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Snowkite

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Le snowkite est l'utilisation d'une voile de traction avec un snowboard ou des skis.

Le snowkite (anglicisme) ou la planche (à neige) tractée[1], ou encore paraski est le pendant du kitesurf (ou planche volante[1]) en sport d'hiver, la planche étant remplacée dans cette discipline par un snowboard ou des skis. Les pratiquants de ce sport peuvent atteindre des vitesses dépassant les 70 km/h[2] et parcourir des distances supérieures à 100km par jour.

Le snowkite ne doit pas ĂȘtre confondu avec le speed riding.

Contraintes et avantages de la montagne

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Lorsqu'il est pratiqué en montagne, l'une des principales différences de ce sport avec ses autres variantes (kitesurf, char à cerf-volant), est le terrain accidenté rencontré en milieu montagneux. Ces accidents perturbent les flux d'air qui deviennent plus instables qu'en mer (aussi bien en force qu'en direction), compliquant le maniement de la voile et ainsi du véhicule.

À ces rafales s'ajoutent les turbulences plus locales, dues au relief, qui vont provoquer des effets locaux d’accĂ©lĂ©ration ou d'affaiblissement du vent. Cet environnement oblige donc le pratiquant Ă  bien maĂźtriser son aile.

Enfin, la pente provoque une rotation de la fenĂȘtre de vol du cerf-volant. En effet, le vent soufflant de façon parallĂšle au sol, et le zĂ©nith de la fenĂȘtre de vol Ă©tant perpendiculaire au vent, le zĂ©nith de l’aile n'est donc plus au-dessus du skieur. Les risques de dĂ©collage intempestifs sont donc augmentĂ©s.

Outre les caractĂ©ristiques du pilotage des cerfs-volants, les dangers inhĂ©rents Ă  la montagne sont prĂ©sents : les avalanches sont bien sĂ»r possibles, d'autant plus que les plaques Ă  vent sujettes aux glissements se forment sur les zones ventĂ©es qui attirent les skieurs. La pratique du snowkite oblige donc Ă  acquĂ©rir de l'Ă©quipement de sĂ©curitĂ©, comme l’Arva, une pelle, une sonde


La mĂ©tĂ©o en montagne est aussi plus difficile qu'ailleurs : elle change trĂšs vite, des arrivĂ©es de brouillard, des chutes de tempĂ©rature, ou mĂȘme des tempĂȘtes de neige peuvent arriver rapidement. La mĂ©tĂ©o est donc un point crucial pour la sĂ©curitĂ©, Ă  vĂ©rifier avant tout dĂ©part. Les conditions mĂ©tĂ©orologiques peuvent changer suivant l'altitude. Ainsi il est possible, par exemple, de passer d'un vent de 30 km/h orientĂ© nord en basse altitude, Ă  un vent du sud de 50 km/h, 300 mĂštres plus haut. Il est conseillĂ© par les pratiquants expĂ©rimentĂ©s et les guides de montagne de ne jamais partir seul[3], et d'ĂȘtre accompagnĂ© de prĂ©fĂ©rence par une personne qui connaĂźt bien le terrain.

Une autre caractĂ©ristique liĂ©e Ă  la pratique de ce sport est le terrain montagneux couvert de neige ou de glace. Les chutes peuvent ĂȘtre plus risquĂ©es que sur une surface sablonneuse ou dans l'eau. De plus, il est conseillĂ© de ne jamais s'Ă©loigner au-delĂ  de ce que l'on est capable de marcher, car en cas de panne de vent, la marche dans la neige est trĂšs Ă©prouvante. PrĂ©voir des raquettes ou des peaux de phoques pour les skieurs.

L'un des plaisirs qu'offre le snowkite est la liberté de mouvement qu'il permet : le pratiquant de ce sport s'affranchit des remontées mécaniques, il lui est possible de surfer sans cesse lors de longues randonnées. De plus, et contrairement à l'eau, on peut pratiquer en 3 dimensions, en se jouant du relief et du dénivelé que celui-ci offre.

Enfin notons qu'à conditions aérologiques équivalentes et sur terrain plat, il est plus facile de débuter et d'apprendre le pilotage sur la neige que sur l'eau. En effet le pratiquant n'a pas à se soucier de sortir de l'eau puisqu'il peut démarrer en étant déjà debout. De plus il n'y a ni vagues ni courants pouvant le faire pivoter lui et sa planche. Ainsi le débutant peut se concentrer sur son aile.

Équipement

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Le snowkite utilise des voiles de traction pour se propulser sur la neige.

Le matĂ©riel de glisse est le mĂȘme que pour les sports d'hiver : ski, snowboard, et quelquefois un tĂ©lĂ©mark. Les tailles de ski ou de planches ne varient pas par rapport Ă  la descente.

