Calvi
| Calvi | |
Vue aérienne de la ville avec la citadelle au premier plan, en . | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Collectivité territoriale unique | Corse |
| Circonscription départementale | Haute-Corse (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Calvi (chef-lieu) |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Calvi Balagne (siÚge) |
| Maire Mandat |
Ange Santini (LR) 2020-2026 |
| Code postal | 20260 |
| Code commune | 2B050 |
| Démographie | |
| Gentilé | Calvais[1] |
| Population municipale |
5Â 788Â hab. (2023 |
| Densité | 186 hab./km2 |
| Géographie | |
| CoordonnĂ©es | 42° 34âČ 07âłÂ nord, 8° 45âČ 25âłÂ est |
| Altitude | 81Â m Min. 0Â m Max. 700Â m |
| Superficie | 31,2Â km2 |
| Type | Petite ville |
| Unité urbaine | Calvi (ville isolée) |
| Aire d'attraction | Calvi (commune-centre) |
| Ălections | |
| Départementales | Canton de Calvi (bureau centralisateur) |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | ville-calvi.corsica |
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Calvi est une commune française situĂ©e dans le dĂ©partement de la Haute-Corse et le territoire de la collectivitĂ© de Corse. BĂątie dans le golfe du mĂȘme nom, elle se trouve au nord-ouest de l'Ăźle. Depuis l'AntiquitĂ©, c'est dĂ©mographiquement et politiquement la principale ville de la Balagne.
Géographie
[modifier | modifier le code]« [...] Calvi, l'une des places principales de la Corse, tant Ă cause de son anciennetĂ© qu'Ă cause de la beautĂ© des maisons aussi bien bĂąties que le comportent les ressources du pays. Il y a quelques annĂ©es, Calvi comptait environ quatre cents feux[Note 1] ; on y voyait beaucoup de belles maisons avec leurs puits. Il y avait aussi hors de la ville un magnifique faubourg. Mais la derniĂšre guerre a ruinĂ© complĂštement les maisons extĂ©rieures et fort endommagĂ© celles de la ville elle-mĂȘme. Les rues sont un peu Ă©troites, l'air est excellent, les habitants trĂšs polis. Calvi est situĂ© sur une Ă©minence dont la forme ressemble Ă une balle ronde, et sur le bord de la mer qui l'entoure aux deux tiers. Il y a plusieurs annĂ©es, l'Office de S. Georges y a fait bĂątir une trĂšs belle forteresse, laquelle a coĂ»tĂ©, au dire de quelques-uns, plus de soixante mille livres de GĂȘnes. »
â Agostino Giustiniani in Dialogo nominato Corsica, traduction Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, p. 21
Situation
[modifier | modifier le code]Calvi occupe une situation plutĂŽt marginale Ă l'extrĂȘme-ouest de la Balagne, avec comme arriĂšre-pays essentiellement la zone dĂ©pourvue du Marzolino[2]. Au sud-est et au sud se trouvent la vallĂ©e et la forĂȘt de Tartagine; au sud-ouest la zone presque dĂ©serte du Filosorma[2].
Bordée à l'ouest par le territoire de la commune de Lumio et au sud par celui de Calenzana, le territoire communal, que baigne la mer Méditerranée, comprend une large façade maritime.
- Au nord, le golfe de Calvi (baie de Calvi dans les guides touristiques), est délimité à l'est par la Punta Caldanu (présence d'une tour génoise ruinée) et à l'ouest par la Punta San Francescu. Il baigne la longue plage de La PinÚde, les ports de plaisance et de Commerce ainsi que la Citadelle[3] bùtie au bord de l'eau.
- à l'ouest, le golfe de la Revellata entre la Punta San Francescu (pointe Saint-François) et la presqu'ßle de la Revellata à la pointe de laquelle se trouve un important phare à éclats (phare de la Revellata). Le golfe relativement abrité des vents d'ouest dominants, sert de mouillage pour les plaisanciers à la belle saison. Il est aussi utilisé par les pilotes des bombardiers d'eau (avions Canadair et hélicoptÚres Skycrane CH-54) pour écoper et pomper l'eau lors de luttes contre les incendies, fréquents vers la fin de l'été sur l'ßle.
- Au sud enfin, jusqu'à la baie de Nichiareto (Calenzana), peu avant Capo Cavallo et son sémaphore mis en sommeil depuis 1987, c'est un littoral sauvage, une cÎte déchiquetée et inhospitaliÚre.
Entre la plaine de la Figarella et le littoral occidental, se trouve un maillon du chaßnon montagneux du massif de l'Argentella situé plus au sud, sur la commune de Calenzana, dont Capu di a Veta (703 mÚtres) est le plus haut sommet.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Géologie
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La commune se trouve dans la Corse occidentale cristalline[Note 2] antĂ©-hercynienne et hercynienne, « connue depuis longtemps sous le nom de Pays d'au-delĂ des monts »[4]. Son sol, fait des intrusions de Calvi et de Porto Agro, est composĂ© de granite sub-alcalin, formĂ© pour lâessentiel par un vaste batholite (formĂ© entre -340 et -240 Ma), issu dâun cycle plutonique carbonifĂšre. Ce magmatisme, probablement liĂ© Ă la formation de la chaĂźne Hercynienne (syn-orogĂ©nique), a donnĂ© des leucogranites (granites blancs de Calvi)[5].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La Figarella est le seul cours d'eau remarquable de la commune. Elle coule Ă l'est de la commune. Prenant sa source Ă 1Â 930Â mĂštres sur les pentes nord de la Muvrella (2Â 148Â m - Calenzana) et aprĂšs un parcours de 24Â km, elle se jette Ă la mer dans le golfe de Calvi au lieu-dit A foce.
Climat et végétation
[modifier | modifier le code]Calvi bénéficie d'un climat méditerranéen aux hivers doux et humides et aux étés chauds et secs.
Du fait de sa situation, la commune ainsi que toute la région de la Balagne sont soumis aux vents du large. Il y pleut faiblement, ce qui explique la sécheresse estivale et les grands incendies qui s'ensuivent chaque année (37 jours par an avec pluie >5 mm). Son doux climat, ses plages blondes, la chaßne de montagnes parmi les plus hautes de Corse qui l'entoure, sa fiÚre citadelle, son passé historique, ses ports et son aéroport international sont les atouts majeurs de son expansion.
La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1960 permet de connaßtre en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[6]. Le tableau détaillé pour la période 1991-2020 est présenté ci-aprÚs.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| RecordâŻdeâŻchaleur date du record |
23,3 2.1.1962 |
23,6 18.2.2022 |
28,8 21.3.1974 |
32,1 30.4.2003 |
36 22.5.2009 |
40 22.6.2023 |
42,1 29.7.1983 |
40,6 5.8.2017 |
37,5 5.9.2026 |
32,9 6.10.1981 |
29,8 10.11.1985 |
25,4 16.12.1989 |
42,1 1983 |
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| MaximaleâŻmoyenne | 14 | 14,2 | 16,4 | 19,1 | 23,1 | 27,2 | 30,2 | 30,2 | 26,4 | 22,4 | 17,8 | 14,9 | 21,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 9,5 | 9,4 | 11,5 | 14 | 17,8 | 21,8 | 24,6 | 24,7 | 21,3 | 17,7 | 13,6 | 10,6 | 16,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| MinimaleâŻmoyenne | 5 | 4,7 | 6,6 | 8,9 | 12,5 | 16,4 | 19 | 19,2 | 16,2 | 13 | 9,3 | 6,2 | 11,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| RecordâŻdeâŻfroid date du record |
â5,6 30.1.1963 |
â3,9 24.2.1993 |
â4,6 2.3.2005 |
â0,4 8.4.2003 |
3,7 6.5.1987 |
7,5 6.6.1962 |
10,6 1.7.1981 |
12,3 31.8.2006 |
7,9 18.9.1971 |
2,6 30.10.1974 |
â2,3 24.11.1975 |
â4,2 28.12.1996 |
â5,6 1963 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 50,3 | 53,5 | 58,9 | 55,8 | 40,8 | 32,2 | 7,6 | 23,3 | 59,1 | 79,2 | 115,4 | 76,7 | 652,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| â„âŻ1âŻmm (jours) | 6,1 | 6 | 6,4 | 6,7 | 5 | 2,9 | 1 | 1,7 | 5,5 | 7,1 | 9,2 | 7,7 | 65,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| â„âŻ5âŻmm (jours) | 3 | 3 | 3,2 | 3,5 | 2,5 | 1,5 | 0,5 | 1 | 3 | 4,4 | 5,8 | 4,2 | 35,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| â„âŻ10âŻmm (jours) | 1,6 | 1,6 | 1,9 | 1,7 | 1,2 | 0,8 | 0,2 | 0,6 | 1,9 | 2,9 | 3,5 | 2,9 | 21 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| RecordâŻdeâŻpluie enâŻ24âŻhâŻ(mm) date du record |
65,3 7.1.2024 |
100,2 13.2.1976 |
71,1 8.3.1970 |
80,6 3.4.1975 |
50 12.5.1995 |
114,8 15.6.1978 |
42,4 6.7.1976 |
74 28.8.2002 |
81,2 25.9.2006 |
61,4 3.10.1978 |
92,4 4.11.1999 |
79 30.12.1995 |
114,8 1978 |
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| Nombre de jours avec neige | 0,5 | 0,8 | 0,2 | 0,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,1 | 0,2 | 1,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 132,7 | 150 | 204,6 | 237,9 | 296,1 | 330,9 | 370,6 | 331,3 | 247 | 189,6 | 131,8 | 123,3 | 2Â 745,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
L'altitude moyenne de la commune est assez basse, se situant à 81 m ; le climat sec estival et la flore sont de type méditerranéen.
Ă l'Ă©tage thermomĂ©diterranĂ©en, soit de 1 à 100 m dâaltitude aux adrets, la saison estivale sĂšche de deux Ă trois mois favorise lâolivier sauvage, lâasperge blanche, le lentisque, lâeuphorbe arborescente, la clĂ©matite, etc. Plus haut, l'Ă©tage mĂ©somĂ©diterranĂ©en (de 100 à 1 000 m dâaltitude aux adrets, de 0 à 700 m aux ubacs), est caractĂ©risĂ© essentiellement par le chĂȘne vert, les maquis Ă bruyĂšre et arbousier mais aussi par le chĂȘne-liĂšge et le pin maritime (adret), le chĂȘne pubescent (ubac), le chĂątaignier ou encore la lavande, le genĂȘt Ă©pineux, les cistes et le lentisque[7].
à noter, sur la place du 1er Bataillon de choc et prÚs de la gare, la présence d'un curieux végétal, le Phytolacca dioica ou Belombra, arbre originaire de la pampa argentine et introduit en Corse vers le milieu du XIXe siÚcle.
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]AccĂšs routiers
[modifier | modifier le code]La ville de Calvi se situe à l'extrémité nord-ouest de l'ßle. Son accÚs routier se fait depuis Ponte-Leccia par la route territoriale 30 (ex-RN 197) qui se termine au quai Landry mais se prolonge avec la route D81B pour longer en direction du sud, la cÎte jusqu'au « pont des cinq arcades » (Galéria).
La ville est distante, par route, de :
- 13 km de Calenzana ;
- 14 km de Montemaggiore ;
- 23 km de Corbara ;
- 24 km de L'Ăle-Rousse ;
- 31 km de Galéria ;
- 68 km de Saint-Florent ;
- 85 km de Corte ;
- 92 km de Bastia ;
- 115 km de Vico ;
- 117 km de Cervione ;
- 131 km d'Aléria ;
- 137Â km de Rogliano,
- 154 km d'Ajaccio ;
- 202 km de Porto-Vecchio ;
- 213 km de Propriano ;
- 225 km de SartÚne ;
- 230Â km de Bonifacio.
Transports
[modifier | modifier le code]Routiers
[modifier | modifier le code]Deux services de transport en cars sont assurés par l'entreprise « Les Beaux Voyages » : la ligne réguliÚre de bus Calvi-Calenzana GR20, Mare e monti est assurée en permanence. La ligne Calvi-Bastia est assurée deux fois par jour, du lundi 4 juillet au samedi 3 septembre 2016 inclus, et hors cette période, une seule fois du lundi au vendredi (hors jours fériés).
Ferroviaires
[modifier | modifier le code]La gare de Calvi, appartenant aux CFC et exploitĂ©e aujourd'hui par une SociĂ©tĂ© d'Ăconomie Mixte, relie Calvi Ă Bastia ainsi qu'Ă Ajaccio, les deux mĂ©tropoles de la rĂ©gion Corse par correspondance Ă Ponte-Leccia. Durant la saison estivale, une desserte spĂ©ciale U trinighellu (le « tramway de la Balagne ») est mise en service pour la desserte des plages entre Calvi et L'Ăle-Rousse.
Maritimes
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Le port de Commerce, dotĂ© d'un seul grand quai, a vu son trafic fortement diminuer ces derniĂšres annĂ©es. En raison des gĂȘnes causĂ©es par la circulation des poids lourds en ville sur l'unique route, les cargos et les transbordeurs sont dĂ©sormais dĂ©tournĂ©s sur le port d'Ile-Rousse. Les ferries des deux compagnies Corsica Linea et Corsica Ferries - Sardinia Ferries ont dĂ©finitivement cessĂ© de desservir Calvi le 12 aoĂ»t 2016[8]. La ville se destine Ă l'accueil des navires de croisiĂšre, trĂšs nombreux en Ă©tĂ© en MĂ©diterranĂ©e. La gestion du port est communale.
Depuis 2022, il existe une ligne réguliÚre à la voile entre Calvi et Saint-Raphaël, opérée par la coopérative Sailcoop.
Aériens
[modifier | modifier le code]
L'aéroport de Calvi-Sainte-Catherine (code AITA : CLY), le port de commerce et le port de plaisance Xavier Colonna facilitent l'accÚs à de nombreux touristes. La ville de Calvi est trÚs attractive comme en témoigne le taux des résidences secondaires en constante augmentation (actuellement + de 52 %). L'aéroport est distant de 7,5 km de la ville. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Bastia et de la Haute-Corse. Des vols réguliers relient tous les jours Calvi au continent français. Les lignes sur Nice, Marseille et Paris sont assurés par la compagnie régionale Air Corsica. Il n'est pas encore ouvert au trafic de nuit. L'aéroclub de Calvi est implanté à Sainte-Catherine.
