et accueille désormais la salle des fêtes et la maison des associations de la commune, plusieurs des quinze associations locales y tenant leurs activités ou réunions.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Hubert.
- Clocher de l'ancienne église.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Héraldique
[modifier | modifier le code]Blasonnement héraldique
[modifier | modifier le code]Le blason de Rosbruck peut désormais être décrit textuellement, et non plus seulement montré en image : « De gueules au pont de trois arches d'argent, celle du milieu plus grande, posé sur des ondes d'azur mouvant de la pointe et surmonté d'un massacre de cerf crucifère d'or. » Le pont rappelle le franchissement de la Rosselle à l'origine du village, et le massacre de cerf renvoie au culte de saint Hubert, patron de la paroisse[31].
| Blason | De gueules au pont de trois arches d'argent sur une rivière d'azur, surmonté d'un massacre crucifère d'or. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Le contentieux minier
[modifier | modifier le code]L'ampleur des affaissements est documentée par une question parlementaire de 2018 : dans les années 1980, l'exploitation des Houillères du Bassin de Lorraine (HBL), menée à plus de 1 000 mètres de profondeur sur le champ de Cocheren, a provoqué des tremblements de terre, des fissurations et un affaissement de l'ensemble de la commune de 10 à 15 mètres, plaçant les habitations sous le niveau de la Rosselle voisine[32].
L'arrêt du pompage des eaux souterraines après la fin de l'exploitation charbonnière a entraîné une remontée de la nappe phréatique, dont la stabilisation était estimée à l'horizon 2032. Depuis juillet 2014, 39 habitations sont classées en zone rouge inondable dans le Plan de prévention des risques d'inondation (PPRI). Un risque d'origine minière plutôt que naturelle, ce qui a conduit l'association locale CLCV de Rosbruck à réclamer un Plan de prévention des risques miniers (PPRM) dédié.
Le contentieux judiciaire est également bien plus ancien et bien plus vaste que ce que laisse entrevoir le site municipal : dès 1981, Charbonnages de France avait déjà enregistré 40 actions en justice liées aux dégâts miniers de la commune. Une procédure distincte de celle engagée par la mairie elle-même a été menée par 45 propriétaires de la commune, à partir de 2007, devant le tribunal de grande instance de Sarreguemines, qui leur avait accordé des dommages et intérêts par jugements du 14 septembre 2010.
Après appel de Charbonnages de France, la cour d'appel de Metz a ordonné une expertise judiciaire en 2015 (rapports rendus entre 2017 et 2022), puis a rendu, le 14 mai 2024, un ensemble de 29 arrêts condamnant l'Agent judiciaire de l'État (qui a succédé à Charbonnages de France) à verser au total 3 251 309,24 € aux propriétaires concernés, au titre des réparations immobilières (dont plusieurs « relevages » de fondations) et, selon les cas, de la dépréciation de la valeur des biens. La cour a précisé que le délai de prescription des demandes ne pouvait courir qu'à partir de la date de stabilisation des terrains, fixée à l'arrêt de l'exploitation minière le 20 septembre 2003. Quinze autres dossiers individuels restaient en cours d'instruction à cette date.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Site de la mairie
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Sarrebruck (ALL)-Forbach (partie française) comprend trois villes-centres (Forbach, Freyming-Merlebach et Stiring-Wendel) et douze communes de banlieue.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Rosbruck » sur cartes.gouv.fr (consulté le 29 juillet 2022).
- ↑ « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 « Site officiel de la commune de Rosbruck », sur rosbruck.fr (consulté le )
- ↑ « sculpture. La stèle de la paix », sur www.republicain-lorrain.fr, (consulté le )
- ↑ « geographie de Rosbruck », sur rosbruck.fr (consulté le )
- ↑ Sandre, « la Rosselle »
- ↑ « SAGE Bassin Houiller », sur gesteau.fr (consulté le ).
- ↑ « Les SDAGE des districts Rhin et Meuse (2022-2027) », sur eau-rhin-meuse.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Rosbruck et Seingbouse », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Seingbouse », sur la commune de Seingbouse - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Seingbouse », sur la commune de Seingbouse - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Sarrebruck (ALL)-Forbach (partie française) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Rosbruck ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Forbach (partie française) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ (fr)Fabien Magnenou, « En Moselle, une inexorable montée des eaux souterraines depuis l'arrêt des mines de charbon », sur francetvinfo.fr, (consulté le ) : « Quelque 80 maisons ont déjà dû être détruites sur la commune et beaucoup portent des fissures. ».
- ↑ « Site officiel de la commune de Rosbruck », sur rosbruck.fr (consulté le )
- ↑ « Site officiel de la commune de Rosbruck », sur rosbruck.fr (consulté le )
- ↑ Toponymie générale de la France: Tome 2 - Ernest Nègre.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Nos �coles », sur rosbruck.fr (consulté le )
- ↑ « 57596 - Rosbruck — Geneawiki », sur fr.geneawiki.com (consulté le )
- ↑ « Accueil », sur Portail des cours d'appel (consulté le )