Il est fréquent[évasif] que l'utilisation de skis plus petits et bien aiguisés soit privilégiée sur les surfaces glacées, et les plus longs et plus larges et bi spatulés pour une surface de neige poudreuse

Cerf-volant

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Les ailes de traction les plus utilisées sont légÚrement différentes de celles du kitesurf. Le matériel diffÚre de la pratique aquatique, car il est fréquent d'utiliser une voile à caissons qui est similaire aux parapentes dans sa construction et dont la taille est comprise entre 5 m2 et 12 m2 (tailles les plus courantes)[réf. nécessaire]. Ce sont ces types d'ailes de traction qui sont utilisées pour le kite buggy. L'utilisation de voiles de type kitesurf (avec des boudins gonflables) reste possible mais comporte quelques inconvénients, notamment au niveau autonomie ou fragilité.

Autre différence avec le kitesurf, sauf si la neige est une poudreuse profonde, il y a moins de frottements que sur l'eau. C'est pourquoi, à vent équivalent, on choisira des ailes moins puissantes (donc plus petites) en snowkite qu'en kitesurf. Cette différence de choix est également due à la présence du boudin gonflable qui alourdit l'aile de kite surf, ainsi une surface de 10 m2 en caissons tractera autant qu'une 15 m2 à boudin. D'une maniÚre générale, plus la dureté de la neige augmente, plus la puissance requise diminue.

Accessoires

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Un snowkiteur sur le plateau de Calern.
  • Ce sport implique le port du casque.
  • Des vĂȘtements de ski et des gants sont conseillĂ©s. Il est recommandĂ© d'Ă©viter le coton et de ne pas se couvrir en excĂšs ;
  • Un dĂ©butant peut utiliser un harnais de kitesurf classique (ceinture ou culotte). Par la suite, lors de sauts ou de vols de pente, un baudrier d’escalade en plus du harnais est plus confortable et apporte davantage de sĂ©curitĂ©. Le pratiquant doit de toute façon ĂȘtre Ă©quipĂ© afin de pouvoir se dĂ©tacher rapidement de l'aile en cas de problĂšme, mĂȘme pendant de fortes tractions.
  • En cas de pratique dans des zones de montagne non sĂ©curisĂ©es, la trilogie Arva-pelle-sonde est nĂ©cessaire pour faire face aux Ă©ventuelles avalanches.
  • Il faut utiliser un leash afin d'attacher le kite au pratiquant. La traction du kite doit ĂȘtre annulĂ©e lorsque ce dernier n'est retenu que par le leash.

Lieux de pratique

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Caractéristiques d'un lieu de pratique

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L'école de snowkite à Autrans en 2019.

Le lieu de pratique doit ĂȘtre bien sĂ»r enneigĂ©. Le vent doit y ĂȘtre le plus rĂ©gulier possible et l'aĂ©rologie du lieu adaptĂ©e aux connaissances et au niveau du pratiquant. Le relief constitue un intĂ©ressant terrain de jeu mais est aussi beaucoup plus technique. C'est pourquoi un dĂ©butant prĂ©fĂšrera un terrain le plus plat possible. On trouve ainsi quatre grands types de lieux de pratique:

  • les plateaux, qui rassemblent l'avantage de l'enneigement (altitude et platitude) et de ne pas ĂȘtre abritĂ©s des vents ;
  • les cols. L'effet Venturi permet d'amplifier les vents thermiques et mĂ©tĂ©o s'ils sont orientĂ©s dans la bonne direction ;
  • les plaines, dans les pays nordiques ou dans les pays tempĂ©rĂ©s lors des Ă©pisodes de forte neige ;
  • les lacs ou mers gelĂ©s (lacs d'altitude ou dans les pays nordiques), pratiquĂ©s en ski ou snowboard s'ils sont recouverts de neige ou plus rarement en patins Ă  glace si la neige y est absente.

Lieux de pratique courants en France

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Snowkite au sommet de Pierre-sur-Haute dans les monts du Forez.

Massif central

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Pyrénées

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Canada-Québec

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Snowkite sur le site du village sur glace de Saint-Fulgence, au Québec (Canada).

Le snowkite fait son apparition au Canada en 1990. Le QuĂ©bec est reconnu comme Ă©tant le leader en sports de traction sur neige et le premier Ă  dĂ©velopper ce sport en AmĂ©rique du Nord. En 1995, dĂ©jĂ  plus de 700 adeptes. De plus, le QuĂ©bec devient un lieu par excellence en hiver pour la pratique du snowkite Ă  cause de sa topographie et ses quelque 400 000 lacs dont 10 000 rĂ©pertoriĂ©s comme endroit oĂč l’on peut pratiquer le snowkite.