Une compagnie suisse, Air-Glaciers, organise toute l'année des vols charters directs au départ de Sion à destination de Calvi. L'aéronef utilisé sur cette ligne est un Beechcraft de huit places.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Calvi est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle appartient à l'unité urbaine de Calvi[Note 3], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[10],[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Calvi, dont elle est la commune-centre[Note 4],[11]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].
La commune, bordĂ©e par la mer MĂ©diterranĂ©e, est Ă©galement une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[14]. Des dispositions spĂ©cifiques dâurbanisme sây appliquent dĂšs lors afin de prĂ©server les espaces naturels, les sites, les paysages et lâĂ©quilibre Ă©cologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilitĂ©, en dehors des espaces urbanisĂ©s, sur la bande littorale des 100 mĂštres, ou plus si le plan local dâurbanisme le prĂ©voit[15]. ent dĂšs lors afin de prĂ©server les espaces naturels, les sites, les paysages et lâĂ©quilibre Ă©cologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilitĂ©, en dehors des espaces urbanisĂ©s, sur la bande littorale des 100 mĂštres, ou plus si le plan local dâurbanisme le prĂ©voit[16],[17].

Calvi s'est construit sur la Punta San Francesco, entre le golfe de la Revellata et le golfe de Calvi. C'est dans la deuxiĂšme moitiĂ© du XIIIe siĂšcle qu'a Ă©tĂ© Ă©difiĂ©e la Haute ville, Ă l'est de La Punta San Francesco. Selon la lĂ©gende d'Ugo Colonna, existait au Moyen Ăge « Cordovella, ville fortifiĂ©e, bĂątie Ă l'endroit oĂč est aujourd'hui Calvi »[18].
Au XVIe siÚcle, Calvi comptait environ quatre cents feux[Note 5].
« Il y avait aussi hors de la ville un magnifique faubourg. Mais la derniĂšre guerre a ruinĂ© complĂštement les maisons extĂ©rieures et fort endommagĂ© celles de la ville elle-mĂȘme. [...] Calvi est situĂ© sur une Ă©minence dont la forme ressemble Ă une balle ronde, et sur le bord de la mer qui l'entoure aux deux tiers. Il y a plusieurs annĂ©es, l'Office de S. Georges y a fait bĂątir une trĂšs belle forteresse, laquelle a coĂ»tĂ©, au dire de quelques-uns, plus de soixante mille livres de GĂȘnes ; mais cette forteresse avait moins de soliditĂ© que d'apparence ; aussi a-t-on, de nos jours, entourĂ© la ville entiĂšre de solides murailles et de gros bastions, comme c'est l'usage aujourd'hui. Les derniĂšres guerres ont dĂ©montrĂ© combien les GĂ©nois Ă©taient sages en prenant ces mesures. La forteresse a encore un dĂ©savantage ; elle est dominĂ©e par une hauteur appelĂ©e le Mozzello, et Calvi a eu souvent fort Ă souffrir de cet inconvĂ©nient »
â Agostino Giustiniani in Histoire de la Corse - Description de la Corse p. 21.
Longtemps la ville de Calvi se partageait en deux quartiers : la Haute ville (la Citadelle), et la Basse ville.
Depuis la fin du XXe siĂšcle, le centre vital de la ville s'est dĂ©placĂ© vers sa sortie sud. Entre deux supermarchĂ©s existants, se sont créés de nombreux commerces et services en rez-de-chaussĂ©e de nouveaux immeubles d'habitations. Une banque y a mĂȘme transfĂ©rĂ© son agence qui Ă©tait auparavant dans la Basse ville. Le visage de la citĂ© est en train de changer. Ville fleurie (3 fleurs), Calvi se dĂ©veloppe actuellement vers l'est. De nombreuses villas voient le jour dans le quartier de Pietramaggiore, un grand lotissement a Ă©tĂ© créé Ă Campu Lungu face Ă la zone artisanale, un grand complexe sportif avec piscine a Ă©tĂ© construit Ă l'intersection des routes D 151 et D 451, etc.
En 2015 a été lancé le projet de requalification urbaine de « l'entrée de ville », sur un vaste territoire de part et d'autre de la N 197, entre la station Total et la gare (espace sur lequel est actuellement installé le supermarché Super U d'un cÎté, et un terrain en terre battue servant de parking). Logements, espaces publics, équipements et déplacement de la gare sont au programme.
Dans la plaine de la Figarella, entre mer et montagnes, se situe l'aĂ©roport de Calvi-Sainte-Catherine (Santa Catalina). Ă noter que l'extrĂ©mitĂ© mĂ©ridionale de l'aĂ©rodrome oĂč se trouve l'aĂ©ro-club, se situe sur la commune de Calenzana.
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnĂ©es europĂ©enne dâoccupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquĂ©e par l'importance des forĂȘts et milieux semi-naturels (64,2 % en 2018), nĂ©anmoins en diminution par rapport Ă 1990 (67,9 %). La rĂ©partition dĂ©taillĂ©e en 2018 est la suivante : milieux Ă vĂ©gĂ©tation arbustive et/ou herbacĂ©e (59,4 %), zones urbanisĂ©es (11,5 %), zones agricoles hĂ©tĂ©rogĂšnes (7,5 %), zones industrielles ou commerciales et rĂ©seaux de communication (5,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de vĂ©gĂ©tation (4,8 %), cultures permanentes (4,6 %), terres arables (2,2 %), prairies (2,1 %), espaces verts artificialisĂ©s, non agricoles (1,8 %), eaux maritimes (0,6 %)[19]. L'Ă©volution de lâoccupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut ĂȘtre observĂ©e sur les diffĂ©rentes reprĂ©sentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siĂšcle), la carte d'Ă©tat-major (1820-1866) et les cartes ou photos aĂ©riennes de l'IGN pour la pĂ©riode actuelle (1950 Ă aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom corse de la commune est Calvi /Ëkalbi/. L'origine du nom se voit dans l'Ă©limination des couches superficielles des granites, ce phĂ©nomĂšne gĂ©ologique donnant Ă son littoral un aspect rappelant la calvitie : du latin calvus.
Histoire
[modifier | modifier le code]Préhistoire
[modifier | modifier le code]Les fouilles archĂ©ologiques, conduites le long du cordon littoral et dans lâarriĂšre-pays, montrent que la baie fut occupĂ©e dĂšs lâĂ©poque nĂ©olithique (5 000 Ă 2 500 ans av. J.-C.). Les vestiges dĂ©couverts indiquent les principales localisations : la plage de lâAlga, Raccu, la presquâĂźle de la Revellata pour le bord de mer, et plus en retrait, le plateau de la Serra et la Grotta Agnellu, les deux sites les plus importants de la prĂ©histoire de la ville.
Dans son ouvrage La Corse dans l'AntiquitĂ© et le Haut Moyen Ăge, l'historien Xavier Poli s'est penchĂ© sur la pĂ©riode des origines de la Corse Ă l'expulsion des Sarrasins au XIIe siĂšcle qu'il dit avoir Ă©tĂ© particuliĂšrement nĂ©gligĂ©e. De l'auteur : « L'Ătat territorial de la Corse ancienne a Ă©tĂ© constituĂ© par quatre groupes ethniques : les hommes des monuments mĂ©galithiques, les Libyens ou IbĂšres, les Ligures et les Colons.... Les Ligures se sont introduits en Corse par le nord. Il est Ă prĂ©sumer qu'ils ont conquis l'arrondissement de Calvi sur les hommes des dolmens et la partie de la cĂŽte orientale, au nord du Fiumorbo, sur les Corsi. »[20]
Antiquité
[modifier | modifier le code]Avec lâEmpire romain, la paix favorise les Ă©changes entre les citĂ©s maritimes. Abri pour les flottes marchandes, Calvi devient aussi une base stratĂ©gique. La citĂ© compte alors quatorze centuries, divisions militaires et politiques de cent hommes, commandĂ©es par des vĂ©tĂ©rans. Lâurbanisation de la ville sâadapte au dĂ©veloppement, nĂ©cessitant la nomination dâun praeses, autrement dit un prĂ©fet, pour son administration. DĂšs lors, rien de surprenant quâau IIe siĂšcle de l'Ăšre chrĂ©tienne, le gĂ©ographe alexandrin PtolĂ©mĂ©e (90-168) dĂ©signe Calvi comme « le port le plus cĂ©lĂšbre de lâĂźle ».
Sur ses cartes, le gĂ©ographe mentionne le nom « CĂŠsiĂŠ littus », qui est identifiĂ© Ă la plaine du golfe de Calvi par les historiens, et celui de « CĂŠsiÊ » est Ă identifier avec la plage du golfe de Calvi[21]. De mĂȘme, le nom « Palania » (variante « Palanta ») aux coordonnĂ©es 30° 20' long. 40° 45' lat. est aujourd'hui la Balagne.
Moyen Ăge
[modifier | modifier le code]Du rĂ©cit de Giovanni della Grossa, on retient cette fiction romanesque[18] : Ă l'endroit oĂč est aujourd'hui Calvi, existait Cordovella, une ville fortifiĂ©e. Y ont dĂ©barquĂ© Ă l'Ă©poque des Sarrasins, Ali, un missionnaire de l'islam, et Lanzancissa, un guerrier redoutable, envoyĂ©s pour amener les Corses Ă embrasser la nouvelle religion musulmane. Vainqueur d'un duel contre Maurizio Torquato, reprĂ©sentant de Callisto, Ă©vĂȘque d'AlĂ©ria, et de Marino consul et gouverneur romain en Corse, et aprĂšs le dĂ©part de ce dernier, Lanzancissa est proclamĂ© roi de Corse, dans une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale tenue Ă Corte. « Ali et Lanzancissa [...] convertissent en peu de temps tous les insulaires Ă la religion de Mahomet. »
DĂšs 1161, GĂȘnes prend possession de plusieurs places fortes de l'Ăźle dont Calvi et Bonifacio, et grĂące Ă des familles ligures installĂ©es lĂ depuis le XIIe siĂšcle, contrĂŽle le commerce au moins dans le sud de la Corse et dans le Cap[22].
Au XIIIe siÚcle, l'ordre franciscain aborde l'ßle : Bonifacio (1215), Nonza (1236), Biguglia (1236) et sur la punta San Francescu à Calvi (1213-1215)[23],[24].
Au cours de la deuxiĂšme moitiĂ© du XIIIe siĂšcle, une guerre entre seigneurs amena l'Ă©dification de la Haute ville. En 1278, Calvi se confĂ©dĂšre avec GĂȘnes. Sa fidĂ©litĂ© sera constante. En 1284, par une victoire navale devant l'Ăźlot de la Meloria, les GĂ©nois mettent fin Ă la puissance navale et politique des Pisans. Les uns aprĂšs les autres, les seigneurs corses rendent foi et hommage Ă la rĂ©publique de GĂȘnes ; mais en 1297, Boniface VIII met un terme Ă cet assujettissement en accordant l'investiture de l'Ăźle au roi d'Aragon.
Parmi les 26 actes que comporte un Liber Iurium[Note 6], un a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© le 15 juillet 1286 Ă ce qui est aujourd'hui nommĂ© L'Ăle-Rousse, par lequel Rollandino de Laccio s'engage auprĂšs de Niccolino Zaccaria et Niccolino Peratio Ă conserver sa forteresse de Sant' Angelo de Balagne au nom de la commune de GĂȘnes, et un autre dressĂ© Ă GĂȘnes le 7 fĂ©vrier 1294 par lequel Oberto Doria vend Ă la commune de GĂȘnes le chĂąteau de Calvi[22].
En 1298, la cité est reconstruite par Giovanninello de Loreto[Note 7], allié des Génois.
Plusieurs documents rédigés en 1370 à Calvi (registres de gabelle, contrats de vente de marchandises ou de location de navires à but commercial, plaintes ou autorisations de représailles contre des Corses ayant attaqué et spolié des commerçants) sont retrouvés à l'Archivio di Stato di Genova et publiés par F. Molard en 1875[22].
AprÚs un bref passage sous la domination du roi Alphonse V d'Aragon, qui prend la ville aprÚs l'avoir assiégée[25] en 1420[26], Calvi passe en 1453 sous le contrÎle de l'Office de Saint Georges qui l'entoure de solides murailles d'une citadelle, notamment pour se protéger d'éventuelles attaques de Pise. Calvi est, avec Bonifacio, Bastia et Ajaccio l'un des 4 "présides"[Note 8] génois chargés de surveiller la population ainsi que les routes maritimes[27].
Du Moyen Ăge aux Temps modernes, Calvi a Ă©tĂ© une ville refuge d'une piaghja (plaine) rĂ©pulsive au sud, dĂ©sertĂ©e jusqu'au Vicolais[Note 9]. Durant la deuxiĂšme moitiĂ© du XVe siĂšcle et au cours du XVe siĂšcle les phĂ©nomĂšnes de cette dĂ©sertification sont bien connus : poussĂ©es de la malaria, ravages dus aux guerres intestines de caractĂšre fĂ©odal ou de celles opposant les derniers grands fĂ©odaux Ă la puissance gĂ©noise qui pratiqua la terre brĂ»lĂ©e et enfin les invasions barbaresques responsables de pillages, destructions et de l'installation d'un climat d'insĂ©curitĂ© dans les zones littorales.
Chronique
[modifier | modifier le code]- 1268 : Sinucello Della Rocca, dit « Giudice della Rocca ou de Cinarca », est maĂźtre de la Corse (exceptĂ© le Cap Corse et Bonifacio) avec l'aide de Pise. Giovanninello de Pietr'Allarretta dans le Nebbio, se rĂ©volta contre lui et, avec l'aide de GĂȘnes et de la marine cap-corsine, porta la guerre en Balagna. AprĂšs une longue lutte entre les deux adversaires, Giovanninello vaincu dut quitter l'Ăźle. Plus tard, ayant fait alliance avec les Da Mare et les Avogarij de Nonza, Giovanninello et ces seigneurs se rĂ©unirent et se fortifiĂšrent tous ensemble dans l'Ăźle de Centuri, d'oĂč ils tenaient tout le pays sous leur obĂ©issance.
- Giudice tenta en vain d'investir l'Ălot de Capense. « Giovanninello... laissa l'Ăźle de Centuri bien approvisionnĂ©e, passa par mer du cĂŽtĂ© de la Balagne et se fortifia sur la colline oĂč est aujourd'hui Calvi, laquelle Ă©tait alors sans aucune habitation. »[28]. Il y Ă©difia une citadelle prĂšs des ruines de l'antique citĂ© Ă©piscopale romaine ravagĂ©e par un raid sarrasin au VIIIe siĂšcle[29]. Banchero, podestat de Bastia au XVIIe siĂšcle, fixe la fondation de Calvi Ă l'an 1276[28].
- Apprenant la nouvelle, Giudice laissant deux cents hommes devant l'Ăźle de Centuri, partit avec ses troupes du cĂŽtĂ© de Calvi. Beaucoup d'escarmouches firent de nombreux morts des deux cĂŽtĂ©s. MalgrĂ© un siĂšge de plusieurs jours, Giudice ne put s'emparer de la ville et repartit Ă Centuri oĂč les assiĂ©gĂ©s de Capense avaient rĂ©ussi Ă dĂ©barquer et Ă©taient partis conquĂ©rir le pays. Giovanninello partit Ă©galement pour aller secourir ses alliĂ©s, et Calvi resta ainsi aux Avogarij de Nonza.
« Les Avogarij peuplÚrent cet endroit d'hommes venus presque tous des environs, et il resta pendant quelque temps sous leur autorité. Mais avec le temps, les habitants de Calvi se révoltÚrent, et il y eut une grande guerre entre eux, qui voulaient affranchir leur pays, et les Avogarij, qui voulaient le reconquérir. à la fin, les Avogarij furent obligés de se retirer honteusement. »
â AbbĂ© Letteron in Calvi - Franchises et immunitĂ©s accordĂ©es Ă cette ville, p. 486
- 1278 - 16 mai, un dĂ©cret des dirigeants Oberto Spinola « Capitaneus » et Oberto d'Oria (ou Doria) « Domini », accorde aux habitants de Calvi les mĂȘmes droits qu'Ă ceux de Bonifacio, c'est-Ă -dire qui les exempte du paiement des impĂŽts de toute sorte.
- 1284 - Par acte rĂ©digĂ© le 2 fĂ©vrier, Oberto Doria cĂ©dait pour 7 000 livres la ville de Calvi Ă Bonanato de Facio, reprĂ©sentant de la Commune de GĂȘnes. Giacomo d'Oria, qui avait aussi quelques droits sur Calvi, consentit Ă la cession faite par Oberto[28]. Craignant que leurs droits ne soient pas reconnus par les employĂ©s du fisc, les Calvais envoyĂšrent Ă GĂȘnes deux reprĂ©sentants, Pietro de Romanecio et Bertola de Garesio. La confirmation de leurs immunitĂ©s leur fut accordĂ©e le 27 mai 1284.
- 1357 - RĂ©union de la Corse Ă GĂȘnes - Leonardo da Montaldo, diplomate, fut chargĂ© de ramener Ă la RĂ©publique les communes qui s'Ă©taient sĂ©parĂ©es d'elle au cours des hostilitĂ©s avec Venise. En Corse, il procĂ©da discrĂštement et reçut Ă Calvi, au nom de la Commune, le serment de fidĂ©litĂ© prononcĂ© par les chefs au nom du peuple corse. On envoya alors en Corse des troupes qui occupĂšrent quelques forteresses.
- 1358 - Avec une révolte populaire dirigée par Sambucucciu d'Alandu qui chasse de leurs fiefs les seigneurs remplacés par des Caporali, naßt une Confédération de la Terra del Comune (entre Calvi, Miomo, Solenzara) opposée au Cap Corse et à la Terra dei Signori (Corse-du-Sud).
- 1372 - Revendiquant ses droits sur la Corse, l'Aragon aide Arrigo Della Rocca, descendant de Giudice, comte de Corse. GĂȘnes qui n'a plus que Calvi et Bonifacio, infĂ©ode l'Ăźle Ă des gentilshommes gĂ©nois.
- 1420 - Vers la fin de l'année, le roi Alphonse V d'Aragon arme une flotte importante et se rend en Sardaigne. Accueilli en souverain à Sassari, il fait voile aussitÎt pour la Corse, et reçoit à son débarquement les hommages des principaux chefs. Vincentello d'Istria prend Bastia grùce à Manfred de Gentile, seigneur de Nonza, mais échoue à Bonifacio et ne peut conserver longtemps Calvi.
« Calvi et Bonifacio, dont les populations Ă©taient gĂ©noises, s'Ă©taient prĂ©parĂ©es Ă la rĂ©sistance ; cependant les Aragonais entrĂšrent dans Calvi presque sans coup fĂ©rir, grĂące Ă la trahison d'un habitant, Giacopo-Pietro da Montelupo qui leur en ouvrit les portes pendant la nuit. La ville ainsi occupĂ©e, presque sans protestation de la part de sa population pacifique de pĂȘcheurs et de marchands, le roi distribua aux notables quelques faveurs et partit pour Bonifacio, ne laissant, pour garder la place, que soixante Catalans sous la conduite du capitaine Juan de Liñan. Grave imprudence, car les Calvais, privĂ©s de communications avec GĂȘnes, principal dĂ©bouchĂ© de leur commerce, et peut-ĂȘtre incommodĂ©s par la prĂ©sence des soudards catalans, s'avisĂšrent d'un stratagĂšme pour s'en dĂ©barrasser. Un navire chargĂ© de marchandises avait jetĂ© l'ancre au cap Saint'Ambrogio, Ă quatre milles de Calvi : ils firent miroiter aux yeux des soldats les avantages d'une prise facile, et dĂ©cidĂšrent une partie de la garnison Ă courir sus au butin. Ce piĂšge grossier rĂ©ussit ; la garde de la citadelle rĂ©duite de moitiĂ©, ne put rĂ©sister aux menaces de la population armĂ©e contre elle, et le capitaine Liñan s'estima heureux de pouvoir embarquer tous ses hommes Ă destination de Bonifacio. Ainsi, fait peut-ĂȘtre unique dans l'histoire, la prise d'une ville et sa dĂ©livrance s'effectuĂšrent presque sans effusion de sang. Quant Ă Montelupo, une dĂ©libĂ©ration des habitants de Calvi rĂ©unis dans l'Ă©glise San-Giovanni le 14 aoĂ»t 1421, le dĂ©clara traĂźtre Ă sa patrie, indigne d'habiter, de possĂ©der ou de nĂ©gocier Ă Calvi. Ses biens furent confisquĂ©s et le prix de leur vente affectĂ© Ă l'acquisition d'armes, de cuirasses et de munitions pour la dĂ©fense de la ville. C'est Ă partir de ce moment, dit-on, que Calvi ajouta en exergue Ă la croix de GĂȘnes qu'elle portait dans ses armoiries la devise « Civitas Calvi semper fidelis » »[30].
- 1432 - Le gouvernement génois, par un oubli inexplicable, méconnut les franchises de Calvi. Dans un nouveau tarif réglant les droits à payer pour l'importation des vins, il n'était pas tenu compte des immunités dont les habitants de Calvi avaient joui jusque-là . De plus, la gabelle des vins avait été affermée à la Banque (Office) de Saint Georges aux conditions fixées par le nouveau rÚglement. Les habitants de Calvi chargÚrent alors Santini de Casanova, comme syndic de la Commune, de présenter leurs plaintes au gouvernement génois lequel fit droit à ces plaintes. Toutefois ne seront reconnus comme vins provenant de Calvi que ceux qui seront accompagnés d'un certificat du Podestat et des Anciens.
- 1453 - Pietro-Battista D'Oria commissaire de l'Office de Saint Georges dĂ©barque Ă Saint-Florent dont il s'empare aprĂšs un siĂšge. Il prend peu aprĂšs Calvi et Bonifacio. Antonio Spinola, l'un des meilleurs officiers de la RĂ©publique de GĂȘnes est envoyĂ© par l'Office. Avec l'aide de Vincentello d'Istria, il ravage la campagne, depuis les rives du Golo jusqu'Ă Calvi, et livre aux flammes plusieurs villages.
- 1464 - Lorsque la Corse passa sous l'autorité du duc de Milan, la ville de Calvi n'oublia pas de faire confirmer ses franchises par son nouveau maßtre, Francesco Sforza.
- 1475 - Les Calvais demandent au Duc de Milan que tous ses officiers puissent contraindre Vincentello de Canari qui occupe la forteresse de l'Argaiola, Ă restituer Ă la Commune de Calvi tout ce qu'il lui a enlevĂ© ou fait payer indĂ»ment. Il leur est rĂ©pondu que des instructions nĂ©cessaires au vice-gouverneur Ă GĂȘnes et Ă Vincentello seront Ă©crites.
- 1483 - La Corse repassait sous la domination de Saint Georges. En 1484, les Calvais demandÚrent aux Protecteurs de confirmer toutes les franchises qui leur avaient été accordées par la Commune de GÚnes. Il leur est répondu qu'ils conservent toutes les franchises dont ils jouissaient sous l'ancien gouvernement de Saint Georges.
- Vers 1520, Calvi Ă©tait lâune des principales places de Corse. Elle comptait environ 3 500 habitants. La citĂ© fut la rĂ©sidence du gouverneur gĂ©nois de Corse de 1544 Ă 1548[31] puis de 1652 Ă 1659.
- 1522 - Les Calvais sont exemptés d'une nouvelle imposition qui sont les droits d'entrée de trois sous par meteta de vin.
- 1534 - Ă partir de cette annĂ©e, la quantitĂ© de vin exportĂ©e par les habitants de Calvi parait avoir diminuĂ© rapidement. Environ cent ans plus tard, Banchero Ă©crivait que les Calvais ne rĂ©coltaient plus assez de vin pour eux-mĂȘmes et que la plus grande partie des habitants Ă©taient obligĂ©s de boire de l'eau. « Vino anticamente se ne raccoglieya in quantitĂ e bastava non solo per la provisione della terra, ma se ne imbarcava per terra ferma, come si legge nel libro delle immunitĂ dell'Officio di S. Giorgio registrato sotto l'anno 1534; ora non fa vino che basti per il loco, e pure la maggior parte degli abitanti beve acqua per la povertĂ . - Banchero »
Les Français s'allient aux Turcs et combattent les Génois. L'armée française est sous les ordres du baron de la Garde, et la flotte turque commandée par Dragut. L'Office s'empresse de renforcer les garnisons de Saint-Florent, de Bonifacio et de Calvi, et d'envoyer dans l'ßle des munitions, de l'artillerie et des vivres.
- 1544- Calvi accueille le gouverneur génois qui a dû quitter Bastia. La gouverneur retourne à Bastia en 1548.
- 1553 - Les Génois sont défaits. Calvi seule, résiste encore.
La Banque réunit d'importantes forces : vingt-six galÚres sont armées, l'empereur fournit 12 000 hommes de pied et 500 cavaliers, le duc de Toscane, Cosme de Médicis, alors allié de Charles-Quint, envoie 3 000 soldats renforcés de 2 000 Milanais. « Le vieil amiral, André Doria, reçut le commandement de toutes ces troupes le 10 novembre 1553. Il fit lever le siÚge de Calvi, s'empara de Bastia et vint bloquer Saint-Florent que défendait le mestre de camp Giordan Orsini (Jourdan des Ursins). » - Colonna De Cesari-Rocca[30].
La trĂȘve de Vaucelles n'empĂȘche pas les GĂ©nois d'occuper temporairement certains points stratĂ©giques.
- 1558 - GĂȘnes n'a plus que Bastia et Calvi.
- 1559 - Le traitĂ© de Cateau-CambrĂ©sis rend la Corse Ă GĂȘnes alliĂ©e de Charles Quint.
- 1561 - Les vieilles franchises de Calvi sont ouvertement mĂ©connues ; les promesses que les Protecteurs de Saint Georges firent Ă ses habitants ne furent pas tenues davantage. NĂ©anmoins, la fidĂ©litĂ© des Calvais ne s'est jamais dĂ©mentie, et en 1652 la RĂ©publique de GĂȘnes, pour reconnaĂźtre leur dĂ©vouement, les autorisait Ă mettre au-dessus de la porte de leur ville une pierre avec cette inscription : CIVITAS CALVI SEMPER FIDELIS[28].
- 1567 - La rocca, c'est-à -dire la tour de Calvi, qui servait de poudriÚre, est frappée par la foudre. Le feu est mis aux munitions. Il s'ensuit une grande explosion, la tour est rasée jusqu'en ses fondements et trente-cinq maisons du voisinage sont ruinées. 132 personnes sont tuées[32].1652-

Au XVIIIe siÚcle, la cité abritée derriÚre ses remparts, était défendue par trois fortifications disposées autour de la baie[33] : - la tour de Spano, tour ronde de guet placée à l'est de la baie de Calvi ; - un peu plus au sud, le fortin de Caldanu[Note 10],[34] tour carrée ruinée ;- une tour de garde cÎtiÚre disparue, au fond de la baie, à Champeau, qui devait se situer prÚs de l'embouchure du fiume Seccu[35].
- 1652 - Le gouverneur génois de la Corse s'installe une seconde fois à Calvi avant de rejoindre Bastia en 1659.
Temps modernes
[modifier | modifier le code]Calvi, lâune des principales places de Corse au dĂ©but du XVIe siĂšcle, a Ă©tĂ© la rĂ©sidence du gouverneur gĂ©nois de 1544 Ă 1548 et plus tard, de 1652 Ă 1659[36].
Au milieu du XVIe siÚcle, d'importants travaux sont réalisés à la citadelle sous la conduite de Gieronimo Levento.
Au XVIe siĂšcle, aprĂšs la mort de Rinuccio Della Rocca, dernier seigneur souverain de la Rocca, toute l'Ăźle passe sous le pouvoir direct de GĂȘnes et son administration. La justice est rendue par le gouverneur et par d'autres fonctionnaires, au nombre variable suivant les Ă©poques, portant le titre de commissaire ou de lieutenant. Dans une certaine mesure, les Calvais pouvaient concourir Ă l'administration de la justice : « le commissaire que la RĂ©publique envoyait Ă Calvi Ă©tait assistĂ©, en matiĂšre civile, de trois « consuls » tirĂ©s au sort pĂ©riodiquement (tous les six mois, puis tous les trois mois) dans une liste â un bussolo â de trente-six membres Ă©lus par les Calvais eux-mĂȘmes. Le tribunal n'Ă©tait composĂ© de la sorte que pour les procĂšs entre Calvais, et mĂȘme les consuls jugeaient seuls et sans l'assistance du commissaire les procĂšs champĂȘtres ; pour les causes dans lesquelles intervenaient des gens Ă©trangers Ă Calvi, le commissaire jugeait seul » - Colonna De Cesari-Rocca[37].