Au QuĂ©bec, le snowkite est parfois pratiquĂ© sur les sites de pĂȘche blanche. La gĂ©ographie particuliĂšre du Fjord du Saguenay, formant un « corridor » de vent Ă  la hauteur de Saint-Fulgence, permet Ă  de nombreux adeptes de pratiquer ce sport.

Atlas marocain

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GrĂące Ă  l'altitude (1 500 m Ă  2 300 m), la neige peut ĂȘtre abondante au Maroc.

Timahdite, un petit village placé sur des plaines situées entre Azrou et Errachidia, offre un terrain de jeu plat, vallonné et étendu sur plusieurs kilomÚtres, parfait pour le free ride (ballade libre). Le vent est présent tous les jours. La saison d'hiver commence en novembre et termine en avril dans cette région et de la neige persiste jusqu'au mois de juin.

  • Snowkiter's Handbook (2013)[7]
  • Manuel de Snowkite (2014)[8]

Sportifs notoires

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Sportifs notoires[9] :

  • William Acosta (5 fois Champion snowkite race catĂ©gorie planche Ă  neige et originaire de Cuba)
  • Simon Gill (3 fois Champion du Monde de la W.I.S.S.A (world ice and snow-sailing association) catĂ©gorie skis). 4 fois Champion de la Coupe du QuĂ©bec.

Selon Michael Reignier, kitesurfer professionnel, dans une interview publiée dans "PA+", à propos du snowkite :

« Pour moi, c'est la glisse en trois dimensions. Une montagne devient un terrain de jeux exploitable Ă  la montĂ©e et Ă  la descente. La voile permet de remonter les pentes. On peut s'envoler plusieurs dizaines de secondes Ă  des hauteurs dĂ©passant les 70 mĂštres. (...) nous ne cherchons pas la finesse des planeurs ou des parapentes. L'Ă©volution rĂ©cente permet de faire varier la puissance de la voile par un systĂšme appelĂ© "border-choquer". Le plaisir, la maniabilitĂ© ne seraient plus les mĂȘmes avec une portance trop forte. Nous cherchons Ă  Ă©voluer en gardant contact avec le sol. Le vent est une composante indispensable Ă  cette pratique, en l'absence de cet Ă©lĂ©ment on reste Ă  la maison ! L'hiver, le vent souffle tous les jours. On cherche des nouveaux spots oĂč on est les premiers Ă  trouver le vent en montagne, dans des endroits que personne n'a frĂ©quentĂ©. On en dĂ©couvre tous les jours. Dans ces cols se produisent des thermiques et des effets Venturi. »

Notes et références

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  1. 1 2 Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie, et publié au Journal officiel de la République française le 26 novembre 2008.
  2. ↑ RĂ©sultats d'une compĂ©tition de snowkite de vitesse
  3. ↑ Recommandations de la FFVL Ă  propos du snowkite en itinĂ©rance
  4. 1 2 3 4 5 6 7 « Les Spots », sur École française de kite Snowkite Aventure (consultĂ© le )
  5. ↑ « Les Spots », sur École de snowkite Kite Ă  Kiter (consultĂ© le )
  6. ↑ « Snowkite sur le plateau de l'Aubrac », sur blogspot.fr (consultĂ© le ).
  7. ↑ (en) « Snowkiter's Handbook »,
  8. ↑ Damien Blondel et Aurore CarriĂšre, Manuel de Snowkite, auto-Ă©dition, , 128 p. (ISBN 9782746676398), VĂ©ritable dĂ©clinaison du kitesurf, le snowkite s’est dĂ©veloppĂ© en parallĂšle depuis une dizaine d’annĂ©es pour proposer le matĂ©riel adaptĂ© et sĂ©curisĂ© que nous connaissons aujourd’hui. On retrouve entre autres un systĂšme de pilotage identique au kitesurf. Pour dĂ©buter, un simple cerf-volant Ă  deux lignes peut suffire: pouvoir le diriger et le garder en l’air donne la base du pilotage. On peut aussi utiliser un « trainer kite ». Cette petite aile Ă  caissons montĂ©e avec des poignĂ©es ou avec une barre permet d’apprĂ©hender sans danger la premiĂšre phase d’apprentissage : diriger son aile. Sur les ailes de plus grandes tailles on trouve un systĂšme de border-choquer consistant en une barre de pilotage Ă  quatre lignes parfaitement adaptĂ©e Ă  la pratique du snowkite. En tirant et en relĂąchant la barre on peut faire varier l’angle d’incidence de l’aile, permettant ainsi de facilement tirer des bords, de remonter au vent et de sauter.
  9. ↑ « Simon Gill, William Acosta et Francoise Harvey Champions du QuĂ©bec 2010 ! » (consultĂ© le )

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Articles connexes

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Liens externes

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