La ville est assiĂ©gĂ©e en 1553, puis en 1555, de Thermes manĆuvre pour que les Calvais livrent leur ville aux Français. La colline Mozzelo qui domine la forteresse de Calvi[38], est occupĂ©e par le condottiere Sampiero Corso avec une foule de Corses qui l'avaient suivi[39]. Les assiĂ©geants finissent par lever le siĂšge[40].
Pour marquer la fidélité de la ville, les Génois lui attribuent alors la devise « Civitas Calvi Semper Fidelis » qui figure sur le fronton d'entrée de la citadelle.
Le , au dĂ©but de la Grande RĂ©volte des Corses contre GĂȘnes[41] qui dura de 1729 Ă 1769 et dont la cause majeure Ă©tait l'augmentation constante des impositions au grĂ© des officiers et fonctionnaires gĂ©nois successifs, le gouverneur Felice Pinelli dans sa premiĂšre annĂ©e de son mandat, visite Calvi. En 1731, Agostino Giustiniani, Ă©vĂȘque de Sagone se rĂ©fugie Ă Calvi. DĂ©but juin 1731, Calvi est assiĂ©gĂ©e par des forces corses conduites le piuvanu d'Apieto Fabianu Paganelli.
, le colonel de Vins, Ă la tĂȘte de nouvelles troupes allemandes venues remplacer celles commandĂ©es par le baron de Wachtendonck, dĂ©barque Ă Calvi venant de Bastia avec 600 soldats d'Ă©lite. De Vins, qui tente d'occuper Calenzana, village voisin, y subit une lourde dĂ©faite le 14 janvier. Le , Ă la suite d'un accord entre Vienne et GĂȘnes pour l'envoi de nouvelles troupes en Corse, le prince de Wurtemberg arrive Ă Calvi. Les forces allemandes dans l'Ăźle, en tout 11 000 hommes, seront placĂ©es sous son commandement, assistĂ© du prince de Kulmbach, gĂ©nĂ©ral de bataille, et du comte de Schmettau, gĂ©nĂ©ral d'artillerie. Le , il publiera un Ă©dit Ă Calvi, accordant cinq jours aux Corses pour rentrer dans l'obĂ©issance de la RĂ©publique.
En , Calvi, Lumio, Calenzana et Algajola sont aux mains des GĂ©nois, le reste de la Balagne aux Nationaux. Calvi servira de camp de base aux troupes françaises envoyĂ©es aider GĂȘnes et rĂ©tablir une situation prĂ©occupante, avec promesse de laisser six bataillons en Corse, Ă condition qu'ils soient installĂ©s dans une place sĂ»re comme Calvi ou Ajaccio. GĂȘnes n'accepta pas de confier des places fortes aux Français. Le 6 septembre 1741 les derniĂšres troupes françaises quittent Calvi pour Antibes.
En 1738, le comte de Maillebois qui succĂšde Ă M. de Boissieux (Louis de FrĂ©tat, comte de Boissieux) Ă la tĂȘte des troupes françaises de Corse, se hĂąte de proclamer que la pacification Ă©tait achevĂ©e. Il leva un rĂ©giment spĂ©cialement composĂ© d'insulaires, auquel on donna le nom de Royal-Corse. Il s'enferma dans Calvi, et admira la fertilitĂ© et l'heureuse situation de la Balagne voisine.
En 1756 les gĂ©nois construisent, sur la colline dominant la ville et la citadelle, le fort Mozzelo (actuelle caserne Maillebois[42]). Le traitĂ© de CompiĂšgne signĂ© avec GĂȘnes autorise la France Ă occuper Calvi, Ajaccio et Saint-Florent durant 4 ans.
à la suite du second traité de CompiÚgne en 1764, la France occupe durant 4 ans, en plus des 3 villes précédentes : Bastia, Algajola et Bonifacio.
En 1768, le traité de Versailles confie l'administration de la Corse à la France. Vers 1769, le Préside de Calvi et son bourg ne comptait plus que 1 062 habitants[43].
En 1794 Pascal Paoli, alliĂ© des Anglais, tente de prendre la ville. Dans la nuit du 13 au , lors du siĂšge de Calvi menĂ© par l'amiral Nelson, le fort Mozzelo est pris par les Anglais. De cette colline, un dĂ©luge de 8 500 boulets sâabat sur la ville !
En 1815 plusieurs prélats sont enfermés dans la citadelle de Calvi, et pendant plusieurs mois, mis au pain et à l'eau, pour refus de serment[44].

Entre 1843 et 1845, le capitaine du Génie Esmenard bùtit le fort de la Torretta proche du fort Mozzelo et au nord-ouest de celui-ci. Il est baptisé fort Charlet au XIXe siÚcle[45].
Laurent Giubega, parrain de NapolĂ©on, se rĂ©fugia ainsi Ă Calvi, alors que la ville s'Ă©tait faite fidĂšle aux Français, pendant deux mois de mai Ă car il avait Ă©tĂ© chassĂ© d'Ajaccio par les Paolistes. Calvi rĂ©sista Ă un siĂšge de deux mois contre Pascal Paoli et ses alliĂ©s Anglais en 1794. Le capitaine de vaisseau Horacio Nelson[46] y perdit un Ćil lors de ce siĂšge de la citadelle de Calvi. Pour plus de dĂ©tails, voir le siĂšge de Calvi (1794). AprĂšs avoir rĂ©sistĂ© aux Anglais, Calvi passa quand mĂȘme sous tutelle britannique pendant deux ans. Redevenue française, Calvi restera une forteresse militaire de 1938 Ă la libĂ©ration.
Ăpoque contemporaine
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Dans la nuit du 15 au 16 août 1918, au large de Calvi, le vapeur Balkan, courrier de Corse, est torpillé, causant la mort et la disparition d'environ 400 civils et militaires. Un mémorial a été érigé le 11 novembre 1999 sur la Route de Porto (D 81 b), à la sortie de la ville.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Calvi est un lieu important de la résistance corse à l'occupant fasciste. Les premiers agents (Toussaint Griffi et Laurent Preziosi) de la mission secrÚte Pearl Harbour, débarqués par le sous-marin Casabianca le 14 décembre avec Pierre Griffi et Roger de Saule, dans la région de Piana, prennent contact avec les premiers responsables calvais, les frÚres Dominique et Roch Spinosi. Ceux-ci approuvent l'organisation du réseau de résistance corse en vue d'un débarquement français. Ils prennent en charge les agents pendant une semaine et leur permettent d'obtenir les renseignements les plus précieux. Ils seront ainsi chargés de l'organisation clandestine dans leur secteur et assumeront cette responsabilité jusqu'à l'insurrection armée et la libération totale de la Corse le 4 octobre 1943. La Corse est le premier département français libéré le 9 septembre 1943. Les Alliés organisent de nombreux terrains d'aviation sur l'ßle qui joue un rÎle non négligeable dans le théùtre d'opérations méditerranéen. L'US Air Force installe 17 bases aériennes en Corse[47] : transformée en un porte-avions immobile au beau milieu de la Méditerranée occidentale, l'ßle y gagne le surnom d'USS Corsica[48], dont une à Calvi[Note 11]. Son port est utilisé lors du débarquement en Provence, le 15 août 1944.
La municipalité revendique la naissance de Christophe Colomb à Calvi. Des panneaux le signalent à chaque entrée de la ville. Une stÚle a été érigée à la base des remparts de la citadelle. Aucun élément historique ne vient cependant confirmer cette hypothÚse réfutée[49],[50].
Depuis 1967, la ville accueille en garnison le 2e régiment étranger de parachutistes et, depuis 2010, le groupement de soutien de la base de défense de Calvi.
Face à la citadelle sont d'autres fortifications :
- le fort Mozzelo et ses dépendances, construit en 1756 et désaffecté depuis longtemps. Il a été acquis en 2007 par la municipalité. Actuellement, le Centre d'ethnographie et de recherche métallurgique (CERM) s'est installé dans ses locaux ;
- le fort Charlet abrite depuis la fin de l'année 2013, le Centre de conservation préventive des objets mobiliers de Corse. Au cours du temps, il avait eu diverses affectations ; derniÚrement, il accueillait les services techniques de la mairie.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Résultat des derniÚres élections de mars 2008 :
- Liste Unis pour Calvi (UMP) conduite par Ange Santini : 72 %,
- Liste Calvi autrement (Nationaliste/Divers gauche) conduite par Stéphane Serra : 27 %.
Répartition des siÚges :
- Nombre de siÚges à pourvoir : 27
- Unis pour Calvi : 24 siÚges
- Calvi autrement : 3 siÚges
- Calvi est une sous-prĂ©fecture du dĂ©partement de la Haute-Corse. On y trouve les principales administrations d'Ă©tat, les subdivisions de l'EDF et de l'Ăquipement, une compagnie de gendarmerie, une Antenne MĂ©dicale d'Urgence SMUR, une capitainerie du port de plaisance, des services financiers, deux moyennes surfaces commerciales pour ne citer que les services les plus importants. La gestion du port de commerce est communale.
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'Ă©volution du nombre d'habitants est connue Ă travers les recensements de la population effectuĂ©s dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquĂȘte de recensement portant sur toute la population est rĂ©alisĂ©e tous les cinq ans, les populations de rĂ©fĂ©rence des annĂ©es intermĂ©diaires Ă©tant quant Ă elles estimĂ©es par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en 2004[55].
En 2023, la commune comptait 5 788 habitants[Note 12], en évolution de +4,12 % par rapport à 2017 (Haute-Corse : +5,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Une forte augmentation de la population est remarquée durant la période estivale.
Dialecte
[modifier | modifier le code]Le calvais encore parlĂ© par quelques habitants de Calvi est une forme dialectale du corse, rĂ©sultat de la superposition du latin, du toscan, du gĂ©nois, des diffĂ©rents dialectes de la Balagne voisine. Contrairement aux Bonifaciens, les Calvais ne parlent pas un dialecte ligure, mĂȘme si l'on trouve des traces gĂ©noises dans leur langue, comme dans de nombreux dialectes insulaires, surtout au niveau du lexique.
Enseignement
[modifier | modifier le code]STARESO
[modifier | modifier le code]
Située à la pointe de la Revellata, cette base scientifique de renommée internationale, fondée par l'université de LiÚge en 1971 et axée sur l'étude du milieu marin, accueille en permanence des chercheurs et propose ponctuellement des séjours à des non-scientifiques[58].
Construite en pierres de granit, STARESO figure parmi les plus belles réalisations de l'architecte belge Claude Strebelle.
Enseignement public
[modifier | modifier le code]- CollÚge : collÚge Jean-Félix-Orabona, (Cullegiu Ghjuvan-Felice Orabona), quartier Donateo[59]
- ĂlĂ©mentaire : Ă©coles Loviconi et Bariani, rue Albert-Ier
- Maternelle : écoles Santore et Cardellu
Le lycée le plus proche (Lycée de Balagne) se situe à L'Ile-Rousse (24 km). Tandis que l'Université de Corse à Corte est distante de 85 km.
Santé
[modifier | modifier le code]Calvi est dotée depuis 2013 du centre hospitalier de Calvi-Balagne, qui est l'ex antenne médicale de Balagne (AMU de Calvi). Pendant longtemps, il existait une antenne médicale d'urgence SMUR. Les plus proches établissements de soins toutes disciplines (hÎpitaux ou cliniques) sont néanmoins sur Bastia.
Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]Semaine pascale
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Ă l'occasion des fĂȘtes de PĂąques, dĂšs le mercredi de la Semaine sainte, de nombreuses communes de Corse organisent des manifestations religieuses.
à Calvi des processions à travers la ville ont lieu le vendredi saint : a cerca le matin à 9 h et a granitula le soir dÚs 21 h 30. Les membres des confréries de Saint-Erasme à la cape (tabbarinu) pourpre et ceux de Saint-Antoine à la cape (tabbarinu) grise défilent deux fois, transportant les uns le corps du Christ allongé et les autres la « Vierge des Douleurs » habillée en noir.
Ă Granitula : Ă l'image du Christ transportant sa croix, des pĂ©nitents encagoulĂ©s refont Ă pieds nus le chemin de croix. Partant de la cathĂ©drale Saint-Jean-Baptiste dans la Haute ville, leur calvaire est long. AccompagnĂ©s des membres des confrĂ©ries de Saint-Erasme et de Saint-Antoine lesquels transportent respectivement le corps du Christ allongĂ© et la Vierge des Douleurs, ils descendent depuis la Citadelle jusqu'Ă l'Ă©glise baroque Sainte-Marie-Majeure dans la Basse ville. Sur le parvis de l'Ă©glise ils tournoient un long moment, entonnant des chants religieux. Ils remontent ensuite Ă la CathĂ©drale pour y dĂ©poser le corps du Christ et la Vierge des Douleurs. Aux fenĂȘtres des rues empruntĂ©es, des milliers de bougies sont allumĂ©es.
FĂȘtes et festivals de mai Ă juillet
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- Festival des Trois cultures en mai.
- Saint Ărasme (A Sant'Eramu) saint patron des pĂȘcheurs et gens de mer, est aussi la fĂȘte patronale de la confrĂ©rie du mĂȘme nom. Chaque annĂ©e au dĂ©but du mois de juin, a lieu une procession Ă travers les rues de la basse ville. Sa statue est portĂ©e par les confrĂšres de Saint-Ărasme et ceux de Saint-Antoine, avant d'ĂȘtre embarquĂ©e sur une barque et aller en mer oĂč une gerbe est jetĂ©e en mĂ©moire de tous les marins disparus.
- Le Calvi Jazz Festival[60] a lieu à Calvi tous les mois de juin depuis 1987. Les festivités commencent tous les soirs, dÚs 18 h à l'amphithéùtre du port de plaisance par des concerts gratuits. Simultanément à l'oratoire Saint-Antoine dans la Citadelle, d'autres concerts sont donnés : polyphonies, a cappella, guitares, saxo, etc. Enfin, en soirée à partir de 21 h, concerts jazz aux remparts, au pied de la Citadelle.
- FĂȘte Nationale : chaque 14-Juillet, un grand feu d'artifice est offert par la ville. Il est tirĂ© Ă partir des quais du port.
- Calvi on the Rocks[61]. Ce festival annuel est un point de rencontre entre les cultures locales et internationales. Il se déroule durant trois soirées de juillet, sur la plage, avec des grands noms de la musique électronique et DJ. On se retrouve plus tard pour des afters dans la citadelle et sur le port.
Festival du Vent - Festiventu
[modifier | modifier le code]Créé en 1992, le Festival du Vent[62], Festiventu, concept original, regroupait Ă l'origine les faiseurs de vent dans tous les domaines : l'art, les sports, la musique, la science, la mĂ©decine, l'humour, le théùtre et l'environnement. Ainsi chaque annĂ©e Calvi se transformait en capitale du vent, investie par des expositions d'Ćuvres d'art Ă©oliennes, des concerts, des confĂ©rences, des colloques, des prĂ©sentations d'objets insolites, des ateliers de crĂ©ations, des animations de rue, des rencontres au parfum de libertĂ©. Depuis quelques annĂ©es ce festival revĂȘt une connotation plus politique[rĂ©f. souhaitĂ©e] et plus Ă©cologique. Chaque annĂ©e, le Festiventu est dĂ©diĂ© Ă une cause nouvelle. Serge Orru a dirigĂ© le festival de 1992 Ă 2006. Carina Orru, son Ă©pouse, lui a succĂ©dĂ© en 2006. Isabelle Autissier en est la marraine.
Cet événement se déroule chaque année, cinq jours durant en fin octobre. Il clÎt la saison touristique à Calvi.
La 22e et derniÚre édition du Festival du Vent a eu lieu du 23 au 27 octobre 2013.
Sports
[modifier | modifier le code]Football
[modifier | modifier le code]Le club de football de la ville est le Football Club Aregno Calvi. Fondé en 1953, il évoluait encore en CFA, groupe « C », jusqu'en fin de championnat 2012-2013. Trois fois vainqueurs la coupe de Corse, le club a cependant renoncé au CFA pour repartir en Promotion d'Honneur « A » du championnat 2013-2014.
Le principal stade de football de la ville est le Stade Faustin Bartoli.
Handball
[modifier | modifier le code]Le club de handball de Calvi est l'association Jeunesse calvaise.
Cyclisme
[modifier | modifier le code]Pour la premiÚre du Tour de France en Corse en 2013, la troisiÚme étape part d'Ajaccio pour rejoindre Calvi sur un parcours principalement montagneux.
Jeu d'échecs
[modifier | modifier le code]Le Balagna Chess Club est le club dâĂ©checs de Calvi et sa rĂ©gion. Depuis 2004, il hĂ©berge l'Open International de Balagne, tournoi annuel, homologuĂ© FIDE et FFE, organisĂ© par la Ligue corse des Ă©checs. Un tournoi spĂ©cialement rĂ©servĂ© aux jeunes est organisĂ© parallĂšlement.
Médias
[modifier | modifier le code]Des scÚnes de films ont été tournées à Calvi :
- The Amazing Race, sĂ©rie amĂ©ricaine rĂ©alisĂ©e par Ălise Doganieri et Bert Van Munster en 2001 (Ă©pisode 8) ;
- Le Fils, film réalisé par Pierre Granier-Deferre en 1972, avec notamment Yves Montand et Marcel Bozzuffi ;
- Les Randonneurs, réalisé par Philippe Harel, en 1998 ;
- Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet en 2004 ;
- Le Grand Bleu, film dramatique franco-italo-américain de Luc Besson en 1988 ; certaines scÚnes ont été tournées dans la baie de Calvi et au large de la Revelatta.[réf. nécessaire]
Culte
[modifier | modifier le code]Calvi compte deux paroisses, relÚvant du diocÚse d'Ajaccio : l'église Saint-Jean-Baptiste et l'église Sainte-Marie-Majeure.
Il existe aussi une église évangélique[63].
Sur Capu di a Veta (703 mÚtres) le plus haut sommet, une croix en fer avait été érigée en 1964 par des membres du Club alpin autrichien (le club est installé à l'entrée de la ville)[64]. Depuis trois autres croix lui ont succédé[65] la derniÚre, pesant 830 kg, ayant été installée en 2012 avec l'aide d'un hélicoptÚre. Au nord, dominant la ville du haut de ses 218 mÚtres d'altitude, ont été bùtis la chapelle Notre-Dame-de-la-Serra et un cimetiÚre.
Vie militaire
[modifier | modifier le code]Stationné au camp Raffalli à Calvi depuis son arrivée de Bou-Sfer (Algérie) en juin 1967, le 2e REP compte 1 100 hommes. De nombreuses familles de légionnaires demeurent sur la commune et dans celles environnantes. Depuis le 1er janvier 2011, le Groupement de soutien de la base de défense de Calvi est également stationné au Camp Raffalli. C'est dire l'importance de la population militaire sur Calvi qui n'a que 5 409 habitants au dernier recensement (2008) et son impact sur l'économie de la microrégion. La présence des militaires représente entre 13 % et 20 % du PIB de la Balagne (source CCI).
Ăconomie
[modifier | modifier le code]Revenus des ménages
[modifier | modifier le code]En 2021, le revenu mĂ©dian par unitĂ© de consommation s'Ă©tablit Ă 20 080 âŹÂ :
Tourisme
[modifier | modifier le code]Située à l'extrémité nord-ouest de l'ßle, face au littoral de la CÎte d'Azur, bénéficiant de conditions climatiques favorables et dans un environnement de toute beauté, la ville de Calvi occupe une position privilégiée en Corse. Calvi est devenue la capitale économique et touristique de la Balagne et la ville est aujourd'hui un des deux pÎles touristiques de la région Corse, l'autre étant Porto-Vecchio.
Port de plaisance
[modifier | modifier le code]Le port de plaisance porte le nom de Xavier Colonna, celui d'un ancien maire de Calvi. La marina peut recevoir des embarcations d'une longueur maximum de 40 mĂštres et d'un tirant dâeau maximum de 6 mĂštres. C'est le plus important port de plaisance de l'Ăźle avec 450 postes Ă quai et 145 places d'escale. Son quai d'honneur a Ă©tĂ© entiĂšrement refait en 2010.
En outre, un mouillage organisé existe dans la baie pour les besoins saisonniers. Il n'est autorisé que sur les bouées de juin à septembre inclus. Hors cette période, le mouillage forain est libre.
Station de secours en mer
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La station SNSM de Calvi était équipée depuis 2011 d'une vedette de 1re classe de 13,30 m pour 4,18 m de large qui était la SNS128 Président Charles Le Meur (qui venait de la station du Havre) et rebaptisée le Notre-Dame de La Serra.
Depuis , la station Calvi-Balagne a réceptionné le SNS062 Patron Marius Oliveri, un canot tous temps plus adaptée aux besoins de la Corse[68], venant de SÚte, mis en service en août 1987. La station se situe en effet entre les deux stations voisines qui sont celles d'Ajaccio et de Saint-Florent ce qui représente 200 km linéaires de cÎtes, c'est la zone la plus étendue de France
Industrie
[modifier | modifier le code]Hormis le tourisme estival, la Balagne (dont Calvi représente la ville principale) dispose de peu, voire pas d'industrie. L'usine de Zilia, qui met en bouteille l'eau de source représente la seule activité industrielle de la microrégion. Toutefois, Calvi a sa zone d'activité au lieu-dit Cantone, sur la route de Calenzana.
Agriculture
[modifier | modifier le code]Viticulture
[modifier | modifier le code]Calvi se trouve sur la Route des Vins (Strada Vinaghjola). La ville a donné son nom aux vins produits en Balagne. AprÚs agrément par l'INAO, ceux-ci portent l'appellation d'origine contrÎlée AOC Corse Calvi. Leur commercialisation se fait essentiellement sur le marché régional.
Le Clos Landry, domaine de 25 hectares fondé en 1900 par Thimothée Landry pÚre du député-maire de Calvi et ancien ministre Adolphe Landry, est exploité depuis quatre générations par la famille Paolini.
Le domaine Balaninu Nobile a disparu en 2007 (vignes arrachĂ©es). Dans le mĂȘme temps, est nĂ© l'Enclos de Anges de Richard Spurr - Chemin de la Signoria.
PĂȘche
[modifier | modifier le code]La pĂȘche, exercĂ©e uniquement Ă la bonne saison en pĂȘche cĂŽtiĂšre est artisanale et n'occupe que quelques bateaux pour la capture des produits dits « nobles » : langouste, liches, dentis, rouget pour l'essentiel. En hiver, un seul patron-pĂȘcheur prend la mer.
Dans le golfe de Calvi, visible depuis le rivage, un parc d'Ă©levage de loup et dorade. Il est exploitĂ© par la Ferme Acquacole Corse (F.A.C.) â siĂšge: Marine de Sant'Ambroggio Ă Lumio.
Ălevage
[modifier | modifier le code]- Volailles du Maquis : élevage en liberté de poulets noir fermiers. L'entreprise livre les grandes surfaces de la région.
- Pastoralisme : le lait de brebis est collecté par la Fromagerie Sisti (Pietroso).
Artisanat d'art
[modifier | modifier le code]- à Fundaria, une fonderie d'art de bronze dans laquelle Patrick Martin crée toute l'année des sculptures, bijoux et armes d'inspiration antique, de la coutellerie artisanale traditionnelle, de table et de cuisine.
- DCampanaGlass, verrerie d'art et galerie d'exposition des Ćuvres de Dominique Campana, artiste-verrier contemporain. SituĂ©e aux pieds de la citadelle dans la montĂ©e du port.
- Coutellerie de style méditerranéen et traditionnel Corse de Pol Demongeot installé au Fort Mozzello. Y sont fabriquées et créées des piÚces uniques. Dans son atelier, les lames de couteaux sont forgés essentiellement en acier feuilleté dit « damas ». Les manches sont en buis et cornes sculptés.
- Atraverre, Virginie Torrelli, artisan verrier, fabrique des objets en verre avec la méthode du fusing : plats, assiettes, trophées, lampes, bijoux, etc.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Monument aux morts en haut de la Montée du port (Cullata di Pardina), en bout du boulevard Wilson.
La ville
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Jadis regroupĂ©e dans deux quartiers, Basse ville et Haute ville, la citĂ© de Calvi voit son centre vital se dĂ©placer vers sa sortie orientale oĂč de nombreux commerces du centre-ville se sont dĂ©placĂ©s et d'autres créés.

Dans la basse ville la principale artÚre est le boulevard Wilson, prolongement de la RN 197 depuis la place de la Porteuse d'Eau jusqu'à la place du Monument-aux-Morts à l'entrée de la citadelle. Mais l'artÚre la plus animée est sans conteste la rue Clemenceau, piétonne pendant l'été et dont les commerces de restauration et les boutiques restent ouverts jusque tard dans la nuit. L'été venu, le parvis de l'église Sainte-Marie-Majeure rue Clemenceau, une ancienne basilique baroque, est entiÚrement occupé par les terrasses de deux restaurants.
Place de la Porteuse d'eau. Autrefois, les portes de la ville (e porte) se trouvaient à l'emplacement de l'actuelle place de la porteuse d'eau. Contre l'entrée des marchandises, un employé municipal, installé dans un cabanon de bois, percevait l'octroi qui était destiné à financer l'entretien des fortifications et les travaux municipaux. L'érection d'une statue en son centre a coïncidé avec la réalisation de travaux d' aménagement de la place. Ont alors disparu l'abreuvoir (a pila) qui était alimenté par le canal de la Figarella, lequel se jetait ensuite dans le port prÚs de la « maison Puccinelli » aprÚs avoir desservi le lavoir. L'aménagement de la place entraßnera également la suppression d'un cimetiÚre situé dans les jardins autour de l'église Santa Maria Vecchia. Santa Maria Vecchia était la paroisse de la ville située en dehors de l'enceinte fortifiée de Calvi . Elle avait été construite sur les vestiges de deux anciens lieux de culte : une église paléochrétienne du IVe siÚcle, puis une église du XIIIe siÚcle. De ce passé religieux, la place ne conserve aujourd'hui que quelques ruines.
La Porteuse d'eau. La statue de la porteuse d'eau[69] s'Ă©lĂšve au centre de la place Ă©ponyme. Elle a Ă©tĂ© Ă©rigĂ©e en 1931 par le sculpteur et mĂ©dailleur bastiais Louis Patriarche (1872-1955). CoiffĂ©e du mezzaru (foulard noir), elle se tient droite malgrĂ© le poids de la sechja, lourd seau en bois qu'elle porte sur la tĂȘte aprĂšs l'avoir rempli d'eau Ă la fontaine. Le modĂšle choisi par le sculpteur est Saveria Grisoni de la rĂ©gion de Moltifao, qui Ă©tait Ă son service domestique. La Porteuse d'eau, thĂšme emblĂ©matique, est un tĂ©moignage de l'histoire insulaire et renvoie Ă la place originelle de la femme dans la sociĂ©tĂ©. Elle se veut porteuse de l'identitĂ© de gĂ©nĂ©rations de femmes corses qui ont consacrĂ© leur vie Ă leur famille et au travail[70].
Le quai Landry (ancien maire de Calvi), qui longe le port de plaisance Xavier Colonna (autre ancien maire de Calvi) jusqu'à la tour du sel, est bordé d'établissements dont les terrasses, l'été venu, envahissent la chaussée. Le Quai d'honneur « Jacques et Marc Linski » refait en 2007 - 2008, permet l'accostage de navires de plaisance de tailles respectables.
Enfin, les nuits calvaises se terminent souvent Chez Tao, un piano-bar dans la Haute ville fréquenté par la Jet set.
Toute l'année et tous les jeudis en quinze, un marché forain se tient à l'entrée de la ville, sur un grand terrain habituellement réservé au stationnement des véhicules et camping-cars.
Depuis 2009 Calvi arbore aux entrées de la ville son label de « Ville fleurie 3 fleurs ».
La Citadelle
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Symbole de la ville de Calvi, elle fut érigée à l'époque de l'occupation génoise. En 1483, l'Office de Saint Georges gestionnaire de l'ßle, décide de renforcer la défense de Calvi en construisant de nouvelles fortifications, le chùteau de Castello vecchio étant insuffisant pour assurer la protection du préside. En 1545, devant la menace franco-turque, les ouvrages sont consolidés. Les murailles seront complétées au XVIIe siÚcle.
Les remparts sont constitués de quatre bastions principaux (San Ghjorghju, Sant'Antonu d'Altu, Teghiale et Celle) et de courtines. La citadelle, ses remparts et la tour du sel, propriétés de la commune, sont classés Monuments historiques[71].
Ses ruelles pavées sont pittoresques et la vue sur la baie depuis les remparts est magnifique. L'entrée est unique, jadis défendue par un fossé à pont-levis avec herse.
La citadelle (ou Haute-ville) recÚle de beaux monuments : l'oratoire Saint-Antoine, la PoudriÚre, la caserne Sampiero (ex-palais des Gouverneurs) et la maison de Christophe Colomb. Un chemin de visite a été mis en place par l'Office de Tourisme de Calvi afin de mieux faire découvrir ce monument chargé d'histoire. Sur ce chemin, la maison de Laurent Giubegga dans laquelle Napoléon Ier séjourna en 1793.
Le palais des Gouverneurs
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Autrefois dénommé Castel Nuovo, ce bùtiment à deux tours, construit dans la ville-haute entre 1490 et 1492 pour remplacer le Castello vecchio fut la résidence effective des gouverneurs Génois aux XVIe et XVIIe siÚcles. C'est aujourd'hui la caserne Sampiero, mess des officiers du 2e régiment étranger de parachutistes.
La tour du Sel
[modifier | modifier le code]Construite en 1495, cette imposante tour, dite de Callelu, est un ancien poste de guet oĂč sera ultĂ©rieurement entreposĂ© le sel. Elle est rattachĂ©e Ă la citadelle par une double caponniĂšre (corridor) Ă deux Ă©tages d'escaliers superposĂ©s. Plusieurs fois modifiĂ©e et rĂ©parĂ©e (1897, 1934[72], annĂ©es 1940[73]), la caponniĂšre est percĂ©e d'un porche[74] qui permet la communication entre le quai Landry et le port de Commerce. Les remparts de la citadelle et la tour du sel ont Ă©tĂ© classĂ©s au titre des Monuments historiques en 1992[71].
HĂŽtel Nord-Sud
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L'hÎtel Nord-Sud se situe sur la presqu'ßle de Saint François (Punta San Francescu). Ce bùtiment remarquable a été construit en 1929 par l'architecte André Lurçat pour abriter des ateliers d'artistes. Transformé, il devient un hÎtel. Le bùtiment de forme rectangulaire à deux niveaux, trÚs caractéristique à l'époque cubiste, a abrité les premiÚres formes de tourisme international.
L'hÎtel, propriété d'une personne privée, est inscrit au titre des Monuments historiques - Label XXe[75].
- Jardin de l'hÎtel Nord-Sud - Terrasse en terre-plein, belvédÚre, jardin d'agrément, passage couvert, verger, jardin potager et escalier indépendant de ce jardin attenant à l'hÎtel Nord-Sud à la Punta San Francescu, datent de la deuxiÚme moitié du XXe siÚcle. Ce remarquable jardin est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel (documentation préalable)[76].
La plage de la PinĂšde
[modifier | modifier le code]Plage de Calvi desservie l'été par le trinighellu, le petit train des plages. En sable, longue de 2,8 km, elle tire son nom d'un bois de pins maritimes à l'est de la ville, s'étendant le long du golfe, depuis le lieu-dit à l'orée des pins jusqu'à l'embouchure de la Figarella[Note 13].
La plage est bordĂ©e de paillotes, dĂ©montables depuis 2010, disposant de plages privĂ©es, oĂč l'on peut se restaurer « les pieds dans l'eau ». PrĂ©sence d'Ă©coles de voile, de plongĂ©e et de locations d'engins nautiques, de courts de tennis, d'un parc aventure et d'un parcours sportif. La voie des Chemins de fer de Corse qui passe entre plage et pinĂšde, comporte pas moins de six arrĂȘts pour le train des plages.
Depuis 2011, une allée promenade en bois a été aménagée sur la dune, en bordure de la voie ferrée.
La presqu'Ăźle de la Revellata
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La Revellata, c'est l'autre face de Calvi, son cĂŽtĂ© sauvage, inhospitalier, exceptĂ© pour les plaisanciers dans le golfe qu'elle forme, balayĂ©e par les vents violents d'ouest. Il n'y a plus d'arbres sur ce bout de terre, seulement un maquis ras, sculptĂ© par Ăole sur sa partie occidentale et qui renaĂźt aprĂšs chaque incendie.
Une route privĂ©e, plutĂŽt une piste, permet d'accĂ©der au phare de la Revellata situĂ©e Ă la pointe de la presqu'Ăźle, mais aussi Ă la Station de recherches sous-marines et ocĂ©anographiques de Calvi (Stareso). Elle donne aussi l'accĂšs Ă Grotta Niella, un lieu-dit dominant la plage de l'Alga, oĂč est ouvert en saison un Ă©tablissement de plage. Le Prince Pierre y possĂ©dait une habitation depuis longtemps ruinĂ©e. Il y a demeurĂ© avec sa femme en 1852. Il en est parti peu de temps aprĂšs pour habiter une nouvelle demeure Ă Luzzipeo (dans le Filosorma, sur la commune de Calenzana).
Le phare de la Revellata
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Quatre kilomĂštres de pistes mĂšnent Ă la pointe de la Revellata oĂč a Ă©tĂ© implantĂ© un phare Ă Ă©clat, le phare de la Revellata aussi appelĂ© « Phare du golfe de Calvi ». Comme abritĂ© par celui-ci, le bĂątiment de la Stareso a Ă©tĂ© bĂąti en dessous, au ras de l'eau. Mis en chantier fin 1838, le phare s'allume en 1844. Ses principales caractĂ©ristiques actuelles : 99,50 mĂštres au-dessus du niveau de la mer, feu Ă deux Ă©clats blancs toutes les 10 secondes et portĂ©e de 21 mille. PropriĂ©tĂ© de l'Ătat, il apparaĂźt en 2001 au Patrimoine de France comme Ă©difice non protĂ©gĂ© MH (Monuments Historiques)[77].
Patrimoine religieux
[modifier | modifier le code]La cathédrale Saint-Jean-Baptiste
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SituĂ©e dans la Haute-ville dans la forteresse gĂ©noise, la Pro-cathĂ©drale Saint-Jean-Baptiste a Ă©tĂ© dĂšs 1625, la rĂ©sidence de l'Ă©vĂȘque de Sagone.
Sebastiano Albani, l'Ă©vĂȘque en titre, devant la menace barbaresque, a fui Vico qui avait servi de rĂ©sidence, de 1569 Ă 1625, Ă quatre Ă©vĂȘques de Sagone. Une premiĂšre fois dĂ©jĂ , en 1569, les Ă©vĂȘques avaient fui la cathĂ©drale Sant' Appiano bĂątie en bordure de cĂŽte Ă Savone.
L'Ă©glise primitive dont ne subsistent que quelques Ă©lĂ©ments, devait dater du dĂ©but de la Renaissance. Elle a vraisemblablement Ă©tĂ© dĂ©truite en 1555, lors du siĂšge de la ville par les Français alliĂ©s aux Turcs, dont les flottes bombardĂšrent la citadelle. En 1567, la foudre, en tombant sur les magasins Ă poudre de la citadelle, dĂ©truisit l'Ă©glise. Les travaux de sa reconstruction commencĂšrent vers 1600 ; mais faute de ressources, le chĆur ne fut achevĂ© qu'en 1628. Le reste de l'Ă©difice fut entiĂšrement achevĂ© en 1747.
Loggia et décor intérieur de l'église sont protégés, l'édifice classé Monument historique[78].
Elle recĂšle de belles Ćuvres d'art trĂšs anciennes : les fonts baptismaux et le maĂźtre-autel en marbre polychrome, le triptyque dans l'abside du XVe siĂšcle et le Christ Noir des Miracles (enfermĂ© dans une niche vitrĂ©e dans l'autel de facture italienne Ă droite du chĆur) qui aurait tellement impressionnĂ© les Turcs en 1555 qu'ils levĂšrent le siĂšge de la ville. Ă gauche de l'autel, la chapelle dĂ©diĂ©e Ă Notre-Dame du Rosaire ornĂ©e d'un autel en marbre. De chaque cĂŽtĂ© du retable se dressent deux colonnes torses de marbre noir.
Notre-Dame du Rosaire est vĂȘtue de sa robe bleue. Le Mercredi saint, elle revĂȘt sa robe noire pour participer Ă toutes les processions de la semaine sainte calvaise.
L'Oratoire Saint-Antoine
[modifier | modifier le code]L'oratoire Saint-Antoine-AbbĂ© est la chapelle de la confrĂ©rie du mĂȘme nom. Si la confrĂ©rie Saint Antoine AbbĂ© de Calvi date du milieu du XIVe siĂšcle, son oratoire (appelĂ© casazza en langue corse) date du dĂ©but du XVe siĂšcle. Il abrite encore aujourd'hui, contrairement Ă ce que racontent de nombreux guides, les rĂ©unions et les cĂ©rĂ©monies de la confrĂ©rie (offices des morts, messes, fĂȘte patronale, office des TĂ©nĂšbres, Semaine sainte, etc.) car l'Ă©difice n'a jamais Ă©tĂ© dĂ©sacralisĂ©.
Comme la plupart des Ă©difices religieux, la confrĂ©rie accepte d'ouvrir ses portes aux manifestations culturelles. Les visiteurs pourront apprĂ©cier trois fresques datant des annĂ©es 1510 et 1513, ainsi qu'un triptyque reprĂ©sentant une crucifixion et l'annonciation, un christ en croix de la fin du XVIIe siĂšcle utilisĂ© encore aujourd'hui pour les cĂ©rĂ©monies de la Semaine Sainte, une statue de saint Antoine AbbĂ© assis (XVe s.) et une autre du mĂȘme saint datant de 2006 et rĂ©alisĂ©e par l'artiste balanin Toni Casalonga.
La confrérie Saint-Antoine-Abbé de Calvi est l'une des plus actives et dynamiques de Corse. Un important travail de collecte et de restauration de la tradition (chants, processions, offices) a été fait depuis plus de vingt ans, la confrérie est fortement impliquée dans la diffusion de la liturgie en langue corse et est à l'origine d'une traduction en corse du missel romain.
L'oratoire Saint-Antoine est classé Monument historique depuis 1976[79].
Ăglise Sainte-Marie-Majeure
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De style baroque, elle est peinte en rose et beige et se situe dans la Basse-ville, son parvis ouvrant sur la rue Clemenceau. En 1774, afin de répondre aux besoins d'une population croissante, Calvi édifia l'église dédiée à sainte Marie. Sa construction est achevée à la fin du XIXe siÚcle.
Selon une lĂ©gende hagiographique, plusieurs chrĂ©tiens y auraient subi le martyre sur ordre de lâempereur DioclĂ©tien. Parmi les victimes, Restituta, une riche patricienne romaine qui, aprĂšs avoir vĂ©cu en Libye, sâĂ©tait rĂ©fugiĂ©e Ă Calvi. Pyrrhus, le prĂ©fet de Corse et de Sardaigne, l'avait fait arrĂȘter, juger et longuement supplicier avant de la faire dĂ©capiter le . Sainte patronne de la Balagne, ses cendres reposent aujourdâhui dans l'Ă©glise Sainte-Restitude Ă Calenzana oĂč son sarcophage en marbre de Carrare avait Ă©tĂ© mis au jour en 1951.
Le Vendredi Saint, la Granitula, procession retraçant le long calvaire du Christ portant sa croix et qui démarre à la cathédrale dans la citadelle, marque une pause à l'église Sainte-Marie-Majeure dans laquelle elle pénÚtre. Ensuite, les confrÚres tournoient un long moment sur le parvis avant de repartir vers la cathédrale.
Le soir de Noël, sur le parvis de l'église, a lieu u fucone, traditionnel feu en attendant la naissance du Christ. Ce rituel collectif se déroule dans de nombreux villages de l'ßle.
En période estivale, le parvis est entiÚrement occupé par les terrasses des deux établissements de restauration qui le bordent.
L'église paroissiale Sainte-Marie Majeure est classée Monument historique[80].
Notre-Dame de la Serra
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Notre-Dame de la Serra est un lieu de pÚlerinage (chapelle et statue de la Vierge) situé sur une colline[81] à la sortie de Calvi, en prenant la route de Porto. à un sanctuaire érigé en 1479 et détruit lors du siÚge de 1794 a succédé l'actuel édifice construit entre 1850 et 1860. La statue a été inaugurée en 1950.
La chapelle domine Calvi et offre un superbe panorama sur tout le golfe. Une statue de Marie (sainte patronne et protectrice de la ville) est dressĂ©e sur un rocher voisin. Une cĂ©lĂ©bration a lieu chaque annĂ©e le 8 septembre, fĂȘte de la NativitĂ©.
La vedette SNS 128 de la station SNSM de Calvi a été baptisée "Notre Dame de la Serra" en 2014[82].
Autres patrimoines religieux
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- Chapelle Notre Dame de Loreto (Madonna di Loretu) proche de la mairie.
- Chapelle Santa Maria Vecchia ruinĂ©e, situĂ©e dans le centre-ville, en face la sous-prĂ©fecture, surplombant l'avenue de la RĂ©publique (RN 197). La chapelle Santa Maria avait Ă©tĂ© Ă©levĂ©e au dĂ©but du XVIIe siĂšcle ; elle prend plus tard le nom de Santa Maria Vecchia. Cette chapelle funĂ©raire est tout ce qui reste de l'ancienne basilique Santa Maria. Le cimetiĂšre aux alentours a continuĂ© dâĂȘtre frĂ©quentĂ© jusqu'au XIXe siĂšcle par les Calvais trĂšs attachĂ©s au site de cette vieille basilique.
- Notre-Dame de la mer : Vierge haute de soixante centimÚtres; sculptée et offerte par Anne-Marie Moretti. Elle a été immergée en 2004 par 20 m de profondeur au large de la pointe Saint-François[83].
Patrimoine culturel
[modifier | modifier le code]Les fortifications de la colline Mozzello
[modifier | modifier le code]Les fort Mozzelo et ses dépendances, construit en 1756, et fort Charlet construit moins d'un siÚcle plus tard, désaffecté depuis longtemps et qui avaient eu diverses affectations au cours des temps, connaissent un nouveau destin. Propriété de la CTC depuis 2005, les deux bastions accueillent de nos jours, le Centre de conservation-restauration du patrimoine mobilier de Corse (CCRPMC)[84].
Patrimoine naturel
[modifier | modifier le code]Espace protégé et géré
[modifier | modifier le code]- Site naturel de la Revellata
Le 1er janvier 1994, le Conservatoire du littoral a acquis 62,661 3 ha (surface calculée) de la presqu'ßle, soit deux grandes parcelles distinctes :
- la partie septentrionale, située à l'intérieur d'un quasi triangle formé par Punta Rossa à l'ouest, l'anse de l'Oscelluccia à l'est et l'anse de Portu Vecchiu au sud ;
- la partie méridionale qui est une bande de terre comprise entre les cÎtes de l'anse Recisa à l'ouest et les cÎtes au nord de Grotta Niella, lieu-dit au nord de la plage de l'Alga dans le golfe de la Revellata à l'Est.
Sa zone d'intervention porte sur l'ensemble de la presqu'Ăźle.
La presqu'ßle est devenue un site naturel inscrit qui a pour nom Punta di la Revellata (pointe de Revellata[85]). Proche de l'important pÎle touristique qu'est Calvi, le site est sensible. Il est désormais protégé pour sa biodiversité. On y découvre des espÚces végétales comme l'armeria de Soleirol (armeria soleirolii), une plante herbacée endémique, le ficoide doux ou griffe de sorciÚre (Carpobrotus edulis), le tamaris d'Afrique (Tamarix africana), le tartonraire (Thymelaea tartonraira) sous-arbrisseau qui croßt sur les terrains sablonneux et rocailleux de la région méditerranéenne, souvent à proximité du littoral, et le fragon, petit houx (Ruscus aculeatus)[86].
La faune y est également représentée par bon nombre d'espÚces protégées. Tous les reptiles, les mammifÚres excepté le sanglier, les oiseaux et les batraciens qu'on peut y rencontrer sont protégés[86].
Le site naturel de la Revellata est repris Ă l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche FR1100050 - REVELLATA[87].
ZNIEFF
[modifier | modifier le code]Calvi est concernée par six ZNIEFF de 2e génération :
- Presqu'Ăźle de la Revellata
La zone couvre une superficie de 258 ha de la commune. La presqu'ßle se situe sur la cÎte nord occidentale et ferme à l'ouest le golfe de Calvi. Orientée nord-sud, elle est un promontoire rocheux de 2 500 m de longueur qui s'avance en mer. La Revellata a connu autrefois une exploitation agro-pastorale dont les traces sont encore perceptibles[88].
- PinĂšde de Calvi
D'une superficie de 28 ha sur la seule commune de Calvi, la zone occupe le fond du golfe de Calvi, Ă lâouest de lâagglomĂ©ration calvaise. Elle sâĂ©tend dâest en ouest, de lâembouchure de la Figarella jusqu'aux terrains situĂ©s en arriĂšre du camping de Padulella. Seul espace boisĂ© du littoral de la Balagne, elle constitue une vĂ©ritable coupure verte au sein mĂȘme de lâagglomĂ©ration de Calvi. La zone accueille une forte empreinte humaine trĂšs perturbatrice sur la naturalitĂ© du site[89].
- CĂŽte rocheuse et falaises maritimes de Capu Cavallu
SituĂ© entre Calvi et GalĂ©ria, le site de Capu Cavallu s'Ă©tend sur plus de quinze kilomĂštres de longueur entre la presquâĂźle de la Revellata et la baie de Crovani. Sa superficie est de 1 119 ha et concerne Calvi et Calenzana. Lâurbanisation est quasi absente[90].
- Embouchure de la Figarella
La zone occupe 103 ha de la commune. Lâembouchure de la Figarella est situĂ©e dans le golfe de Calvi, Ă environ 2 km Ă lâest de la ville. Elle est sĂ©parĂ©e de lâembouchure du Fiume Seccu par le terrain militaire du Camp Raffali. Le facteur d'Ă©volution le plus important sur la zone est l'Ă©volution des infrastructures touristiques, en particulier un projet de port fluvial Ă l'embouchure de la Figarella[91].
- Massif rocheux de Monte Cintu Ă Capu di a Veta
Sa superficie est de 2 433 ha et concerne Calvi et Calenzana. La zone est centrée sur un massif rocheux de moyennes altitudes localisé en limite ouest de la Balagne, entre Calvi au nord et le col de Marsolino au sud. Ce massif comprend le Capu Pianu (848 m), le Monte Cintu (801 m), le Capu di a Conca (725 m) et le Capu di a Veta (703 m) lesquels constituent une chaßne de reliefs rocheux escarpés. Elle est favorable à l'élevage extensif susceptible de s'accentuer[92].
- Monte Cintu, Capu di a Conca et Capu Rutalbu (Balagne)
La zone concerne Calvi et Calenzana sur une superficie de 416 ha. Elle est centrée sur un massif rocheux de moyennes altitudes localisé en limite ouest de la Balagne, sur les hauteurs de Calvi. Elle est divisée en trois parties correspondant chacune à un sommet et à la présence d'espÚces patrimoniales. Elle est favorable à l'élevage extensif susceptible de s'accentuer[93].
Natura 2000
[modifier | modifier le code]Sites d'importance communautaire
[modifier | modifier le code]Porto/Scandola/Revellata/Calvi/Calanches de Piana (zone terrestre et marine) : il s'agit d'un site d'importance communautaire (SIC) de la directive Habitats, faune, flore, d'une superficie de 50 227 ha. Ensemble de cÎtes rocheuses et de fonds marins remarquables dont l'intégrité est unique en Europe, il est inscrit à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche FR9400574[94].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Originaires de Calvi

- Christophe Colomb. Bien que de nombreuses thĂ©ories sur l'origine de Christophe Colomb existent, les Calvais soutiennent volontiers les thĂšses historiennes sur son origine calvaise. Il serait nĂ© au moment oĂč Calvi appartenait Ă la RĂ©publique de GĂȘnes. Pour signaler ce fait, des panneaux ont Ă©tĂ© placĂ©s aux entrĂ©es de la ville et son effigie a Ă©tĂ© apposĂ©e aux pieds de la citadelle calvaise. Aucun Ă©lĂ©ment historique ne vient cependant confirmer cette hypothĂšse trĂšs controversĂ©e.
- Giovanni da Santo Pietro (Calvi vers 1450 - Lima, PerĂč 1532), moine franciscain. On a prĂ©tendu quâil Ă©tait un ami de Christophe Colomb[95].
- Antoine-Jean Mattei, dit Joannes Calvius (Calvi 1499 - Trento, Italia 1547), franciscain, dĂ©finiteur gĂ©nĂ©ral de lâOrdre en 1535. Il participait au concile de Trente comme dĂ©finiteur en thĂ©ologie, lĂ©gat du pape lorsquâil est mort. Il a créé le mont-de-piĂ©tĂ© de Rome en 1539. Il avait commencĂ© Ă Ă©crire une chronique de son temps avec le titre De Justificazione[95].
- Libertat, famille marseillaise dâorigine Calvaise. Ă la fin du XVIe siĂšcle, Pierre Baglione et dâautres Corses empĂȘchent que la place de Marseille soit livrĂ©e aux Espagnols. En 1596, Henri IV aurait dit : « Câest maintenant que je suis roi »[95].
- Vincent Guibega (Calvi 1761-1800), vicaire gĂ©nĂ©ral de lâĂ©vĂȘque de Sagone, attachĂ© Ă lâambassade de France Ă GĂȘnes (1784), juge au tribunal dâAppel dâAjaccio (1800), poĂšte, membre de lâAccademia Ligustica deglâIndustriosi[95].
- Jacques et Marc Cviklinski, dit « Linski » ; le Quai d'honneur porte le nom de ces deux navigateurs calvais disparus tragiquement en mer le 2 février 1996[96]. Fils et petit-fils de Stanislas Cviklinski[97], ami et médecin d'Albert Camus.
- ThĂ©odore Alfonsi (Calvi 1832 - Paris 1880), poĂšte, auteur dâune Histoire de Calvi et dâun Essai dâHistoire de la Corse[95].
- SĂ©bastien Caraffa (Calvi 1864 - Bastia 1936), avocat, historien de la ville de Bastia. Il a traduit de lâanglais, et publiĂ© dans le Bulletin de la SociĂ©tĂ© des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse (BSSHNC), la correspondance dâElliot et de Nelson sur la Corse[95].
- Antoine-Louis Manceaux (Calvi 1862 - Beauvais, Oise 1939), professeur de dessin, peintre[95].
- Charles-Jacob Marchal (Calvi 1815 - 1875), professeur agrĂ©gĂ© dâHygiĂšne Ă la facultĂ© de Paris. Il a publiĂ© une Ă©tude sur les eaux thermales de Corse en 1855[95].
- Autres

- Pierre-NapolĂ©on Bonaparte, plus connu sous l'appellation de « Prince Pierre ». En 1852 il s'installa avec son Ă©pouse ĂlĂ©onore-Justine Ruffin, dite « Nina », Ă Grotta Niella, dans une maison en bordure de mer, dominant la plage de l'Alga au fond du golfe de la Revellata et Ă quatre kilomĂštres au sud de Calvi. De cette demeure, il ne reste que des ruines. Il en est de mĂȘme de sa rĂ©sidence de chasse Ă Luzzipeo, sur le territoire voisin de la commune de Calenzana (versant Filosorma).
- François-Antoine Mariani (Corbara 1715 - Calvi 1779), moine franciscain, docteur en thĂ©ologie de lâUniversitĂ© dâAlcala, recteur et professeur de droit civil, de droit canonique et dâĂ©thique Ă lâUniversitĂ© de Corte en 1765. Directeur du collĂšge de Calvi en 1776[95].
- Horatio Nelson. (Burnham Thorpe, Norfolk 1758 - en mer Ă Trafalgar 1805), amiral. Participe au siĂšge de Calvi en mai 1794. Il protĂ©gea lâembarquement des Anglais qui quittaient la Corse en octobre 1796[95].
- Louis Orticoni (Munticellu 1766-1844), commandant de la place de Calvi pendant les Cent-Jours[95].
- Adolphe Landry, natif d'Ajaccio, fut maire de Calvi et ministre du Travail et de la Prévoyance sociale sous la TroisiÚme République, du 27 janvier 1931 au 20 février 1932. Le quai du port porte son nom.
- Jacques Higelin est un habitué de la ville de Calvi et y a consacré la chanson La Ballade de chez Tao.
- Jean Masson, homme politique, est mort Ă Calvi en 1964.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | D'argent Ă la croix de gueules. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Galerie
[modifier | modifier le code]- Panorama de la baie de Calvi, depuis la citadelle.
- Place de la Porteuse-d'Eau.
- Rue Clemenceau.
- Cathédrale Saint-Jean-Baptiste.
- Intérieur de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste.
- Calvi, N.-D. de la Serra.
- Plage de la PinĂšde.
- Quai d'honneur du port de Calvi.
- Citadelle de Calvi.
- Chapelle de Notre-Dame de la Serra.
- Dessin de la Tour du sel et de sa caponniÚre daté de 1700.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- â Le Dialogo nominato Corsica a Ă©tĂ© Ă©crit entre 1526 et 1530
- â La Corse cristalline est formĂ©e de roches granitiques, granulitiques et porphyriques avec des dĂ©pĂŽts sĂ©dimentaires de l'Ăšre primaire - D. Hollande in GĂ©ologie de la Corse, Bulletin de la SociĂ©tĂ© des Sciences historiques et naturelles de la Corse - Imprimerie Allier FrĂšres 16, cours de Saint-AndrĂ© Grenoble, janvier 1917
- â Une unitĂ© urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes prĂ©sentant une zone de bĂąti continu (pas de coupure de plus de 200 mĂštres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitiĂ© de sa population dans cette zone bĂątie.
- â La notion d'aire d'attraction des villes a remplacĂ© en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohĂ©rentes avec les autres pays de l'Union europĂ©enne.
- â Selon Marc' Antonio Ceccaldi, et sept cents selon Giustiniano
- â Le Liber Iurium est un recueil d'actes politiques trĂšs divers et de serments de fidĂ©litĂ© jurĂ©s durant le Moyen Ăge Ă la Commune de GĂȘnes - Daniel Istria.
- â Au Xe siĂšcle, Alberto de Loreto, ancĂȘtre des Loretesi d'Ajaccio Castelvecchio Ă©tait "Juge" de Casinca, Marana, Lota-Sagro (Brando-Sisco-Pietracorbara), Tavagna, Moriani, Ampugnani (ses descendants Loretesi sont dĂ©pouillĂ©s en 1052 par les delle Suere de Lota-Sagro, par les Amondaschi de Marana, Casinca, au XIe siĂšcle par les Cortinchi d'Ampugnani, Moriani-Tavagna ; les Loretesi vont alors prĂšs d'Ajaccio - AlĂ©rius Tardy in Fascinant Cap Corse, Bastia Toga 1994.
- â Par analogie avec les presidios, postes fortifiĂ©s Ă©tablis par les Espagnols sur une cĂŽte Ă©trangĂšre.
- â Les villages de Renno, Vico, Calenzana et d'autres ont aussi jouĂ© le rĂŽle de structures de refuge tout en se trouvant « à proximitĂ© de la mer »
- â La mention « fortin » est portĂ©e sur la carte de la ville et rade de Calvi (Fortifications - XVIIe siĂšcle) dessinĂ©e par Henry Michelot
- â L'Ă©pave d'un bombardier amĂ©ricain, le B-17 "Her did" gĂźt Ă quelques dizaines de mĂštres de la citadelle de Calvi. en Corse, qui est un site de plongĂ©e extrĂȘmement connu (28 M de fond, accessible sans bateau aux plongeurs de Niveau 2 CMAS). De retour d'une mission sur l'Italie le (attaque de la gare de VĂ©rone en Italie, avec son escadrille, du 97th Operations Group (en)), l'appareil, abondamment criblĂ© par la chasse allemande, qui vole avec deux moteurs hors service et le troisiĂšme privĂ© de turbocompresseur, ne peut atteindre les grands aĂ©rodromes militaires de la plaine orientale de la Corse, la piste de Calvi (Ă l'Ă©poque) est de toutes façons trop courte pour un bombardier lourd. Son pilote, le Lieutenant Franck Chaplick rĂ©ussit cependant un amerrissage presque parfait qui permet de sauver les survivants. Les restes humains prĂ©sents Ă bord ont Ă©tĂ© remontĂ©s dans les annĂ©es 1960 par un scaphandrier local (M Valeani) Ă la demande d'un « identificateur de cadavres » mandatĂ© par l'US Air Force. D'aprĂšs le livre de l'archĂ©ologue subaquatique JP Joncheray, l'officier amĂ©ricain qui rĂ©ceptionna les ossements humains aurait identifiĂ© comme un Afro-AmĂ©ricain le mitrailleur de la tourelle ventrale dont la disposition interdisait toute Ă©vacuation en cas d'amerrissage ou de crash-landing terrestre avec le train rentrĂ©. Cf Jena-Pierre et Anne Joncheray, 50 Ă©paves en Corse, GAP editions, , 240 p. (ISBN 2741702624).
- â Population municipale de rĂ©fĂ©rence en vigueur au 1er janvier 2026, millĂ©simĂ©e 2023, dĂ©finie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de rĂ©fĂ©rence statistique : 1er janvier 2023.
- â Certaines Agences de voyages parlent de 5 km de sable fin, or au-delĂ de u Foce, la plage se prolonge sur un peu plus d'un kilomĂštre mais n'est accessible que par ses extrĂ©mitĂ©s du fait de la prĂ©sence du terrain militaire de la LĂ©gion. Elle n'est pas frĂ©quentĂ©e par les touristes.
Cartes
[modifier | modifier le code]- â IGN, « Ăvolution comparĂ©e de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consultĂ© le ).
Références
[modifier | modifier le code]- â Laetizia Castellani, « Calvi, la Balagne et les Balanins Ă lâĂpoque moderne, les relations entre les communautĂ©s rurales balanines et le prĂ©side de Calvi », dans La ville et le plat pays, Presses universitaires de Perpignan, coll. « Ătudes », , 287â310 p. (ISBN 978-2-35412-288-1, lire en ligne)
- 1 2 Pierre Bianco, Calvi prĂ©side et citĂ© de Corse aux XVIIe et XVIIIe siĂšcles, Ăditions Alain Piazzola, , 226 p. (ISBN 9782915410617), chap. 1 Calvi, un prĂ©side gĂ©nois en Balagne, p19.
- â Catherine Herrgott, « Les citadelles urbaines en Corse : patrimonialisation dâun territoire particulier », Ătudes caribĂ©ennes,â (ISSN 1779-0980, DOI 10.4000/etudescaribeennes.6714, lire en ligne, consultĂ© le ).
- â Bulletin de la SociĂ©tĂ© des Sciences historiques et naturelles de la Corse â XXIe annĂ©e - Octobre 1901, 250e fascicule. Imprimerie et librairie Ollagnier â Bastia 1902
- â « cgo.asso.free.fr/telechargemenâŠÂ »(Archive.org âą Wikiwix âą Que faire ?).
- â « Fiche du Poste 20050001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, (consultĂ© le ).
- â « Office de l'Environnement de la Corse - Les Ă©tages de vĂ©gĂ©tation en Corse », sur oec.fr via Internet Archive (consultĂ© le ).
- â « Etat d'urgence : les ferries ne feront plus escale Ă Calvi », sur france3-regions.francetvinfo.fr (consultĂ© le ).
- â « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consultĂ© le ).
- â « UnitĂ© urbaine 2020 de Calvi », sur insee.fr (consultĂ© le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Calvi ».
- â « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Calvi », sur insee.fr (consultĂ© le ).
- â Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier PĂ©gaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans lâaire dâattraction dâune ville », sur insee.fr, (consultĂ© le ).
- â « Les communes soumises Ă la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consultĂ© le ).
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- â « Loi relative Ă lâamĂ©nagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consultĂ© le ).
- 1 2 Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Bulletin de la Société des sciences historiques & naturelles de la Corse - Introduction - Notice sur Giovanni della Grossa - Tome I, p. XXXVII.
- â « CORINE Land Cover (CLC) - RĂ©partition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (mĂ©tropole). », sur le site des donnĂ©es et Ă©tudes statistiques du ministĂšre de la Transition Ă©cologique. (consultĂ© le ).
- â (en) « Xavier Poli, La Corse dans l'AntiquitĂ© et le Haut Moyen Ăge, Librairie A. Fontemoing, Paris 1907, p. 133 », sur Internet Archive (consultĂ© le ).
- â (en) Xavier Poli, « La Corse dans l'AntiquitĂ© et le Haut Moyen Ăge, Librairie A. Fontemoing, Paris 1907, p. 119 », sur Internet Archive (consultĂ© le ).
- 1 2 3 Daniel Istria - Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siÚcle au XIVe siÚcle
- â - Atlas ethno-historique de la Corse - la cartographie comme moyen d'expression de la variation culturelle - Rapport final Ă la mission du patrimoine ethnologique - mars 1998 p. 27.
- â RenĂ© Massoni, Christophe Colomb : Calvais, Corse, GĂ©nois, Nouvelles Editions Latines, (ISBN 978-2-7233-0451-1, lire en ligne).
- â Calvi, est prise aprĂšs une longue rĂ©sistance, mais lâannĂ©e suivante, apprenant lâĂ©chec des aragonais devant Bonifacio, les Calvais se rĂ©voltent et massacrent la garnison espagnole. Pietro Baglionii qui a pris la tĂȘte du soulĂšvement, gagne Ă cette occasion le surnom de « libertà  ».
- â (it) Maria Giuseppina Meloni, La corona catalanoaragonesa i el seu entorn mediterrani a la baixa edat mitjana, CSIC, (ISBN 84-00-08330-X, lire en ligne), « Ufficiale della Corona d'Aragona in Corsica », p. 176.
- â « Bastia, dernier bastion gĂ©nois », sur historia.fr (consultĂ© le ).
- 1 2 3 4 Abbé Letteron in Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse 1884 - Calvi - Franchises et immunités accordées à cette ville
- â AlĂ©rius Tardy in Fascinant Cap Corse, Bastia-Toga 1994
- 1 2 Colonna de Cesari-Rocca et Louis Villat in Histoire de Corse Ancienne librairie Furne Boivin & Cie, Ăditeurs 5, rue Palatine Paris VIe 1916
- â A-D Monti in Corse : ĂlĂ©ments pour un dictionnaire des noms propres ADECEC Cervione
- â [âŠ]|AbbĂ© Letteron in Bulletin de la SociĂ©tĂ© des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse, Histoire de la Corse Tome III, Chronique d'Anton Pietro Filippini, 1890 - page 215
- â carte de la ville et rade de Calvi (Fortifications - XVIIe siĂšcle) dessinĂ©e par Henry Michelot
- â (BNFÂ 40500597).
- â (BNFÂ 40591066).
- â En dehors de ces deux pĂ©riodes, le gouverneur siĂ©geait Ă Bastia.
- â Colonna De Cesari-Rocca et Louis Villat in Histoire de Corse Ancienne librairie Furne Boivin & Cie, Ăditeurs 5, rue Palatine Paris VIe 1916 (lire en ligne).
- â Le prince Andrea Doria l'avait faite fortifier et y avait installĂ© une compagnie d'Italiens qui formait sa garde particuliĂšre.
- â Marc' Antonio Ceccaldi in Chronique, traduction de Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Bulletin de la SociĂ©tĂ© des sciences historiques & naturelles de la Corse - Introduction - Notice sur Giovanni della Grossa - Tome II, p. 55-56.
- â Les calvais firent le tour des remparts en procession, en dressant la statue du Christ noir face Ă lâennemi. Le siĂšge fut levĂ© peu aprĂšs.
- â La Grande RĂ©volte des Corses contre GĂȘnes
- â En 1886, un dĂ©cret du ministre de la guerre, le gĂ©nĂ©ral Boulanger, demande d'attribuer un nom de militaire Ă chaque fort et caserne ; c'est celui de l'amiral Maillebois qui est retenu pour le fort Mozzelo).
- â Francesco-Maria ACCINELLI in Lâhistoire de la Corse vue par un GĂ©nois du XVIIIe siĂšcle - Transcription dâun manuscrit de GĂȘnes - ADECEC Cervioni et lâAssociation FRANCISCORSA Bastia 1974
- â Antoine-Claude Valery, in Voyage en Corse, Ă l'Ăle d'Elbe et en Sardaigne - Versailles, imprimerie de Dufaure, 21 rue de la Paroisse, tome I chapitre XV, note de bas de p. 15.
- â Ă la suite du dĂ©cret Boulanger de 1886.
- â Nelson sera promu contre-amiral en fĂ©vrier 1797 et vice-amiral en janvier 1801.
- â Florence Antomarchi, Paul Silvani, La Corse dans la Seconde guerre mondiale, Ă©ditions Albiana, , p. 287.
- â Dominique Taddei, Michel Martraix, U.S.S. Corsica : dĂ©cembre 1943-avril 1945. L'Ăźle porte-avions, Ă©ditions Albiana, , 287 p..
- â Michel Lequenne, Christophe Colomb contre ses mythes, JĂ©rĂŽme Millon, , p. 54
- â Olivier Bianconi et Michel VergĂ©-Franceschi, Christophe Colomb calvais : entre mythe et rĂ©alitĂ©, Ajaccio, Ăditions Alain Piazzola, , 55 p.-VIII p. de pl. (ISBN 978-2-36479-123-7).
- â DĂ©cĂšs de François Zanotti, ancien maire de Calvi
- â DĂ©missionnaire pour cause de cumul de mandats.
- â DĂ©missionnaire.
- â L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- â Calendrier dĂ©partemental des recensements, sur insee.fr.
- â Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'Ăcole des hautes Ă©tudes en sciences sociales.
- â Fiches Insee - Populations de rĂ©fĂ©rence de la commune pour les annĂ©es 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- â Site de la STARESO
- â Site officiel du collĂšge Jean-FĂ©lix Orabona de Calvi
- â Site officiel du Calvi Jazz Festival
- â Site de Calvi on the Rocks
- â Site du festival du Vent
- â Site de l'Ă©glise Ă©vangĂ©lique de Calvi
- â C'est la raison pour laquelle le sommet est surnommĂ© "croix des Autrichiens"
- â Jean-Paul-Lottier, « La croix des Autrichiens retrouve sa place au Capu di a Veta », Corse Net Infos - Pure player corse,â (lire en ligne, consultĂ© le ).
- â Insee, « Structure et distribution des revenus, inĂ©galitĂ© des niveaux de vie en 2021 â Principaux rĂ©sultats sur les revenus et la pauvretĂ© des mĂ©nages en 2021 »
, (consultĂ© le ) - â Insee, « Base du dossier complet | Insee », (consultĂ© le )
- â Corse Net Infos du 30 janvier 2018
- â La pierre utilisĂ©e n'est pas le granit, mais la Pierre de Lens, un calcaire oolithique miliaire ( roche composĂ©e d'innombrables petites sphĂšres calcaires ayant la taille d'un grain de millet) .
- â https://www.corsematin.com/article/haute-corse/quand-lhistoire-des-femmes-coule-sur-la-porteuse-deau
- 1 2 Notice no PA00099175, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministÚre français de la Culture.
- â Tour de Sel
- â http://odyssea.eu/projets/doc/FIM/rapports-finaux/rapport-etape-calvi.pdf page 78.
- â Jusqu'Ă la fin du IXe siĂšcle, seul un passage piĂ©ton existait.
- â Notice no PA00099173, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base MĂ©rimĂ©e, ministĂšre français de la Culture.
- â Notice no IA2B001282, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base MĂ©rimĂ©e, ministĂšre français de la Culture.
- â Notice no IA2B000176, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base MĂ©rimĂ©e, ministĂšre français de la Culture.
- â Notice no PA00099171, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base MĂ©rimĂ©e, ministĂšre français de la Culture.
- â Notice no PA00099174, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base MĂ©rimĂ©e, ministĂšre français de la Culture.
- â Notice no PA00099172, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base MĂ©rimĂ©e, ministĂšre français de la Culture.
- â Serra del Capuccine
- â RemplacĂ©e en 2018 par le "Marius Oliveri"
- â « VIDĂO. Trente pĂšlerins sous les mers Ă Calvi », sur Corse Matin, (consultĂ© le ).
- â « Le Centre de Conservation-Restauration du Patrimoine Mobilier de Corse (CCRPMC) | Le Patrimoine de Corse », sur isula.corsica (consultĂ© le ).
- â Revellata - Conservatoire du littoral
- 1 2 INPN fiche Revellata (FR1100050)
- â http://inpn.mnhn.fr/espace/protege/FR1100050
- â ZNIEFF 940004140 - Presqu'Ăźle de la Revellata sur le site de lâINPN..
- â ZNIEFF 940004141 - PinĂšde de Calvi sur le site de lâINPN..
- â ZNIEFF 940013125 - CĂŽte rocheuse et falaises maritimes de Capu Cavallu sur le site de lâINPN..
- â ZNIEFF 940013126 - Embouchure de la Figarella sur le site de lâINPN..
- â ZNIEFF 940031090 - Massif rocheux de Monte Cintu Ă Capu di a Veta sur le site de lâINPN..
- â ZNIEFF 940031090 - Monte Cintu, Capu di a Conca et Capu Rutalbu (Balagne) sur le site de lâINPN..
- â Fiche FR9400574 - Porto/Scandola/Revellata/Calvi/Calanches de Piana (zone terrestre et marine) sur le rĂ©seau Natura 2000 (consultĂ© le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 A.-D. MONTI ĂlĂ©ments pour un dictionnaire des noms propres Corse
- â On n'a pas retrouvĂ© Marc Linski, « guide de la mer » Les recherches ont Ă©tĂ© abandonnĂ©es en MĂ©diterranĂ©e - LibĂ©ration, 6 fĂ©vrier 1996
- â Albert Camus, une vie, Olivier Todd, Ăditions Gallimard 1996 p. 301 (ISBN 2-0704-1062-5).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Abbé Letteron : Histoire de la Corse - Tomes I et II, Bulletin de la Société des sciences naturelles et historiques de la Corse, Imprimerie et librairie Vve EugÚne Ollagnier Bastia 1888 - Histoire de la Corse : comprenant La description de cette ßle. les chroniques de Giovanni della Grossa et de Monteggiani. 1 / d'aprÚs A. Giustiniani ; remaniées par Ceccaldi, [contient la chronique de Ceccaldi et la chronique de Filippini ; traduction française de M. l'abbé Letteron,...] sur Gallica.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- « Bases Mérimée, Palissy, Mémoire », sur site officiel (consulté le )
- Patrimoine de la commune sur le site du ministĂšre français de la Culture (base architecture et patrimoine), MinistĂšre de la Culture (France), MĂ©diathĂšque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service de l'inventaire gĂ©nĂ©ral de la RĂ©gion Corse (Service de lâinventaire transfĂ©rĂ© Ă la CollectivitĂ© territoriale Corse par la loi du 22 janvier 2002)
- Les Archives nationales conservent, sous la cote CP/F/14/17511/4, deux plans de 1897-1898 relatifs au feu du port de Calvi, et, sous la cote CP/F/14/17511/12, 14 plans de 1838-1844 relatifs au phare de la Punta Revellata.
